<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>C4 &#8211; explorateur du quotidien</title>
	<link>http://c4.certaine-gaite.org/</link>
	<description>Le magazine C4, n&#233; en 92 au sein de l'asbl &#171; Cirque Divers &#187;, est aujourd'hui un bimestriel tir&#233; &#224; 3500 exemplaires et distribu&#233; dans toute la Communaut&#233; Fran&#231;aise. Il est publi&#233; par l'asbl &#171; D'une certaine gaiet&#233; &#187;, association d'&#233;ducation permanente et pluridisciplinaire pour qui la culture est non seulement un champ d'action mais un mat&#233;riau &#224; partir duquel se questionner et (faire) r&#233;fl&#233;chir. Qui collabore &#224; C4 ? Des ch&#244;meurs/ses. Des int&#233;rimaires. Des CDT*D (* tr&#232;s ). Des &#233;tudiants/tes. Des journalistes fra&#238;chement dipl&#244;m&#233;/e/s. Des photographes. Des licenci&#233;/e/s en commu'. Des b&#233;d&#233;istes. Des touche-&#224;-tout. Un p&#234;le-m&#234;le de gens entre 20 et 40 ans ayant en commun, au-del&#224; de la n&#233;cessit&#233; de boucler les fins de mois avec des piges, le d&#233;sir d'un espace de sociabilit&#233; et d'expression. Une zone ouverte o&#249; l'on puisse &#233;changer des points de vue, inventer et exp&#233;rimenter de nouvelles fa&#231;ons de regarder et de dire le monde.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>




<item xml:lang="fr">

	<title>Stas Academy</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1606</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1606</guid>
	<dc:date>2009-12-31T09:02:10Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Andr&#233; Stas</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
	

	<description>
	
		D'entr&#233;e de jeu, laissez-moi vous prier de poser un geste de haute utilit&#233; publique - si du moins vous &#234;tes pour la d&#233;fense de la libre expression -, &#224; savoir de d&#233;penser 2 petits euros pour acqu&#233;rir, chez votre marchand de journaux le n&#176;59 de l'outrecuidant journal el Batia mo&#251;rt so&#251; (le Bateau ivre), la gazette de l'entre Haine et Trouille, de notre poteau Serge Poliart. En effet, les AMP (service de distribution de la presse) lui lancent un ultimatum : Si le journal ne se vend pas mieux, sa (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'entr&#233;e de jeu, laissez-moi vous prier de poser un geste de haute utilit&#233; publique - si du moins vous &#234;tes pour la d&#233;fense de la libre expression -, &#224; savoir de d&#233;penser 2 petits euros pour acqu&#233;rir, chez votre marchand de journaux le n&#176;59 de l'outrecuidant journal &lt;strong&gt;el Batia mo&#251;rt so&#251; (le Bateau ivre)&lt;/strong&gt;, la gazette de l'entre Haine et Trouille, de notre poteau Serge Poliart. En effet, les AMP (service de distribution de la presse) lui lancent un ultimatum : &lt;i&gt;Si le journal ne se vend pas mieux, sa distribution sera amput&#233;e de 2.000 exemplaires&lt;/i&gt; ! Actuellement, 3.000 sont d&#233;pos&#233;s dans les kiosques ; il n'y en aurait donc plus que 1.000 en vente en Belgique, comptez comme vous voulez. Cette fa&#231;on d'envisager la rentabilit&#233; de la presse r&#233;duirait s&#233;rieusement la possibilit&#233; de trouver ce journal satirique qui ne recule pas devant la d&#233;nonciation des abus politico-financiers et autres gabegies belgicaines. &#192; l'instigation de Sin&#233; (dont un dessin figure d'ailleurs &#224; la une : un CRS &#224; matraque hurlant cette question : &lt;i&gt;Les Droits de l'homme, K&#232;ks&#232;ksa ?&lt;/i&gt; ), le journal a &#233;t&#233; &lt;i&gt;relook&#233;&lt;/i&gt; pour apporter encore plus de punch &#224; son engagement r&#233;volutionnaire et sa louable ind&#233;pendance d'esprit. Dans ce num&#233;ro, on en apprend de gratin&#233;es sur le Franco Dragone (qui, ex Che Guevariste, ne jurant jadis que par le Situationnisme en plaidant pour une soci&#233;t&#233; &#233;galitaire, anim&#233; par un d&#233;sir de r&#233;volution sociale, d&#233;barrass&#233;e des rapports marchands et du pouvoir du fric, n'h&#233;site pas, pour l'heure, &#224; d&#233;clarer : &lt;i&gt;Je suis pour la politique du profit obligatoire. Pour r&#233;ussir, il faut tuer les autres.&lt;/i&gt; ) Un &quot;Petit cours d'&#233;conomie &#224; l'usage des cons&quot; fait le point sur la d&#233;magogie politique face &#224; la nouvelle gare de Li&#232;ge-Guillemins. Fanchon Daemers y ressuscite &lt;i&gt;la ti&#232;sse di hoye&lt;/i&gt; Joseph Demoulin, dont la &quot;Lettre ouverte &#224; Napol&#233;on III&quot; ne laisse pas d'&#234;tre bienvenue, surtout relue en ayant la Sarkozye en t&#234;te. Etc, etc. Et puis l'iconographie du Batia est 100% &quot;rentre-dedans&quot;... Si &#231;a vous gonfle de vous rendre jusqu'au coin de la rue, vous pouvez aussi vous abonner au compte 270-0144792-24. &lt;i&gt;L'abonnement normal : 10 euros ; pour 50 euros vous recevrez en plus une gravure originale ; pour 75 euros vous deviendrez m&#233;c&#232;ne, voire souteneur et tous vos d&#233;sirs seront exhauss&#233;s (sic). Avec un ordre permanent mensuel de 2,25 euros, vous b&#233;n&#233;ficierez en plus de nos indulgences pl&#233;ni&#232;res&lt;/i&gt;. Simple question, avant de passer &#224; autre chose : En vertu de quel pouvoir les AMP feraient-elles la Loi ? ( Ici, on se souvient qu'il y a quelques ann&#233;es notre cher C4 fut diffus&#233; par la Poste avec une semaine de retard, pour le motif qu'on y invitait &#224; participer &#224; une manif contre le Centre ferm&#233; de Vottem, proposition consid&#233;r&#233;e comme un &quot;appel &#224; la d&#233;sob&#233;issance civile&quot; ! )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous avez gagn&#233; au Loto, d&#233;pensez donc 80 euros pour vous munir de l'&lt;strong&gt;Encyclop&#233;die mondiale des Arts de la Marionnette&lt;/strong&gt;, publi&#233;e par l'Unima (Union internationale de la marionnette) aux &#233;ditions L'Entretemps (Domaine de la Feuillade - 264, rue du capitaine Pierre Pontal - F 34000 Montpellier). Cet ouvrage pour le moins monumental (4 kilos et demi), dont les r&#233;dacteurs en chef sont Henryk JURKOWSKI &amp; Thieri FOULC, mit &#224; contribution une pl&#233;iade de sp&#233;cialistes et constitue la somme la plus impressionnante jamais parue sur le sujet. C'est notre ami Jacques ANCION qui r&#233;digea les articles consacr&#233;s &#224; la Belgique, &#224; la Tentation de Saint Antoine et - &#231;a tombait sous le sens - sur &lt;i&gt;Al Botro&#251;le&lt;/i&gt;, son merveilleux th&#233;&#226;tre de la rue Hocheporte. Si vous n'avez pas gagn&#233; au Loto, il vous est toujours loisible de demander au P&#232;re No&#235;l qu'il d&#233;pose dans vos petits souliers ce livre indispensable... Trois raisons de faire, pour suivre, un max de pub pour les &#233;ditions Calliopp&#233;es de Sylvie Tournadre (80, avenue Jean Jaur&#232;s - F 92140 Clamart). D'abord, parce qu'elles publient un recueil de nouvelles du Li&#233;geois Patrick LEDENT, &lt;strong&gt;Joli coup&lt;/strong&gt;, 17 histoires assez d&#233;cal&#233;es, d'un humour souvent noir. &quot;Sous la l&#233;g&#232;ret&#233; et la quotidiennet&#233;, c'est d'une plume mordante que ce recueil s'attaque &#224; quelques petites angoisses comme le cancer, le ch&#244;mage, la guerre, l'argent ou son absence, l'&#233;conomie, l'&#233;ducation, la violence ou la difficult&#233; des relations humaines. Dans l'invective ou la jubilation verbale, l'auteur s'inscrit &#224; la suite des humoristes qui, depuis Swift, d&#233;noncent les plaies du monde moderne avec savoir-dire et &#233;l&#233;gance. &#187; Ce qui est surtout plaisant c'est que les personnages font partie des gens que l'on rencontre &#224; peu pr&#232;s tous les jours (voisin, facteur, guichetier de banque, caissi&#232;re de grande surface, etc. ) mais qui basculent dans un monde d&#233;cal&#233; gr&#226;ce au sens aff&#251;t&#233; de la d&#233;rision de cet &#233;crivain qui ma&#238;trise parfaitement l'art de la chute. Andr&#233; Blavier, dont il fut l'ami, aurait, sans nul doute, &#233;t&#233; tr&#232;s fier de lui. Ces m&#234;mes &#233;ditions, Calliopp&#233;es donc - entrez-vous ce nom dans les oneilles - publient aussi, deux fois par an, une revue d'&#233;tudes apollinariennes, tout simplement baptis&#233;e &lt;strong&gt;Apollinaire&lt;/strong&gt;, qui en est &#224; son num&#233;ro 5. C'est pointu, scientifiquement correct et fort utile &#224; qui s'int&#233;resse r&#233;ellement au Guillaume. On s'abonne pour 35 euros + 8,80 de frais de port. Enfin, saluons la merveille &#233;ditoriale qui vient juste de para&#238;tre aux m&#234;mes &#233;ditions (Calliopp&#233;es - la r&#233;p&#233;tition est l'une des mamelles de l'enseignement), le v&#233;ritable &quot;chef-d'&#339;uvre&quot; de Claude DEBON, &lt;strong&gt;Calligrammes dans tous ses &#233;tats&lt;/strong&gt;. Cette &#233;dition critique du recueil d'Apollinaire a v&#233;ritablement tout pour s&#233;duire. Elle donne &#224; voir toutes les &#233;tapes de la naissance du second grand recueil po&#233;tique du de Kostrowitsky, publi&#233; en 1918, l'ann&#233;e de sa mort. TOUT y est reproduit - soit pr&#232;s de quatre cents manuscrits et documents (brouillons, &#233;preuves corrig&#233;es, etc. ) - afin que nous puissions suivre comme pas &#224; pas l'&#233;laboration &#233;pique d'un livre concoct&#233;, petit &#224; petit, pendant la Grande Guerre. Apollinaire inventa, comme l'on sait, le mot &quot;surr&#233;aliste&quot; mais aussi le mot &quot;calligramme&quot; pour d&#233;signer ces po&#232;mes formels s'offrant simultan&#233;ment &#224; la lecture et &#224; la contemplation. C'est d'une modernit&#233; absolue et l'on aurait tort de laisser ces textes dans l'ombre d'&lt;i&gt;Alcools&lt;/i&gt;. Les commentaires critiques sont admirables, &#224; tel point que d&#233;sormais nul ne pourra plus aborder cette &#339;uvre majeure de la po&#233;sie du XX&#232;me si&#232;cle sans avoir potass&#233; cet ouvrage de fond en comble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Un quatuor de petites joyeuset&#233;s pour servir d'interm&#232;de. Georgie DE SAINT-MAUR (7, Place &#201;mile Dupont 4000 Li&#232;ge) nous offre ses fort jubilatoires &lt;strong&gt;Curi&#339;sit&#233;s&lt;/strong&gt;, un &quot;essai de litt&#233;rature compar&#233;e&quot; dans lequel se succ&#232;dent des biographies hilarantes d'auteurs inconnus (et pour cause car tous invent&#233;s par le fac&#233;tieux bonhomme), r&#233;pondant &#224; des noms bouffons tels Georges Moustachier, No&#235;l Pot&#233;e, Henri Jaunet, Louis Bonnuit, Paul Chinel, Cl&#233;ment Joufflu, Marcel Torch&#233;, Ren&#233; Dupot, Walter Copette, Anna &amp; Otto Cukelekuc, Jean-Jacques Marteau, Horace Plaisir, Andr&#233; Clapet, Guy Groglilglaingrle, Maurice de Saint-Gland ou Jules Van de Van. On ajoutera avec plaisir cet opuscule sur le rayon consacr&#233; aux biblioth&#232;ques imaginaires. Joe RYCZKO (2, Impasse des Hortensias F 33500 Libourne) y va de son &lt;strong&gt;Solo de marteau pour des clous&lt;/strong&gt;, dans la collection les Friches de l'Art. Exemples : &lt;i&gt;Il est plus facile de remuer le Ciel que la Terre. - L'Amour est un long fleuve tranquille de 4.400 kilom&#232;tres. - Curieusement, celui qui se fait tirer l'oreille, tra&#238;ne des pieds. - Quand l'aveugle court au plus press&#233;, il d&#233;passe les borgnes&lt;/i&gt;. Quant &#224; Pierre TR&#201;FOIS, avec ses dissonances et (auto)railleries ass&#233;n&#233;es dans &lt;strong&gt;Du Chaos provisoirement &#233;tabli&lt;/strong&gt;, chez Gros Textes (Cave de Fontfourane - F 05380 Ch&#226;teauroux-les-Alpes), il nous fait penser plus avant : &lt;i&gt;Les nuages : moutons pensant, pensifs, qui se comptent entre eux, &#224; haute voix, pour tenir les &#233;toiles &#233;veill&#233;es... - Les escargots d&#233;funts l&#232;guent leur coquille aux limaces SDF. - Les parall&#232;les ne se croisent jamais, sauf quand &#231;a les d&#233;mange entre les guibolles. - Apr&#232;s s'en &#234;tre pris &#224; l'imp&#233;rialisme des couvercles, le Front de Lib&#233;ration des Rollmops poursuit sa traque des pisse-vinaigre&lt;/i&gt;. Enfin, une vraie merveille que sont ces &lt;strong&gt;Atrocit&#233;s d'Arthur Trompette et Scaphandrier&lt;/strong&gt;, po&#232;mes in&#233;dits de Michel THYRION, illustr&#233;s par Claude GALAND, qui paraissent aux &#233;ditions Une passerelle en papier (11, avenue des Taillis 1170 Bruxelles). &quot;O&#249; le premier fait l'&#233;conomie de la phrase, l'autre abonde par le trait et, l'on ne s'&#233;tonnera pas de rencontrer au gr&#233; des pages violons et contrebasses pour un v&#233;ritable duo en roue libre, tout un livre d'images &#224; lire et de mots &#224; regarder&quot;, comme l'&#233;crit si bien Xavier Canonne sur la &lt;i&gt;Pri&#232;re d'ins&#233;rer&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai re&#231;u (et lu) avec plaisir les &lt;strong&gt;Aventures de Percival&lt;/strong&gt;, un &quot;conte phylog&#233;n&#233;tique&quot; de Pierre SENGES, illustr&#233; par Nicolas DE CR&#201;CY, paru chez Dis Voir (1, Cit&#233; Riverin - F 75010 Paris), dans la collection Contes illustr&#233;s pour adultes. &quot;Ce livre s'inspire des travaux de Dominique Lestel, philosophe-ethnologue, et d'Alain Richert, paysagiste-botaniste. Il tient compte (&#224; sa guise) des plus r&#233;centes sp&#233;culations en mati&#232;re d'&#233;thologie, et d&#233;tourne l'usage de l'&#233;thogramme (description de comportements) afin de trouver d'autres fa&#231;ons de raconter les fables. &#187; Bref, il est improbable qu'un singe assis devant un clavier compose, par extraordinaire, une com&#233;die de Shakespeare. Mais si ce chimpanz&#233; &#233;tait dot&#233; d'un v&#233;ritable cortex et d'une conscience non moins authentique, que se passerait-il ? Samuel McIntosh, &quot;jardinier, math&#233;maticien, docteur en Probabilit&#233;s &amp; Comportement animal&quot; se livre &#224; cette exp&#233;rience in&#233;dite. Percival, singe dactylographe, &quot;va-t-il pianoter en aveugle ou bien d&#233;voyer le hasard en laissant s'exprimer son g&#233;nie ? Va-t-il ob&#233;ir &#224; son destin d'animal m&#233;taphorique ou bien prendre un malin plaisir &#224; tromper les pr&#233;visions des &#233;thologues ? &quot; Ne comptez pas sur moi pour r&#233;pondre &#224; ces questions ; plongez-vous plut&#244;t dans cet ouvrage, en sachant qu'il existe plusieurs versions de la m&#234;me fable et que celles-ci ne concordent pas toujours... Re&#231;u et lu aussi, avec un &#233;gal plaisir, &lt;strong&gt;le Chagrin de Marie-Louise&lt;/strong&gt;, des nouvelles de Le&#239;la HOUARI publi&#233;es par l'Harmattan (5-7, rue de l'&#201;cole polytechnique - F 75005 Paris). D'origine marocaine et Belge d'adoption, Le&#239;la, quoique vivant d&#233;sormais &#224; Paris, d&#233;dicace son bouquin &#224; son p&#232;re et &#224; &quot;Belgica&quot;, r&#233;f&#233;rence &#224; son parcours dans notre pays qui est devenu le sien. Bruxelles sert donc de toile de fond &#224; ces histoires courtes qui parlent, non sans affection, d'une &quot;humanit&#233; urbaine&quot; &#224; la d&#233;rive, mais les chiens ne sont pas absents pour autant. C'est tendre, direct, &#231;a ne perd pas son temps en vaines digressions, on s'en d&#233;lecte comme des friandises douces-am&#232;res. Des nouvelles encore, dix &#233;crites par Guy GOFFETTE dans &lt;strong&gt;Presqu'elles&lt;/strong&gt; (Gallimard, R&#233;cits), qui ne traitent que de nos &quot;compagnes&quot;. &lt;i&gt;Il en est des femmes comme des &#238;les : on ne les aborde jamais aussi facilement qu'en r&#234;ve. &#192; mar&#233;e haute, prot&#233;g&#233;es par les embruns, elles se rient de nos tentatives, jouent les d&#233;votes ou les catins dans les salons, les cuisines ou les trains de nuit. &#192; mar&#233;e basse, elles vous d&#233;tournent comme rien un &#233;crivain de sa phrase, un voyeur de sa fen&#234;tre, un coll&#233;gien de ses devoirs. Insaisissables, on ne les touche qu'en fermant les yeux. Elles sont toujours l'ombre qui fait tr&#233;bucher nos pas, la lumi&#232;re qui confond nos routes.&lt;/i&gt; Celle intitul&#233;e &lt;i&gt;Tacatam Blues&lt;/i&gt; m'a particuli&#232;rement plu. Paul FOURNEL avec ses &lt;strong&gt;Courbatures&lt;/strong&gt; (au Seuil) traite quant &#224; lui des lendemains (douloureux) de nos gloires (&#233;ph&#233;m&#232;res). &quot;On se regarde, on se fait voir. On brille, on br&#251;le et on s'&#233;teint. Vedette d'un instant, champion d'un jour, le p&#234;cheur d'esturgeon, la mari&#233;e napolitaine, le &lt;i&gt;quaterback&lt;/i&gt; et le rocker, le lanceur de couteaux, la trap&#233;ziste, l'amoureux transi, la boulang&#232;re passent tour &#224; tour dans la lumi&#232;re et doivent en payer le prix. Apr&#232;s les strass, viennent les bleus, les courbatures. &#187; Conseil ultime : ne ratez pas le merveilleux &lt;strong&gt;Rien dans les poches&lt;/strong&gt; de Madame Lou Reed (la surdou&#233;e Laurie ANDERSON, quoi ! ), qui sort chez Dis Voir (cf. &lt;i&gt;supra&lt;/i&gt; pour l'adresse), dans la collection ZagZig, accompagn&#233; de 2 CD. Cette esp&#232;ce de &quot;journal&quot; sonore, assorti de courts textes et de documents visuels, est bien s&#233;duisant et novateur. Je vous l'aurai dit... &#192; l'instant, suite &#224; la catastrophe en Indon&#233;sie, une rescap&#233;e t&#233;moigne au J.T. : &quot;J'ai identifi&#233; le corps de mon mari. Il me reste maintenant &#224; identifier d'autres membres de la famille. &#187; Aussi bien, aurait-elle pu dire : &quot;J'ai identifi&#233; le membre de mon mari. Il me reste maintenant &#224; identifier d'autres corps de la famille. &#187; Humour noir, quand tu nous tiens ! &lt;i&gt;Il ne faut jamais ternir sa mauvaise r&#233;putation&lt;/i&gt;, aurait dit Chav&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Le bon app&#233;tit ! Croquettes de crevettes</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1605</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1605</guid>
	<dc:date>2009-12-31T09:00:34Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Etienne Pichault</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Alimentation</dc:subject>
	
	<dc:subject>Recette</dc:subject>
	

	<description>
	
		La plage de sable est un d&#233;sert. Il pleut des hallebardes, ni plus ni moins. La digue est vide, les badauds font dodo. &#8212; Meneer !Een Rodenbach, alstublieft&#8230; &#8212; Neen, Mevrouw, nous ne servons pas op het terras quand il y a une drache pareille, h&#233; dis,&#8230;. &#8212; Met enige garnalen&#8230; &#8212; (&#224; part) Potverdomme, ik spreek niet chinois pourtant&#8230; Et pourtant, il ne r&#233;siste pas au charme et aux caprices de la belle. Bien cal&#233;e dans un fauteuil d'osier, tremp&#233;e comme une souche et ravie de l'instant, elle sirote sa (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot52" rel="tag"&gt;Alimentation&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;Recette&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La plage de sable est un d&#233;sert. Il pleut des hallebardes, ni plus ni moins. La digue est vide, les badauds font dodo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Meneer !Een Rodenbach, alstublieft&#8230;
&lt;br /&gt;&#8212; Neen, Mevrouw, nous ne servons pas op het terras quand il y a une drache pareille, h&#233; dis,&#8230;.
&lt;br /&gt;&#8212; Met enige garnalen&#8230;
&lt;br /&gt;&#8212; (&#224; part) Potverdomme, ik spreek niet chinois pourtant&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant, il ne r&#233;siste pas au charme et aux caprices de la belle. Bien cal&#233;e dans un fauteuil d'osier, tremp&#233;e comme une souche et ravie de l'instant, elle sirote sa bi&#232;re les yeux ferm&#233;s. Manquent quelques crevettes croquantes. Mmm !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce matin, quand elle a ouvert les rideaux sur un ciel de plomb augurant une journ&#233;e automnale tourment&#233;e, venteuse et bien sauc&#233;e, elle a entendu l'appel de la mer, irr&#233;sistible. Elle devait y faire &#233;cho, elle a cir&#233; ses bottes, enfil&#233; son cir&#233;, attrap&#233; un sac, l'a vid&#233; puis rempli&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'estaminet a souffl&#233; ses quinquets. La mer se retire, le vent s'apaise, plus de pluie. Elle quitte la terrasse et descend sur le sable mouill&#233;, se d&#233;piaute et fourre tout dans son sac pour titiller la mer et le vent et la pluie. Il ne faut pas longtemps. Elle s'allonge sur la plage. La mer s'agite, il pleut &#224; verse. Le vent est puissant. Tous les trois s'en donnent &#224; c&#339;ur joie&#8230; C'est l'&#233;treinte, l'accouplement et &#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Help !
&lt;br /&gt;&#8212; Nom de dieu, qui appelle au moment o&#249;&#8230;Il y a quelqu'un ?
&lt;br /&gt;&#8212; Oui, moi, Mevrouw !
&#8230;
&lt;br /&gt;&#8212; Que faites-vous l&#224; enferm&#233; dans ce filet ? &lt;br /&gt;&#8212; Je p&#234;chais la crevette voor u, et een tegenwind soudain m'a emball&#233; dans mon filet.
&lt;br /&gt;&#8212; Quelle id&#233;e de p&#234;cher la crevette par ce temps !
&lt;br /&gt;&#8212; Un coup de foudre subit. Mais vous devez avoir froid si peu v&#234;tue&#8230;Rentrons naar mijn huis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain matin, il est reparti &#224; la p&#234;che &#224; la crevette. Elle lui a dit de prendre garde et de rapporter un kilo de crevettes fra&#238;ches.
Si elles sont fra&#238;ches on les cuit &#224; l'eau bouillante sal&#233;e. D&#232;s qu'elles remontent &#224; la surface, on les &#233;goutte, les laisse refroidir puis les &#233;pluche. Les &#233;pluchures seront court-bouillonn&#233;es une demi-heure et la r&#233;duction pass&#233;e au petit tamis. Puis un roux : 25 gr. de beurre, 30 de farine, un quart de lait et quelques cuill&#232;res de court-bouillon. On ajoute ensuite deux jaunes d'&#339;ufs et les crevettes. Laisser refroidir puis confectionner les croquettes. Elles passeront successivement dans la farine, l'&#339;uf battu puis la chapelure et il est pr&#233;f&#233;rable de les laisser se reposer jusqu'au lendemain pour les plonger quelques minutes dans la friture et les d&#233;guster avec du persil frit et un filet de citron. Ce sont les croquettes de crevettes comme &#224; Ostende, pas comme partout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Bonne nuit !
&lt;br /&gt;&#8212; Wel te rusten !
&lt;br /&gt;&#8212; &#8230;quette de crevette.
&lt;br /&gt;&#8212; Wat ?
&lt;br /&gt;&#8212; Je disais que je me r&#233;jouissais de manger ces croquettes de crevettes
&lt;br /&gt;&#8212; Ah&#8230;ouf&#8230; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Les haut-parleurs de la finance</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1604</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1604</guid>
	<dc:date>2009-12-31T08:57:46Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Glenn Marlier</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Bruxelles</dc:subject>
	
	<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
	
	<dc:subject>politique</dc:subject>
	
	<dc:subject>Economie</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Il y a encore peu de temps, d'innombrables quotidiens et p&#233;riodiques servaient de tribune aux politiques, aux contestataires et aux opposants de tous bords. La presse &#233;tait le th&#233;&#226;tre de luttes id&#233;ologiques et politiques incessantes. Aujourd'hui, il ne subsiste que peu de s&#233;quelles de cet affrontement politico-m&#233;diatique. Ce sont les grands groupes financiers qui ont pris la rel&#232;ve. La guerre des id&#233;es a laiss&#233; la place &#224; celle de la concurrence &#233;conomique. Heureusement, la Toile &#233;chappe encore &#224; cette (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Bruxelles&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot38" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot76" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a encore peu de temps, d'innombrables quotidiens et p&#233;riodiques servaient de tribune aux politiques, aux contestataires et aux opposants de tous bords. La presse &#233;tait le th&#233;&#226;tre de luttes id&#233;ologiques et politiques incessantes. Aujourd'hui, il ne subsiste que peu de s&#233;quelles de cet affrontement politico-m&#233;diatique. Ce sont les grands groupes financiers qui ont pris la rel&#232;ve. La guerre des id&#233;es a laiss&#233; la place &#224; celle de la concurrence &#233;conomique. Heureusement, la Toile &#233;chappe encore &#224; cette mainmise et offre une bouff&#233;e d'air frais au monde de l'information. Mais l&#224; aussi, la prudence reste de mise&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si &#224; son apog&#233;e, au d&#233;but du 19e si&#232;cle, la presse belge pouvait s'enorgueillir d'une centaine de quotidiens et de quantit&#233; de p&#233;riodiques, ce chiffre a litt&#233;ralement fondu depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le secteur de la presse quotidienne francophone s'est peu &#224; peu r&#233;duit &#224; une peau de chagrin. En 1945, il comptait 32 titres qui appartenaient &#224; 28 groupes financiers distincts et en moins de 20 ans, il a chut&#233; de moiti&#233;, que se partagent &#224; peine 3 groupes (Rossel, IPM et M&#233;diabel). Cette concentration a eu pour cons&#233;quence la quasi-disparition de la presse d'opinion, les grands titres pr&#233;f&#233;rant se tourner vers une information plus g&#233;n&#233;rale, moins engag&#233;e id&#233;ologiquement, afin de toucher le public le plus large possible. L'objectif &#233;tant bien entendu d'attirer le maximum de recettes publicitaires, indispensables pour assurer la p&#233;rennit&#233; des titres concern&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_142 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:255px;' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L255xH262/aa1-ea53b.jpg' width='255' height='262' alt=&quot;&quot; style='height:262px;width:255px;' /&gt;&lt;/span&gt;Ce ralliement &#224; une doctrine d'information beaucoup plus neutre a donc permis une &#233;volution positive en mati&#232;re d'ind&#233;pendance id&#233;ologique mais cependant le prix &#224; payer pour ce changement fut exorbitant : &#171; La presse et les journalistes n'ont jamais &#233;t&#233; aussi ind&#233;pendants du politique et des courants id&#233;ologiques. Par contre, du fait que les r&#233;dactions appartiennent &#224; des groupes m&#233;dias, ils sont moins ind&#233;pendants par rapport aux exigences commerciales de ceux-ci. Cela se ressent au niveau des lignes &#233;ditoriales. &#187; [Jean-Jacques Jespers, Espacecitoyen.be, &#171; Les m&#233;dias belges sont de plus en plus neutres &#187;, 15/05/2007]. Les m&#233;dias de masse qui dominent aujourd'hui le paysage m&#233;diatique, que ce soit en Belgique ou ailleurs, se sont progressivement ralli&#233;s &#224; une doctrine commune : tous d&#233;fendent &#171; la pens&#233;e unique &#187; de l'id&#233;ologie capitaliste et qui promeut ses choix de soci&#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme les seuls l&#233;gitimes tant en &#233;conomie que dans les autres domaines. Cette presse-l&#224; s'est d'ailleurs pleinement ralli&#233;e &#224; ce syst&#232;me et s'y int&#232;gre aujourd'hui parfaitement : un m&#234;me traitement de l'information, liss&#233; selon les besoins du march&#233; et des actionnaires.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'obscure soci&#233;t&#233; de l'information&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_143 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:269px;' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L269xH279/aa2-f3f9d.jpg' width='269' height='279' alt=&quot;&quot; style='height:279px;width:269px;' /&gt;&lt;/span&gt;Le monde de la presse est &#224; pr&#233;sent ins&#233;r&#233; dans celui de l'&#233;conomie, avec toutes les d&#233;pendances que cela implique. Pour l'exemple, l'un des plus important groupe de m&#233;dias belge, la VUM, est compos&#233; d'un v&#233;ritable imbroglio de soci&#233;t&#233;s de tous genres : &#171; Cette soci&#233;t&#233;, qui &#233;dite les quotidiens flamands De Standaart et Het Nieuwsblad, d&#233;tient &#233;galement des parts dans la soci&#233;t&#233; belge d'Edition (SBE), l'actionnaire majoritaire de Mediabel. Cette participation dans la SBE a permis &#224; VUM Media d'entrer dans le capital de Mediabel et, par l&#224; m&#234;me dans celui de la Sofer (Radio Nostalgie), d'Audio-presse (actionnaire minoritaire de TVI), de l'agence de presse Belga et enfin d'Editeco (L'Echo). Les actionnaires principaux du groupe sont Ortelius, Synvest et Ibel. C'est &#224; travers ces trois soci&#233;t&#233;s que certaines compagnies nationales et internationales ont pris sous leur contr&#244;le quelques-uns de nos plus grands m&#233;dias [&#8230;] Le capital de Synvest appartient, quasiment &#224; parts &#233;gales, aux soci&#233;t&#233;s &#224; portefeuille Tradicor et Sofinim. Cette derni&#232;re est plac&#233;e sous le contr&#244;le d'Ackermans en van Haaren, de la Soci&#233;t&#233; Nationale d'Investissement et de Fortis Private Equity. La Sofinim a &#233;t&#233; cr&#233;e en 1988. Elle poss&#233;dait, il y a peu de temps encore, des parts dans Barco Micro Electronics, Aviapartner, Coditel Brabant ainsi que la Soci&#233;t&#233; de Distribution du Gaz [&#8230;] [Geoffroy Geuens, L'information sous contr&#244;le. M&#233;dias et pouvoir &#233;conomique en Belgique, Editions Labor, Bruxelles, 2002] &#187;. L'&#233;num&#233;ration des liens entre la VUM et encore de nombreuses banques, entreprises et groupes de toutes origines est encore longue et t&#233;moigne surtout de la concentration capitaliste de &#171; la soci&#233;t&#233; de l'information &#187;. Et la situation fran&#231;aise est encore davantage pr&#233;occupante, avec de grands groupes de presse qui sont entre les mains de financiers tels que Dassault ou Lagard&#232;re, sp&#233;cialis&#233;s dans l'a&#233;ronautique et l'armement. La presse traditionnelle dispose de moins en moins de libert&#233;. Si elle &#233;tait hier aux mains des diff&#233;rents courants id&#233;ologiques, elle est d&#233;sormais pass&#233;e dans celles des conglom&#233;rats. Les marges de man&#339;uvre du journaliste se r&#233;tr&#233;cissent alors de fa&#231;on encore plus pernicieuse : &#171; il se retrouve aujourd'hui coinc&#233; entre son (ses) propri&#233;taires, son r&#233;dacteur en chef, son audimat, sa pr&#233;carit&#233;, sa concurrence et ses connivences crois&#233;es &#187; [Serge Halimi, Les nouveaux chiens de garde, Raisons d'agir, 2005 (nouvelle &#233;dition)]. Difficile de garantir une information fiable et ind&#233;pendante dans ces conditions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La presse ne se limite &#233;videmment pas aux m&#233;dias de masse, loin de l&#224; : il existe quantit&#233; de titres issus d'associations diverses et actifs dans de nombreux domaines mais force est de constater que leur rayon d'influence et leur reconnaissance d&#233;passe rarement un cercle tr&#232;s restreint. Aujourd'hui cependant, ce sont les nouveaux m&#233;dias qui gagnent du terrain : issus d'Internet, les blogs et autres sites d'informations ont l'avantage de pouvoir &#234;tre d&#233;velopp&#233;s par des amateurs comme par des professionnels, qui sont moins inf&#233;od&#233;s aux groupes financiers que leurs confr&#232;res des m&#233;dias traditionnels. Mais l'&#233;norme libert&#233; dont ils jouissent peut elle aussi s'av&#233;rer dangereuse pour les citoyens. Ceux-ci doivent eux-m&#234;mes apprendre &#224; faire la part des choses pour distinguer les informations fiables des autres dans le fouillis que repr&#233;sente Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_144 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L450xH441/aa3-488c0.jpg' width='450' height='441' alt=&quot;&quot; style='height:441px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Menneken-press</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1603</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1603</guid>
	<dc:date>2009-12-30T11:37:32Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Vinz Otesanek</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Bruxelles</dc:subject>
	
	<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
	
	<dc:subject>Histoire</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Y a-t-il encore de la place pour une presse locale dans une ville comme Bruxelles aujourd'hui ? Un coup d'&#339;il r&#233;trospectif, ou une visite dans un d&#233;p&#244;t d'archives, ne manquera pas de faire surgir cette interrogation, tant le r&#233;tr&#233;cissement du nombre de titres est flagrant. Actuellement, les journaux sp&#233;cifiquement &#171; bruxellois &#187; sont surtout des hebdomadaires gratuits, toutes-bo&#238;tes publicitaires avec infos locales (Vlan, Passe-Partout) ou agenda culturel (Zone 02), parfois avec contenu &#171; r&#233;dactionnel &#187; (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Bruxelles&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot38" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Y a-t-il encore de la place pour une presse locale dans une ville comme Bruxelles aujourd'hui ? Un coup d'&#339;il r&#233;trospectif, ou une visite dans un d&#233;p&#244;t d'archives, ne manquera pas de faire surgir cette interrogation, tant le r&#233;tr&#233;cissement du nombre de titres est flagrant. Actuellement, les journaux sp&#233;cifiquement &#171; bruxellois &#187; sont surtout des hebdomadaires gratuits, toutes-bo&#238;tes publicitaires avec infos locales (&lt;i&gt;Vlan, Passe-Partout&lt;/i&gt;) ou agenda culturel (&lt;i&gt;Zone 02&lt;/i&gt;), parfois avec contenu &#171; r&#233;dactionnel &#187; (&lt;i&gt;Tribune de Bruxelles&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Brussel deze week&lt;/i&gt;). Sur la Toile, la logique des &#171; niches &#187; pousse &#224; la sp&#233;cialisation, que ce soit des blogs d&#233;di&#233;s au &#171; vieux Bruxelles &#187; ou des sites d'orientation universitaire comme le &lt;i&gt;Brussels Studies&lt;/i&gt;. A ce tableau, il conviendrait d'ajouter la riche presse associative ainsi que les pr&#233;cieuses feuilles &#233;dit&#233;es par les cercles d'histoire locale, dont la visibilit&#233; n'exc&#232;de g&#233;n&#233;ralement pas le cercle restreint de son lectorat. A quand un grand journal g&#233;n&#233;raliste bruxellois et bilingue ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le plus ancien journal r&#233;pertori&#233; &#224; Bruxelles date de 1649, lorsqu'est lanc&#233;e la premi&#232;re gazette de Bruxelles, le &lt;i&gt;Courrier v&#233;ritable des Pays-Bas&lt;/i&gt;, qui para&#238;tra sous divers titres. Les censures tatillonnes successives, autrichienne, fran&#231;aise et orangiste, retarderont l'essor d'une presse jusqu'&#224; la R&#233;volution de 1830 &#8211; laquelle d&#233;bute par la mise &#224; sac d'un journal orangiste, &lt;i&gt;Le National&lt;/i&gt;, rue de la Madeleine. Bruxelles, ville &#224; dominante lib&#233;rale, devient apr&#232;s l'Ind&#233;pendance le principal foyer des milieux de presse, qui joueront un r&#244;le consid&#233;rable dans la cr&#233;ation d'une &#171; opinion publique &#187; nationale. Tirant parti d'une Constitution qui consacrait la libert&#233; de presse, chaque camp, politique ou autre, cherche &#224; disposer d'organes de presse en mesure de soutenir ses id&#233;es. Une presse satirique, impertinente va bien vite se d&#233;velopper dans la capitale du jeune Etat belge, en marge des &#171; piliers &#187; &#233;ditoriaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Impossible de recenser de mani&#232;re exhaustive la presse de l'&#233;poque, tant les titres &#233;taient souvent &#233;ph&#233;m&#232;res, n&#233;s du caprice d'un &#233;diteur ou de la fantaisie d'un publiciste. Les progr&#232;s de l'instruction &#233;largissent consid&#233;rablement le lectorat potentiel. Vers 1870, on d&#233;nombre pas moins de 77 quotidiens (ils &#233;taient 28 en 1840 et seront 110 en 1907) et 244 hebdomadaires, in&#233;galement r&#233;partis entre les deux communaut&#233;s linguistiques &#8211; les titres francophones sont largement majoritaires, m&#234;me en Flandre. A Bruxelles, vers 1850, on compte quinze quotidiens, dont le tirage est certes modeste &#8211; L'&lt;i&gt;Etoile belge&lt;/i&gt; est le premier &#224; d&#233;passer les 10.000 exemplaires. Avant la Premi&#232;re Guerre Mondiale et l'&#233;mergence d'une presse quotidienne massifi&#233;e, les titres flamands sont plut&#244;t marginaux. Le premier quotidien belge en flamand, le &lt;i&gt;Vlaemsch Belgi&#235;&lt;/i&gt;, na&#238;t &#224; Bruxelles en 1844, &#224; l'instigation du po&#232;te Hendrik Conscience, l'&#171; homme qui a appris &#224; lire &#224; son peuple &#187;. Dans les ann&#233;es 1870, Julius Hoste, futur fondateur de &lt;i&gt;Het Laatste Nieuws&lt;/i&gt;, lance l'hebdomadaire &lt;i&gt;De Zweep&lt;/i&gt; (Le Fouet), qui devient l'organe du flamingantisme lib&#233;ral bruxellois. Des revues patoisantes ont &#233;galement exist&#233;, qui ne se prennent pas forc&#233;ment au s&#233;rieux. En 1887 para&#238;t &lt;i&gt;La Grande Jatte de Caf&#233;&lt;/i&gt;, en brusseleir, dont le secr&#233;taire de r&#233;daction, Eustache Vanplottlabonn, pr&#233;vient ainsi les candidats r&#233;dacteurs : &#171; &lt;i&gt;Les manuscrits non ins&#233;r&#233;s seront waterclos&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. &lt;i&gt;Le Kip Kap&lt;/i&gt; avait pour devise &#171; &lt;i&gt;Tout pour la zwanze et par la zwanze et rien sans la zwanze&lt;/i&gt; &#187;. Il est &#171; &lt;i&gt;half en half&lt;/i&gt; &#187; : un article flamand s'y m&#234;le au fran&#231;ais, cas &#224; peu pr&#232;s unique dans cette ville pourtant bilingue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_141 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH548/pressehistoire-b1856.jpg' width='500' height='548' alt=&quot;&quot; style='height:548px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Bruxelles, un village gaulois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;migration fran&#231;aise joua un r&#244;le de premier plan. Des &#171; publicistes &#187; exil&#233;s vont &#234;tre &#224; l'origine de nouvelles feuilles &#8211; quand ce n'est pas la totalit&#233; de la r&#233;daction d'un titre parisien qui se voit forc&#233; d'&#233;migrer dans notre capitale, comme c'est le cas du Gaulois. Les proscrits du second Empire y croiseront les agents secrets de Napol&#233;on III, puis les r&#233;dacteurs bonapartistes chass&#233;s de France en septembre 1870, tout un peuple de r&#233;fractaires, de roussins de tout poil, de financiers v&#233;reux et d'utopistes fumeux, de folliculaires &#224; la tra&#238;ne, mais aussi d'authentiques hommes de plume, capables d'engager le combat contre l'ordre &#233;tabli et de tailler des croupi&#232;res &#224; tous les censeurs. Ces exil&#233;s ne sont pas forc&#233;ment francophones. R&#233;fugi&#233; dans la capitale braban&#231;onne en 1848, Karl Marx pol&#233;mique dans les colonnes du &lt;i&gt;Deutsche Br&#252;sseler Zeitung&lt;/i&gt; - &#224; ne pas confondre avec le &lt;i&gt;Br&#252;sseler Zeitung&lt;/i&gt;, quotidien de langue allemande publi&#233; par l'occupant &#224; Bruxelles pendant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce joyeux foisonnement ne va pas durer. La presse belge va s'adapter aux usages en cours dans les pays voisins, moins lib&#233;raux en la mati&#232;re. D'abord sous le fouet de modifications l&#233;gislatives, comme la &#171; loi Tesch &#187;, en 1858, qui r&#233;prime les attaques contre les chefs d'&#233;tat &#233;trangers. Ensuite, &#224; la faveur d'une r&#233;flexion interne. Emile Rossel, l'un des fondateurs du &lt;i&gt;Soir&lt;/i&gt;, est un des premiers &#224; Bruxelles &#224; avoir compris que pour trouver un large public, un journal devait &#233;viter de se pr&#233;senter comme l'organe d'un parti ou d'un groupe. L'objectivit&#233; d'une feuille qui &#171; entend ne jamais blesser ni heurter l'opinion de personne &#187; devient une valeur commerciale. Ce sera le credo d'un secteur qui va se &#171; professionnaliser &#187; et se sp&#233;cialiser. Malgr&#233; tout, l'esprit de la zwanze ne dispara&#238;t pas compl&#232;tement, il rena&#238;t &#233;pisodiquement, parfois dans des circonstances qui pr&#234;tent pourtant peu &#224; rire. Ainsi, en 1944, le magazine &lt;i&gt;L'Optimiste&lt;/i&gt; cherche &#224; amuser le public bruxellois soumis au r&#233;gime de guerre. &lt;i&gt;Le Nouveau journal&lt;/i&gt;, quotidien collaborateur, suscita des sentiments plus violents, puisque son directeur, Paul Colin, &#233;galement &#224; la t&#234;te de l'hebdo de droite &lt;i&gt;Cassandre&lt;/i&gt;, fut abattu par un jeune &#233;tudiant r&#233;sistant bruxellois, Arnaud Fraiteur, dont plusieurs toponymes gardent encore le souvenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la Lib&#233;ration balaya fort heureusement cette litt&#233;rature naus&#233;abonde, son esprit n'en disparut pas pour autant, comme les feuilles auxquelles est associ&#233; le nom de Rudy Bogaerts (&lt;i&gt;Jaco, P&#232;re Ubu&lt;/i&gt;) en t&#233;moignent et qui nous rappellent que la veine impertinente peut &#234;tre d'extr&#234;me-droite. Leur fonds de commerce est la ranc&#339;ur qu'inspire &#224; ses r&#233;dacteurs une ville qui s'internationalise, se m&#233;tisse, se &#171; cosmopolitise &#187;, et o&#249; les communaut&#233;s immigr&#233;es s'organisent et publient elles aussi des journaux. Pour la communaut&#233; turque de Bruxelles, par exemple, cela va des premiers stencils artisanaux d'&lt;i&gt;Info-T&#252;rk&lt;/i&gt; au blog Humeur allochtone du journaliste ind&#233;pendant &lt;i&gt;Mehmet Koksal&lt;/i&gt;. Depuis 1962, The Bulletin est le premier magazine hebdomadaire des &#171; expats &#187; anglophones de Bruxelles. Un concept appel&#233; &#224; se d&#233;velopper. En 2007 est lanc&#233; le luxueux &lt;i&gt;Juliette&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Victor&lt;/i&gt;, magazine sur papier glac&#233; des Fran&#231;ais de Belgique, dont la composition sociologique a un peu &#233;volu&#233; depuis le Second Empire : aux roulottes de r&#233;fugi&#233;s politiques d&#233;penaill&#233;s d'hier ont succ&#233;d&#233; les trains de SDF (Sans difficult&#233;s financi&#232;res) &#233;chou&#233;s dans le quartier Tenbosch.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Les &#171; zurbains &#187;</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1602</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1602</guid>
	<dc:date>2009-12-30T11:33:50Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Dimitri Brulmans</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Logement</dc:subject>
	
	<dc:subject>Li&#232;ge</dc:subject>
	
	<dc:subject>Urbanisme</dc:subject>
	

	<description>
	
		Depuis quelques ann&#233;es, le terme semble &#234;tre devenu &#224; la mode. On entend de plus en plus le terme &#171; habitat collectif. &#187; Le 12 octobre 2009, par exemple, les pages r&#233;gionales li&#233;geoises du journal Le Soir consacraient un article au ph&#233;nom&#232;ne, l'appelant pour l'occasion &#171; lotissement &#224; la Melrose Place &#187;. Parall&#232;lement, un &#171; projet des zurbains &#187; voit progressivement le jour dans le quartier Saint-L&#233;onard. De quoi s'agit-il ? Est-ce un nouveau mod&#232;le d' &#171; anti-mixit&#233; sociale &#187; ou au contraire un plan (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;Logement&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Li&#232;ge&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot74" rel="tag"&gt;Urbanisme&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, le terme semble &#234;tre devenu &#224; la mode. On entend de plus en plus le terme &#171; habitat collectif. &#187; Le 12 octobre 2009, par exemple, les pages r&#233;gionales li&#233;geoises du journal Le Soir consacraient un article au ph&#233;nom&#232;ne, l'appelant pour l'occasion &#171; lotissement &#224; la Melrose Place &#187;. Parall&#232;lement, un &#171; projet des zurbains &#187; voit progressivement le jour dans le quartier Saint-L&#233;onard. De quoi s'agit-il ? Est-ce un nouveau mod&#232;le d' &#171; anti-mixit&#233; sociale &#187; ou au contraire un plan d&#233;brouille particuli&#232;rement &#224; propos en ces temps de crise ? Existe-t-il plusieurs types d'habitats collectifs et, si oui, qu'est ce qui les diff&#233;rencie ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En plein c&#339;ur du quartier Saint-L&#233;onard, sur la place Vivegnis plus pr&#233;cis&#233;ment, se situe un terrain&#8230; jusque l&#224; rien de bien passionnant. Sauf que ce dernier &#233;tait jusqu'il y a peu un terrain &#224; vendre, et qu'il a &#233;t&#233; achet&#233;, non par une personne, ni par une soci&#233;t&#233;, mais par un collectif de 28 familles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Avec une bande d'amis&lt;/i&gt;, explique Philippe Mercenier, membre du groupe &#171; les zurbains &#187;, &lt;i&gt;nous voulions trouver un logement &#224; un prix d&#233;mocratique dans le quartier Nord. Pour la plupart d'entre nous, il s'agit de notre lieu d'origine et nous y sommes fort attach&#233;s. En 2006, un agent immobilier nous a propos&#233; le terrain de la place Vivegnis, en pr&#233;cisant qu'un autre groupe &#233;tait &#233;galement int&#233;ress&#233; par cet achat&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux groupes se sont alors rassembl&#233;s pour acheter ce terrain de 8500 m2. Ils &#233;taient 14 familles au d&#233;part, ils sont maintenant 28, soit une soixantaine d'habitants au total. Ensemble, ils ont donc pour but de b&#226;tir un logement collectif. Ils forment une sorte de mosa&#239;que humaine o&#249; se c&#244;toient des personnes &#226;g&#233;es (la plus &#226;g&#233;e a plus de 80 ans), des familles nombreuses, des couples sans enfant, des personnes d'origines centre-africaine, asiatique, des gens &#224; gros et petits revenus&#8230; Ils ont d'ailleurs constitu&#233; leur propre ASBL au sein de laquelle chaque membre est appel&#233; &#171; zurbain &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux choses les rassemblent au d&#233;part : l'envie de s'unir contre la vie ch&#232;re, et celle de s'int&#233;grer dans un quartier qu'ils estiment en plein red&#233;ploiement. &#171; &lt;i&gt;Attention, il ne s'agit en aucun cas d'une secte&lt;/i&gt;, tonne Philippe Mercenier, &lt;i&gt;chacun aura son chez-soi bien d&#233;fini !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un projet pour tout le quartier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le projet recouvre en effet quatre maisons avec jardin, dix duplex, un loft et treize appartements. Il pr&#233;voit &#233;galement un grand parking, un &#233;norme jardin au centre de toutes les habitations, et des espaces pour placer les v&#233;los. &#171; &lt;i&gt;C'est un autre objectif central de notre conception&lt;/i&gt;, continue notre interlocuteur. &#171; &lt;i&gt;Nous pr&#233;voyons de favoriser un syst&#232;me &#233;cologique, notamment en utilisant des moyens de locomotion propres autant que faire se peut.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela sera &#233;galement le cas pour ce qui est du chauffage, puisque les habitants ont voulu concevoir des maisons qui soient les plus isol&#233;es possible pour &#233;conomiser l'&#233;nergie. Ils pr&#233;voient en outre de se chauffer, au moins partiellement, avec des chaudi&#232;res au pel&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les habitants pensent d'ailleurs proposer aux habitants du quartier de grouper leurs commandes en pel&#233; afin d'en faire diminuer le prix. &#171; &lt;i&gt;Ce projet de vie&lt;/i&gt; &#187;, poursuit Philippe Mercenier, &#171; &lt;i&gt;ne se limite pas &#224; ceux qui vivront dans le logement, il tend &#224; englober tout un quartier. Nous pensons, par exemple, proposer la location des espaces v&#233;los aux habitants du quartier. Ce prix serait le m&#234;me que celui que nous-m&#234;mes, propri&#233;taires, payerons. Ce prix reste bien s&#251;r &#224; d&#233;terminer, mais il ne devrait pas d&#233;passer deux euros par mois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le but parait donc clair : trouver, en se rassemblant, une solution &#224; la crise. Gr&#226;ce &#224; cette mise en collectivit&#233;, les membres des &#171; zurbains &#187; ont donc pu s'acheter un terrain qu'ils n'auraient jamais pu s'offrir seuls &#224; ce prix. Ils ont &#233;galement pu b&#233;n&#233;ficier d'un taux d'int&#233;r&#234;t peu &#233;lev&#233; pour leur pr&#234;t &#224; la banque, puisque celui-ci n'est (gr&#226;ce &#224; un jeu sur la concurrence entre trois grandes banques) que de 4%. Ils sont tous sur le m&#234;me pied d'&#233;galit&#233;, et ce quel que soit leur revenu, chacun r&#233;pondant de son cr&#233;dit propre. Ajoutons que la R&#233;gion wallonne subsidiera certains am&#233;nagements publics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils sont actuellement en train de mettre en concurrence des entrepreneurs, mais cela ne se fait pas sans difficult&#233;s puisque chaque habitat sera diff&#233;rent. Un seul d&#233;nominateur commun relie les habitations : les structures en bois. Pour le reste, chacun a la libert&#233; de faire construire comme il le souhaite sa r&#233;sidence. &#171; &lt;i&gt;Personnellement&lt;/i&gt; &#187;, ironise Philippe Mercenier, &#171; &lt;i&gt;je pense m&#234;me faire tagger ma fa&#231;ade, c'est &#231;a aussi le quartier Nord&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Aucunement un &#8216;Melrose Place' &#187; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;dition du journal Le Soir du 12 octobre, un article est consacr&#233; aux lotissements de luxe &#171; &#224; la Melrose Place &#187;. Cet article d&#233;crit plusieurs sites qui sont bas&#233;s sur le m&#234;me principe d'un achat collectif d'une propri&#233;t&#233;, et de la construction sur ce site de logements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, la comparaison s'arr&#234;te l&#224;. Les membres le mart&#232;lent, &#171; &lt;i&gt;il ne s'agit en aucun cas d'un projet de friqu&#233;s&lt;/i&gt; &#187; ! La plupart des participants sont d'ailleurs de petits salari&#233;s. Certes, il s'agit d'un habitat collectif, mais ce n'est certainement pas le luxe qui les caract&#233;rise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les prix du m&#232;tre carr&#233; vont par exemple du simple au double lorsque l'on compare les 1000 euros/m ? pay&#233;s par les &#171; zurbains &#187;, et les montants allant jusqu'&#224; 2000 euros/m2 mentionn&#233;s par Le Soir pour les habitations de Loncin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re, il n'est aucunement question de cam&#233;ras ou d'autres dispositifs de surveillance. Cela n'aurait d'ailleurs aucun sens puisque le but est d'&#234;tre ouvert au maximum au quartier. La cour int&#233;rieure des logements continuera d'ailleurs &#224; &#234;tre accessible pour les f&#234;tes du quartier, comme c'&#233;tait le cas auparavant. &#171; &lt;i&gt;Certes il y aura des barri&#232;res, mais celles ci devraient rester le plus souvent ouvertes&lt;/i&gt; &#187; explique Philippe Mercenier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se refusera donc &#224; parler dans leur cas de &#171; mod&#232;le d'anti-mixit&#233; sociale &#187;. Bien au contraire, les membres de l'ASBL se veulent le plus distants possible par rapport &#224; ce mode de vie de plus en plus r&#233;pandu, comme l'explique Laurence Wauters dans son article, en prenant comme exemple le d&#233;veloppement de ce genre d'habitation luxueuse dans le quartier du Laveu. Ils tiennent &#224; ce qu'on les diff&#233;rencie de ceux-ci, insistant sur le fait qu'il existe des habitats collectifs qui ont une autre fonction que celle d'apartheid &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et le moins que l'on puisse dire est que le projet s&#233;duit, comme en t&#233;moigne le fait que, il y a quelques semaines, alors qu'un des participants abandonnait le projet, plusieurs personnes se sont manifest&#233;es pour reprendre la place laiss&#233;e vacante.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Perception du quartier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'entente avec les gens du quartier semble d'ailleurs &#234;tre per&#231;ue comme tr&#232;s positive par les organisateurs, puisque, lorsque ces derniers ont pr&#233;sent&#233; le projet sur le terrain, de nombreux futurs voisins sont venus discuter du projet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du cot&#233; de ces futurs voisins, la vision est plut&#244;t partag&#233;e. En effet un habitant du quartier depuis 40 ans craint par exemple que les &#171; nouveaux &#187; ne se fassent pas &#224; ce quartier. &#171; &lt;i&gt;Ils ne s'int&#233;greront pas en construisant sur un site entre eux ; ils se d&#233;marquent et risquent donc de former un groupe isol&#233; dans le quartier&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cot&#233; de &#231;a, une femme d'une quarantaine d'ann&#233;es r&#233;sidant dans le quartier depuis plus de vingt ans se r&#233;jouit de la venue de ces nouveaux voisins. Elle souligne le fait que ces gens sont &#171; &lt;i&gt;dans la mouvance de la ville et qu'ils en sont partiellement originaires&lt;/i&gt; &#187;. Elle ajoute d'ailleurs que &#171; &lt;i&gt;de toute mani&#232;re, le site avait auparavant toujours &#233;t&#233; ferm&#233; aux habitants du quartier&lt;/i&gt; &#187;. Et de conclure en soulignant que l'essentiel est &#171; &lt;i&gt;qu'ils aient un projet pr&#233;cis, et surtout respectent le site&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, ce projet d'un co&#251;t total de trois millions d'euros approximativement, commencera &#224; &#234;tre construit d'ici deux &#224; trois mois et devrait s'achever dans environ deux ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Le paradoxe au fil des jours et des nuits</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1601</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1601</guid>
	<dc:date>2009-12-30T11:32:18Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Li&#232;ge</dc:subject>
	
	<dc:subject>Culture</dc:subject>
	
	<dc:subject>Interculturalit&#233;</dc:subject>
	

	<description>
	
		Retrouvailles : &#171; Couper les cheveux en 4 &#187;, une animation de Philippe Colard 5 et 6 septembre 2009 au Parc de la Boverie - Li&#232;ge Philippe Colard proposait &#224; chaque participant de se couper une m&#232;che de cheveux - acte fig&#233; l'instant d'une photo - de mettre cette m&#232;che de cheveux, son portrait ainsi que son nom dans un petit sachet plastique. Un double &#233;tait offert. A travers cette d&#233;marche ludique, Philippe Colard a mis en &#233;vidence le geste - pas si &#233;vident - de toucher &#224; son apparence mais aussi &#224; (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Li&#232;ge&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Interculturalit&#233;&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Retrouvailles : &#171; Couper les cheveux en 4 &#187;, une animation de Philippe Colard
5 et 6 septembre 2009 au Parc de la Boverie - Li&#232;ge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Philippe Colard proposait &#224; chaque participant de se couper une m&#232;che de cheveux - acte fig&#233; l'instant d'une photo - de mettre cette m&#232;che de cheveux, son portrait ainsi que son nom dans un petit sachet plastique. Un double &#233;tait offert.
A travers cette d&#233;marche ludique, Philippe Colard a mis en &#233;vidence le geste - pas si &#233;vident - de toucher &#224; son apparence mais aussi &#224; son identit&#233; physique (ADN) et surtout d'accepter qu'un artiste garde cette trace trace qui restera bien au-del&#224; de la mort.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Mode in Li&#232;ge 15,16,17 septembre Espace Tivoli - Li&#232;ge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#233;ations de Myrtilles &#233;taient expos&#233;es dans notre Placard &#224; Balais mobile dans le cadre de l'&#233;v&#233;nement &#171; Mode in Li&#232;ge &#187; : une expo urbaine de stylistes &#224; travers des lieux insolites de la Cit&#233; Ardente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but septembre, l'asbl &#8220;d'Une Certaine Gaiet&#233;&#8221;, n'ayant pas de r&#233;ponse de Monsieur Bourlard, directeur des Guillemins, a pris contact avec l'Union des Agricultrices Wallonnes (U.A.W) pour leur faire part de l'id&#233;e d'emmener une vache visiter la nouvelle gare des Guillemins lors de son inauguration. Par-del&#224; le questionnement sur notre relation &#224; la nature et le clin d'&#339;il &#224; ces vaches qui, depuis toujours, regardent passer les trains sans savoir d'o&#249; ils partent, c'&#233;tait aussi l'occasion d'attirer l'attention du public sur la probl&#233;matique du lait de mani&#232;re humoristique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'U.A.W, lab&#233;lis&#233;e &#171; &#233;ducation permanente &#187; elle aussi, manifesta rapidement un r&#233;el enthousisame pour ce projet &#224; la fois dr&#244;le et sensible. Sa directrice prit contact avec un &#233;leveur local qui accepta de nous livrer une vache pour l'occasion. Pendant ce temps, d'&#8221;Une Certaine Gaiet&#233;&#8221; commen&#231;ait &#224; alerter la presse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A quelques jours de l'inauguration, la grogne des agriculteurs s'intensifia, les manifestations se firent plus nombreuses et plus radicales. Par solidarit&#233; envers le mouvement agricole, l'U.A.W d&#233;cida d'annuler son intervention aux Guillemins et de rejoindre les autres manifestants. Elles nous assur&#232;rent cependant que ce n'&#233;tait que partie remise&#8230; Suite donc au prochain &#233;pisode !&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;du 2 au 5 septembre 2009&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est sur la th&#233;matique de l' &#171; Interculturalit&#233; &#187; que s'est ouverte la saison aux Nuits du Paradoxe. &#171; L'autre est un Je &#187;, parce que nous sommes tous travers&#233;s par de multiples cultures et r&#233;f&#233;rences et que, en cons&#233;quence, les autres peuvent assez souvent v&#233;hiculer une part de nous-m&#234;me. Comme nous avons parfois tendance &#224; l'oublier, une table ronde sur le th&#232;me de la double identit&#233; a eu lieu avec, comme point de d&#233;part, la pr&#233;sentation de l'&#233;tude publi&#233;e par la Fondation Roi Baudouin &#8220;Belgo-marocains des deux rives&#8221; par Hassan Bousetta (ULG). En outre, le travail de Marie Wolfs, l'artiste qui exposait aux Ecuries &#8211; et dont l'appartement avait &#233;t&#233; reconstitu&#233; au salon &#8211; t&#233;moignait &#233;galement de cette d&#233;marche puisqu'elle se repr&#233;sente aux c&#244;t&#233;s d'autres personnes (&#171; Et moi, et moi, &#233;moi &#187; &#8211; Elle et des autres sur carton). L'appart a aussi accueilli le caf&#233; chantant &#171; Les Olivettes &#187; et leurs amis de l'Euregio ainsi que la Communaut&#233; chilienne qui, pour l'occasion, avait invit&#233; les 1&#232;re, 2&#232;me et 3 &#232;me g&#233;n&#233;rations &#224; une soir&#233;e festive dans le cadre de la Semaine de la M&#233;moire (hommage &#224; V&#237;ctor Jara). Enfin, apr&#232;s le concert de Chourouk (musique gnawa), nous avons pr&#233;sent&#233; le nouveau roman-photo r&#233;alis&#233; en collaboration avec les sans-papiers ; l'occasion pour eux, de sensibiliser le public pr&#233;sent &#224; leur probl&#232;matique.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Musique &#224; la carte du 7 au 10 octobre 2009&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au mois d'octobre, pas de th&#233;matique impos&#233;e&#8230; Apr&#232;s la Jam Session du jeudi avec le (fid&#232;le) Collectif Albalianza, c'&#233;tait l'occasion pour &#8220;d'une Certaine Gaiet&#233;&#8221; de remercier toutes les personnes avec qui elle a travaill&#233; durant ces 12 derniers mois en les conviant &#224; une soir&#233;e festive anim&#233;e par Radio Bistrot. Un Succ&#232;s : +/-250 personnes !!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain, c'est un(e) particulier qui a investi l'appart pour y organiser son anniversaire : de la programmation musicale aux invitations, en passant par la d&#233;coration du lieu et la pr&#233;paration d'un buffet&#8230; c'est Th&#233;r&#232;se qui a tout orchestr&#233; ! Progressivement, un beau m&#233;tissage des publics s'est cr&#233;&#233; car, aux invit&#233;s de l'organisatrice s'est ajout&#233; le public habituel des Nuits du Paradoxe sur une piste de danse qui n'a pas d&#233;semplit de la soir&#233;e&#8230; une r&#233;ussite !&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Rencontre et Repas litt&#233;raire avec Nicolas Marchal Mercredi 14 octobre &#224; l'Aquilone&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le cadre de la Fureur de lire, &#224; l'Aquilone, que le public li&#233;geois a fait plus ample connaissance avec Nicolas Marchal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ap&#233;ro, c'est la librairie Livre Aux Tr&#233;sors qui &#171; cuisinait &#187; l'auteur. Quelques heures plus tard, le public s'est mis &#224; table avec lui et, autour d'un bon repas, ils ont discut&#233; de son nouvel ouvrage &#171; Les conqu&#234;tes v&#233;ritables &#187; (Ed.Namuroises, 2008).&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le &#171; Souk aux Artistes &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;N&#233; du partenariat entre les Asbl &#8220;d'Une Certaine Gaiet&#233;&#8221; et Etnik'Art, le &#171; Souk aux Artistes &#187; est un collectif mutant, parfois nomade, parfois s&#233;dentaire. Apr&#233;s sa premi&#232;re &#233;dition itin&#233;rante, le souk a pris place &#224; Retrouvailles et, en octobre, sur la place du March&#233;, durant la nuit des Coteaux &#224; Li&#232;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous une tente berb&#232;re, les artistes pr&#233;sentent leurs &#339;uvres et, afin de cr&#233;er un lien entre le lieu d'implantation et la production, ils ont aussi pens&#233; et con&#231;u une pi&#232;ce sp&#233;cialement pour ces occasions. Pour cr&#233;er celle-ci, ils se sont inspir&#233;s de deux th&#233;matiques qu'ils ont choisies ensemble : La boite &#224; tartines &#224; Retrouvailles et la lumi&#232;re aux Coteaux. CeS 2&#232;me 3&#232;me &#233;ditions furent de belles exp&#233;riences et une grande aventure humaine pour l'ensemble des participants. En plus, la plupart des cr&#233;atifs ont vendu !&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ces t&#234;tes qui s'allument&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait lors de la Nocturne des Coteaux 2008 que le public d&#233;couvrait les bougies de &#171; Jack Ross &#187;. Pour rappel, nous avions organis&#233; un happenning dans le cadre duquel des bougies &#224; l'&#233;ffigie d'&#233;lus communaux li&#233;geois &#8211; Willy Demeyer, Michel Firket, B&#233;n&#233;dicte Heindrichs et Didier Reynders - avaient &#233;t&#233; allum&#233;es. Un an plus tard, les 4 r&#233;pliques de leurs visages de cire &#233;taient expos&#233;es &#224; c&#244;t&#233; du souk aux cr&#233;atifs tandis que l'artiste plasticienne poursuivait son activit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Pendant que c'est &#8220;nous et eux&#8221;... l'autre est un Je</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1600</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1600</guid>
	<dc:date>2009-12-30T11:27:29Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Florence Keymeulen</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Migrants</dc:subject>
	
	<dc:subject>Bruxelles</dc:subject>
	
	<dc:subject>Li&#232;ge</dc:subject>
	
	<dc:subject>Religions</dc:subject>
	
	<dc:subject>Interculturalit&#233;</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Perceptions et expressions diff&#233;renci&#233;es de l'identit&#233; culturelle, rapport au pays d'origine et affirmation de nouvelles individualit&#233;s, changement de nationalit&#233; et construction d'un autre futur&#8230; autant de probl&#233;matiques v&#233;cues par les Belgo-Marocains d'aujourd'hui, avec des variations qui s'expliquent au regard des exp&#233;riences et des attentes des individus, voire des groupes, mais &#233;galement par le profil sociologique et l'histoire migratoire des personnes. Pourquoi parler d'eux et pas avec eux ? Pourquoi (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Migrants&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Bruxelles&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Li&#232;ge&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot56" rel="tag"&gt;Religions&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Interculturalit&#233;&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Perceptions et expressions diff&#233;renci&#233;es de l'identit&#233; culturelle, rapport au pays d'origine et affirmation de nouvelles individualit&#233;s, changement de nationalit&#233; et construction d'un autre futur&#8230; autant de probl&#233;matiques v&#233;cues par les Belgo-Marocains d'aujourd'hui, avec des variations qui s'expliquent au regard des exp&#233;riences et des attentes des individus, voire des groupes, mais &#233;galement par le profil sociologique et l'histoire migratoire des personnes.
Pourquoi parler d'eux et pas avec eux ? Pourquoi ne pas, cette fois, s'ouvrir &#224; la richesse de l'autre, lui donner une voix, et entendre r&#233;sonner ses paroles, son v&#233;cu, son savoir ? C'est le pari risqu&#233; que s'est donn&#233;, le temps d'un soir, la Table ronde &#171; L'autre est une je &#187; qui s'est tenue au Man&#232;ge de la Caserne Fonck le 13 septembre 2009 dans le cadre des &#171; Nuits du paradoxe &#187;, &#224; partir de la publication de l'&#233;tude &#171; Belgo-marocains des deux rives &#187;, patronn&#233;e par la Fondation Roi Baudouin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ouverture : Portrait d'une identit&#233; mosa&#239;que&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A l'origine, il y a les contrats bilat&#233;raux d'apport de main-d'&#339;uvre conclus principalement entre la Belgique, d'une part, et la Turquie et le Maroc de l'autre, qui ont fait venir des milliers de travailleurs dans les mines et la sid&#233;rurgie, entre 1964 et 1974. Des travailleurs, puis leurs familles, leurs femmes, leurs enfants. Ensuite, &#224; l'arr&#234;t officiel de l'immigration en 1974, on leur a dit : &#171; C'est fini, vous pouvez repartir ! &#187;. Ils ne sont &#233;videmment pas repartis. Et ils ont continu&#233; &#224; voyager entre les deux Etats. Ces liens ind&#233;fectibles entre la Belgique et le Maroc constituent une r&#233;alit&#233; incontournable, un fait historique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De l&#224; la probl&#233;matique qui traverse cette table ronde : celle de l'identit&#233; multiple. Une lumi&#232;re nouvelle est jet&#233;e sur cette question par la publication de l'&#233;tude &#171; Belgo-Marocains des deux rives &#187; men&#233;e sous l'&#233;gide de la Fondation Roi Baudoin par une &#233;quipe de chercheurs de l'universit&#233; de Rabat, avec la collaboration d'universit&#233;s belges - rapport disponible en ligne sur le site de la Fondation Roi Baudouin -&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle est l'utilit&#233; de cette nouvelle recherche ? Va-t-elle apporter des r&#233;ponses nouvelles &#224; des questions anciennes ? Hassan Bousetta, chercheur au FNRS et protagoniste de cette enqu&#234;te sociologique consid&#233;rable, en pr&#233;sente les divers enjeux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Concr&#232;tement, cette &#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e par des chercheurs du Centre d'&#233;tudes sociologiques de l'universit&#233; de Rabat. Les &#233;quipes belges des universit&#233;s de Li&#232;ge, de Gand et des Fondations universitaires Saint-Louis ont ensuite accompagn&#233; le projet en en organisant l'approche qualitative. Elle a &#233;t&#233; faite sur un &#233;chantillon de 400 personnes, structur&#233; de mani&#232;re &#224; reproduire proportionnellement les diff&#233;rentes composantes de la collectivit&#233; &#233;tudi&#233;e : lieux d'habitation, &#226;ges, cat&#233;gories socioprofessionnelles, etc. Cette approche a &#233;t&#233; ensuite compl&#233;t&#233;e par des interviews avec des groupes cibles.
Voil&#224;, en quelques mots, les r&#233;v&#233;lations les plus importantes qu'ont laiss&#233; appara&#238;tre les donn&#233;es recueillies du point de vue structurel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Premi&#232;rement, sur le plan d&#233;mographique, il s'av&#232;re que la communaut&#233; marocaine est en fait compos&#233;e de plusieurs petites communaut&#233;s poss&#233;dant chacune une histoire migratoire diff&#233;rente. Pr&#232;s de la moiti&#233; des repr&#233;sentants sont pr&#233;sents depuis plus de quarante ans sur le territoire belge, tandis qu'une autre partie, pr&#232;s de 30%, est l&#224; depuis moins de quinze. On a d'une part l'histoire des travailleurs, venus dans le cadre des accords bilat&#233;raux, et puis celle de tous les &#171; rejoignants &#187;, de tous les &#233;tudiants, et plus g&#233;n&#233;ralement de toutes les personnes qui sont arriv&#233;es par la suite. Or, ces histoires migratoires diff&#233;rentes donnent lieu &#224; des ph&#233;nom&#232;nes d'identification diff&#233;rents ; ceci est tr&#232;s marquant dans les r&#233;sultats. Par exemple, &#224; la question : &#171; Vous sentez-vous europ&#233;en ou marocain ? &#187;, 20% r&#233;pondent : &#171; Moi, je suis uniquement marocain &#187;. Et dans ces 20%, il y a quatre fois plus de gens qui sont n&#233;s au Maroc que de gens qui sont n&#233;s ici dans la deuxi&#232;me ou troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration. Toutefois, ce qui important &#224; observer, c'est qu'on ne peut pas g&#233;n&#233;raliser et dire que telle ou telle &#171; vague &#187; est mieux ou moins bien &#171; int&#233;gr&#233;e &#187; ; cela va dans tous les sens. Ainsi, sur certains aspects, ceux qui sont arriv&#233;s plus r&#233;cemment d&#233;veloppent des strat&#233;gies d'adaptation plus efficaces, par exemple en mati&#232;re d'emploi. Cela correspond &#224; une diff&#233;rence dans le projet migratoire, avec des cons&#233;quences dans la mani&#232;re de s'organiser dans la soci&#233;t&#233; d'accueil. Autre chose, concernant la nationalit&#233; : pratiquement 78% des personnes de l'&#233;chantillon sont Belges du point de vue l&#233;gal, et, dans la partie flamande de l'&#233;chantillon, 90%. C'est vraiment un taux d'acc&#232;s &#224; la nationalit&#233; tr&#232;s significatif !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Autre trait tr&#232;s important sur le plan d&#233;mographique : les changements socio-familiaux. Alors que, pendant tr&#232;s longtemps, les taux de situations familiales unies et de m&#233;nages en couple &#233;taient tr&#232;s importants, aujourd'hui, on a un taux de croissance tr&#232;s fort de familles monoparentales, surtout &#224; la suite de divorces. Or, on le sait, il s'agit principalement de femmes, et les femmes en situation monoparentale ont une plus grande vuln&#233;rabilit&#233; socio&#233;conomique. Ce sont donc des informations tr&#232;s int&#233;ressantes pour tous ceux qui veulent approcher d'une mani&#232;re ou d'une autre la situation de la femme. Toutefois, le lieu o&#249; s'expriment les solidarit&#233;s reste clairement la famille, l&#224; o&#249;, chez les Turcs par exemple, cela apparaissait plut&#244;t comme un enjeu communautaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Autre donn&#233;e structurelle, qui concerne cette fois la distribution g&#233;ographique. La communaut&#233; marocaine en Belgique, c'est 50 % de personnes qui vivent &#224; Bruxelles, avec une concentration tr&#232;s forte sur six communes : Anderlecht, Saint-Gilles, Molenbeek, Saint-Josse, Schaerbeek et Bruxelles-ville.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Quant &#224; la structure par &#226;ge, on a une population qui reste tr&#232;s jeune, m&#234;me si cela &#233;volue, avec une petite minorit&#233; de personnes qui commence &#224; arriver en Belgique &#224; l'&#226;ge adulte. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Sur l'identit&#233;, l'&#233;tude r&#233;v&#232;le &#233;galement quelques donn&#233;es int&#233;ressantes. Cependant, je voudrais tout de suite &#233;claircir un point. On parle souvent de &#171; double identit&#233; &#187;, ou de &#171; double appartenance &#187;. Moi, je dirais : &#171; identit&#233; composite &#187;, la r&#233;alit&#233; &#233;tant beaucoup plus complexe qu'une simple dichotomie&#8230; Prenons tout d'abord l'identit&#233; nationale. Quand on demande aux Belgo-Marocains de quel pays ils se sentent les plus proches, c'est un grand 50/50, le consensus par excellence ! Il n'y a pas de pr&#233;f&#233;rence entre le Maroc et la Belgique. Par contre, quand on leur demande de composer avec d'autres param&#232;tres, on voit des diff&#233;rences &#233;merger. Si on leur demande s'ils se sentent plus Marocains ou Europ&#233;ens, 55%, se disent d'abord Marocains, et ensuite Europ&#233;ens. 20% seulement se disent d'abord Europ&#233;ens, et ensuite Marocains, et 20% se disent uniquement Marocains. C'est d&#233;j&#224; une premi&#232;re indication&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Si on y inclut &#224; pr&#233;sent l'identit&#233; religieuse, et qu'on pr&#233;sente aux personnes interrog&#233;es diff&#233;rentes propositions, l'image se complexifie encore. 36% des Marocains de Belgique, et des Belgo-Marocains, donc ind&#233;pendamment de la nationalit&#233;, se d&#233;finissent uniquement comme musulmans. En deuxi&#232;me lieu vient l'identification comme Marocains de Belgique, qui concerne 23%, ensuite comme musulmans marocains, &#224; 22%, puis comme Marocains, &#224; 12% , et enfin seulement 7% se d&#233;finissent uniquement comme Belges, surtout parmi les plus jeunes. Il y a donc 78 % des personnes qui sont citoyens Belges du point de vue l&#233;gal, mais qui ne se d&#233;finissent pas n&#233;cessairement comme Belges, ou pas uniquement, et qui montrent une perception de soi et des autres diff&#233;rentes de la r&#233;alit&#233; juridique.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Au niveau de la croyance religieuse, l'enqu&#234;te r&#233;v&#232;le qu'une tr&#232;s grande majorit&#233; se d&#233;clare croyants. Ceux qui se d&#233;clarent incroyants ne repr&#233;sentent que 0,2% de l'&#233;chantillon.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;L&#224; o&#249; cela devient tr&#232;s int&#233;ressant, et vraiment tr&#232;s composite, c'est lorsqu'on examine les diff&#233;rentes mani&#232;res dont se d&#233;cline la foi. On observe dans la communaut&#233; marocaine un ph&#233;nom&#232;ne d'individualisation incontestable par rapport &#224; la foi, beaucoup plus consid&#233;rable que dans d'autres communaut&#233;s. La foi est v&#233;cue de mani&#232;re assez personnelle, avec une grande s&#233;lectivit&#233;. Il y a ainsi 12% de personnes interrog&#233;es qui se disent de mani&#232;re claire &#171; croyants et pratiquants &#187;. Mais 68% disent : &#171; Nous essayons d'ob&#233;ir aux pr&#233;ceptes religieux &#187;, ou &#171; Moi, je fais certaines choses, pas d'autres &#187;. C'est l&#224; que joue la s&#233;lectivit&#233;. A cela, il faut encore ajouter 18% qui se disent croyants mais qui ne pratiquent pas. 44% estiment que la religion a pris de l'importance dans leur vie et occupe davantage de place. Par ailleurs, le degr&#233; d'affirmation de sa croyance augmente significativement avec l'&#226;ge. Un autre indice de l'individualisation de la religion est qu'il y a une grande flexibilit&#233; dans les conceptions des relations intercommunautaires ou interconfessionnelles. Ainsi, &#224; la question : &#171; Etes-vous pour ou contre la s&#233;paration entre les affaires religieuses et l'Etat ? &#187;, 52% se disent, sur le plan des principes, pour la s&#233;paration, ce qui est contre-intuitif par rapport &#224; ce qui s'entend r&#233;guli&#232;rement &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1er mouvement : Jeu de miroirs et reflets crois&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;A mon sens, l'int&#233;r&#234;t majeur de cette recherche est de nous permettre &#224; tous d'avoir une image beaucoup plus subtile de la population belgo-marocaine. L'aberration, c'est la cat&#233;gorisation arbitraire et abstraite de populations. &#171; Les Allemands aiment l'ordre &#187;, &#171; les Italiens sont des bavards &#187;... Les g&#233;n&#233;ralisations sont &#233;pouvantables. Pourquoi, &#224; &#171; D'une certaine gaiet&#233; &#187;, nous int&#233;ressons-nous &#224; ces ph&#233;nom&#232;nes d'identification ? Pour les personnes qu'on stigmatise, aussi pour celles qui fondent ces cat&#233;gories, et pour comprendre comment s'&#233;laborent ces classements fig&#233;s qui empoisonnent notre quotidien. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;C'est tout le probl&#232;me du regard de l'autre ! Or, il n'y a rien de plus partag&#233; que ce type de pr&#233;jug&#233;s. Mais ce qui va au-del&#224; et qui n'est pas acceptable, ce sont les discriminations. Lorsque la peur de la diff&#233;rence, de l'&#233;tranger, engendre des comportements racistes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Moi, j'ai ma carte d'identit&#233; belge depuis 1996. Suis-je &#171; compl&#232;tement belge &#187; pour la cause ? Pour les Belges, pour les &#171; autres &#187; ? C'est plus compliqu&#233; que cela. Il y a toujours quelqu'un qui vous identifie d'apr&#232;s la couleur de la peau, d'apr&#232;s les cheveux, d'apr&#232;s ceci, d'apr&#232;s cela&#8230; Si j'ai choisi d'&#234;tre Belge, c'est parce que je me sens Belge. D'autre part, plus on avance en &#226;ge, plus les liens avec le Maroc diminuent, parce que les familles disparaissent, les copains prennent de l'&#226;ge aussi&#8230; Les enfants grandissent ici, puis les petits-enfants. Aujourd'hui je me sens plus Belge que Marocain. Mais, malgr&#233; tout, il reste quelque chose dont on ne peut se d&#233;barrasser. Je dis toujours que l'oxyg&#232;ne qui a aliment&#233; mes poumons, c'est l'oxyg&#232;ne marocain, et la lumi&#232;re qui a nourri mes yeux, c'est la lumi&#232;re marocaine. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Je demandais r&#233;cemment &#224; un ami Marocain : &#171; Tu es arabe ? &#187; Et il m'a r&#233;pondu : &#171; Non &#187;. Donc, la probl&#233;matique identitaire, et plus pr&#233;cis&#233;ment, la probl&#233;matique de la multi-identit&#233;, se pose l&#224;-bas &#233;galement, &#224; l'int&#233;rieur du Maroc ! M&#234;me s'il y a un point de rencontre qui est l'Islam...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Je suis tout &#224; fait d'accord sur cette question de l'identit&#233; dans le pays d'origine. Ici, 6,7% des personnes interrog&#233;es dans le cadre de l'enqu&#234;te ne se d&#233;clarent ni Marocains, ni Belges, mais soit Amazigh, soit Sarhaouis, soit Arabes. La cat&#233;gorie a &#233;t&#233; regroup&#233;e. Mais il est vraisemblable que les r&#233;ponses aient &#233;t&#233; diff&#233;rentes si les questions avaient &#233;t&#233; pos&#233;es sur l'autre rive. Que l'on interroge les m&#234;mes personnes en Belgique ou pendant leur s&#233;jour au Maroc, par exemple pendant les vacances, et elles auront tendance &#224; s'affirmer diff&#233;remment.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Au Liban, avant l'arriv&#233;e des tensions actuelles et des revendications des Chiites, tout le monde se respectait parce que c'&#233;tait une soci&#233;t&#233; communautariste. Et au Maroc ? C'est quoi &#234;tre raciste au Maroc ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Des expressions racistes au Maroc, cela existe aussi, bien s&#251;r. Lorsque les Subsahariens sont arriv&#233;s en transit, un journal marocain a titr&#233; sur &#171; l'invasion des crickets &#187;. Il existe d'ailleurs au Maroc un syst&#232;me social qui est profond&#233;ment discriminatoire vis-&#224;-vis de la couleur, des Noirs, des &#171; Gnawas &#187;. Mais pour comprendre les nouvelles tendances du racisme d'aujourd'hui, il faut savoir qu'on est pass&#233; d'un syst&#232;me d'inf&#233;riorisation qui, historiquement, biologise la diff&#233;rence, &#224; des formes r&#233;centes qui passent par une &#171; culturarisation &#187; de la stigmatisation, et qui disent : &#171; votre culture est inf&#233;rieure&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Cela montre aussi que les attitudes racistes, ce n'est pas &#224; sens unique. C'est extr&#234;mement crois&#233;. Dans la communaut&#233; de jeunes que fr&#233;quentait ma fille &#224; une certaine &#233;poque, il n'&#233;tait pas simple pour elle de dire qu'elle &#233;tait Belge, alors qu'elle avait un papa tunisien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Autre question, comment peut-on &#234;tre musulman et Belge ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Cela me d&#233;mange de r&#233;pondre &#224; cette question, parce qu'en fait il y a, &#224; c&#244;t&#233; de l'ordre public ou l&#233;gal, un autre ordre, symbolique, au sein duquel il y a des choses scandaleuses. C'est l&#224; qu'&#234;tre Belge et musulman rel&#232;ve du scandale, de l'h&#233;r&#233;sie. Et cela s'explique historiquement. L'identit&#233; belge a connu toute une &#233;volution qui a permis qu'on l'&#233;tende. Mais il y a d'autres identit&#233;s qui ne l'ont pas subie. Par exemple, l'identit&#233; wallonne. Si je commence mon discours par ces mots : &#171; Bonjour, je m'appelle Hassan, je suis chercheur &#224; l'Ulg, et je suis Belge &#187; : cela ne va faire rire personne. Maintenant, si je dis : &#171; Bonjour, je m'appelle Hassan, je suis chercheur &#224; l''Ulg, et je suis Wallon &#187;, directement, je suis dans la transgression, parce que l'identit&#233; wallonne n'a pas &#233;t&#233; ouverte &#224; cela ! Cela m'est d&#233;j&#224; arriv&#233; de le faire, et de constater face &#224; quels sarcasmes on se trouve alors en pareil cas. D'aussi loin que je me souvienne, pour moi qui suis Belge d'origine marocaine, cela a toujours &#233;t&#233; tr&#232;s difficile de m'affirmer comme Belge. Pas parce qu'on nous rejetait. Mais parce que, si on l'avait dit, on n'aurait pas &#233;t&#233; pris au s&#233;rieux. C'est pour cela que la question de la religion musulmane est importante. La bonne nouvelle, c'est que comme les identit&#233;s sont construites, elles peuvent aussi &#234;tre d&#233;construites et reconstruites. C'est modulable. Mais cela n&#233;cessite un travail politique. Et aujourd'hui, on se trouve &#224; un tournant &#224; cet &#233;gard. C'est l&#224; qu'il y a une r&#233;flexion &#224; avoir, sur l'espace commun et l'espace particulier. Sur la neutralit&#233; de l'Etat, la libert&#233; des choix de chacun dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;2&#232;me mouvement : La violence d'&#234;tre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;La revendication d'une identit&#233;, a fortiori d'une double identit&#233;, n'est-elle pas toujours conflictuelle ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Quand je suis arriv&#233; ici du Liban, je me suis fait tout de suite explorateur syrien. J'ai mis un casque colonial et je suis all&#233; enqu&#234;ter dans une commune wallonne pour un travail de fin d'&#233;tudes d'urbanisme &#224; l'ULB. Et j'ai trait&#233; les autres comme on traite &#171; les petits n&#232;gres &#187;. Ils n'ont pas beaucoup appr&#233;ci&#233;&#8230; Puis j'ai regard&#233; o&#249; j'&#233;tais, et quelque part entre l&#224; o&#249; j'&#233;tais alors et Poitiers, il y avait Bouillon. Alors je me suis institu&#233; 1er Sultan de Bouillon. &#171; Abou Nour 1er Sultan de Bouillon &#187;, c'est une fa&#231;on de r&#233;pondre &#224; ma vie, &#224; mes origines syro-libanaises, chr&#233;tiennes, avec toute la probl&#233;matique qu'il y a autour de cela chez nous. J'ai en moi une identit&#233; multiple, avec laquelle je dois me battre chaque jour, pour me retrouver. La construction de son identit&#233;, c'est une confrontation avec autre chose, donc c'est une violence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Ce combat, cette violence, c'est d&#233;j&#224; une r&#233;alit&#233; pour les femmes dans une soci&#233;t&#233; qui est in&#233;galitaire. Si tu ajoutes &#224; cela cette in&#233;galit&#233; d'origine culturelle&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;C'est ce que disait Angela Davis : &#171; Je suis communiste, noire et femme ! Trois raison pour lesquelles je suis mise au ban de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;On pourrait aussi se demander pourquoi les Black Panthers sont devenus musulmans ? En s'attaquant aux fondements de la soci&#233;t&#233; blanche am&#233;ricaine, ils ne faisaient que r&#233;agir &#224; la violence qui leur &#233;tait inflig&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Parmi les jeunes g&#233;n&#233;rations pakistanaises d'aujourd'hui, on voit que ces jeunes ont adopt&#233; une identit&#233; religieuse fond&#233;e sur une logique compl&#232;tement abstraite, dure, et &#233;trang&#232;re &#224; ce qui existait auparavant. En Angleterre, j'en ai vu insulter un imam ! Ce n'est pas une violence transmise par les parents. C'est plut&#244;t celle qu'ils prennent dans la figure de la part de la soci&#233;t&#233;, et qu'ils transforment en langage religieux. C'est un parcours de rupture. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;3&#232;me mouvement : Femmes des deux rives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Naturellement, les r&#233;sultats de l'enqu&#234;te montrent des diff&#233;rences sensibles entre hommes et femmes. Pour certaines questions, la dimension du genre a &#233;t&#233; syst&#233;matiquement prise en consid&#233;ration. Par exemple, pour examiner le sentiment de la pression familiale, ainsi que l'impact de la rumeur &#224; l'int&#233;rieur des communaut&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;De toute fa&#231;on, la question de la femme, selon moi, n'est pas r&#233;solue en Occident. Ici, on aurait soi disant tout r&#233;gl&#233; au niveau de la jeune fille. C'est faux ! Il y a un tabou &#233;norme. On dit qu'il est chez les autres, mais il faudrait regarder ici, et comparer.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Tout &#224; fait, mais il y a une particularit&#233; pour les jeunes filles issues de l'immigration. Pour une communaut&#233;, une des premi&#232;res pr&#233;occupations est de se reproduire en tant que culture. Or, cette transmission passe in&#233;vitablement par les femmes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;C'est pour cette raison que persistent des strat&#233;gies matrimoniales dont l'enjeu crucial est la capacit&#233; des communaut&#233;s &#224; se maintenir comme telles. 85% des Belgo-Marocaines sont mari&#233;es &#224; des conjoints de la m&#234;me origine. C'est un chiffre significatif, mais &#224; mettre en parall&#232;le avec un taux d'&#233;chec des premi&#232;res unions tr&#232;s important. Mon hypoth&#232;se est que la communaut&#233; marocaine a moins de capacit&#233;s &#224; se maintenir que, par exemple, la communaut&#233; turque. Tous les conflits o&#249; elle est impliqu&#233;e sont la traduction d'une certaine ouverture. Une soci&#233;t&#233; qui n'entre pas dans ce type de conflictualit&#233;s, c'est une soci&#233;t&#233; qui ne communique pas, mais qui maintient ainsi toute sa structure interne. Cela se voit dans tous les domaines, dont, par exemple, la r&#233;tention de la langue. Les deuxi&#232;me et troisi&#232;me g&#233;n&#233;rations marocaines ont perdu toute capacit&#233; &#224; s'exprimer dans un arabe correct. Ce n'est pas le cas chez les Turcs.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Cependant, l'augmentation du nombre de femmes c&#233;libataires et de familles monoparentales traduit aussi quelque chose de l'ordre de la recherche de l'autonomie pour les femmes. Des transformations silencieuses vont ainsi conditionner le devenir de ces communaut&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Final : Vivre ensemble&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Faire une soci&#233;t&#233; implique de se mettre d'accord sur des valeurs fondamentales. Donc, d'accepter ou non certains particularismes. Mettons l'Islam de c&#244;t&#233;, et pensons &#224; certaines soci&#233;t&#233;s traditionnelles aux principes parfois tr&#232;s &#233;loign&#233;s de ceux qui fondent notre monde. Anthropologiquement, tous les syst&#232;mes de vie et toutes les croyances sont possibles. Comment juger ce qui est admissible et ce qui ne l'est pas ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Pour vaincre les pr&#233;jug&#233;s, il faut travailler sur les peurs, avec tout le monde, car nous sommes tous concern&#233;s, et favoriser le contact et la rencontre. Parce que ce n'est pas la peur qui est condamnable, c'est ce qu'on en fait.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Quand ma fille est entr&#233;e &#224; l'&#233;cole publique, on m'a demand&#233; : &#171; Tu vas l'inscrire au cours de morale ou de religion ? &#187;. Personne ne d&#233;tient le monopole de la morale. J'ai pr&#233;f&#233;r&#233; qu'elle aille chaque ann&#233;e dans un cours de morale religieuse diff&#233;rent. C'est cela l'ouverture au monde ! Pourquoi ne pas commencer par enseigner aux enfants la religion de l'autre ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;C'est m&#234;me scandaleux que ce ne soit pas d&#233;j&#224; fait ! C'est une initiative d'autant plus pertinente que les enfants posent des questions, tr&#232;s t&#244;t. Et notre avenir d&#233;pendra pour une bonne part des r&#233;ponses qu'on leur fera...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Avec : &#8226; &lt;strong&gt;Hassan Bousetta&lt;/strong&gt;, chercheur qualifi&#233; du FNRS, charg&#233; de cours adjoint &#224; l'ULg et conseiller communal &#224; Li&#232;ge, Belge d'origine marocaine &#8226; &lt;strong&gt;Un technicien qualifi&#233;&lt;/strong&gt;, Belge d'origine marocaine &#8226; &lt;strong&gt;Un enseignant&lt;/strong&gt;, Belge d'origine marocaine &#8226; &lt;strong&gt;Un professeur d'informatique&lt;/strong&gt;, Belge d'origine marocaine &#8226; &lt;strong&gt;Marie Wolfs&lt;/strong&gt;, artiste plasticienne, Belge d'origine rwandaise &#8226; &lt;strong&gt;Jean-Paul Brilmaker&lt;/strong&gt;, avocat, pr&#233;sident de l'asbl &#171; D'une certaine gaiet&#233; &#187; &#8226; &lt;strong&gt;Dominique Dauby&lt;/strong&gt;, responsable des &#171; Femmes pr&#233;voyantes socialistes &#187; &#224; Li&#232;ge &#8226; &lt;strong&gt;Brigitte Kaquet&lt;/strong&gt;, directrice artistique du festival &#171; Voix de Femmes &#187; &#8226; &lt;strong&gt;antaki&lt;/strong&gt;, directeur de l'asbl &#171; D'une certaine gaiet&#233; &#187;, Abou Nour 1er Sultan de Bouillon, Belge &#224; 15 000 francs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Double je</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1599</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1599</guid>
	<dc:date>2009-12-30T11:25:05Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Antaki</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Italie</dc:subject>
	
	<dc:subject>Li&#232;ge</dc:subject>
	
	<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
	
	<dc:subject>Interculturalit&#233;</dc:subject>
	

	<description>
	
		Mohammed Hamra, auteur, r&#233;alisateur et metteur en sc&#232;ne, s'initie &#224; la dramaturgie lors de son passage au th&#233;&#226;tre de la Courte Echelle &#224; Li&#232;ge, o&#249; il travaillera durant cinq ans. En 2000, il devient ensuite animateur-coordinateur dans un Centre de jeunes des quartiers sensibles. Puis, en 2002, il revient au monde du th&#233;&#226;tre en fondant la troupe &#171; Les Schkims &#187; avec qui il cr&#233;e : &#171; Attention&#8230; 5 4 3 2 1 Boum &#187;, un spectacle comique qui d&#233;monte les m&#233;canismes et les enjeux du terrorisme sur un ton satirique. (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Li&#232;ge&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot39" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Interculturalit&#233;&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mohammed Hamra, auteur, r&#233;alisateur et metteur en sc&#232;ne, s'initie &#224; la dramaturgie lors de son passage au th&#233;&#226;tre de la Courte Echelle &#224; Li&#232;ge, o&#249; il travaillera durant cinq ans. En 2000, il devient ensuite animateur-coordinateur dans un Centre de jeunes des quartiers sensibles. Puis, en 2002, il revient au monde du th&#233;&#226;tre en fondant la troupe &#171; Les Schkims &#187; avec qui il cr&#233;e : &#171; Attention&#8230; 5 4 3 2 1 Boum &#187;, un spectacle comique qui d&#233;monte les m&#233;canismes et les enjeux du terrorisme sur un ton satirique. En 2005, il co-r&#233;alise avec les jeunes du Centre un premier court-m&#233;trage, &#171; Braquage &#224; la marocaine &#187;. En 2006, ce sera &#171; Allo Momo j'ai rat&#233; l'avion &#187; qui traite encore une fois du terrorisme sur le mode comique, et qu'il &#233;crit et co-r&#233;alise &#233;galement. Nourri de ces exp&#233;riences, il se lance alors dans l'aventure de &#171; Aller-retour &#187;, un premier long dont la gestation durera trois ans, et qui sera programm&#233; entre autre par les cin&#233;mas des &#171; Grignoux &#187; &#224; Li&#232;ge, et &#171; Le Parc &#187; de Charleroi. Il est &#233;galement bassiste et auteur au sein du groupe &#171; Panache culture &#187;, qu'il fonde en 1988-89 avec des amis et ses trois fr&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_140 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:150px;' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH211/movie_719-58687.jpg' width='150' height='211' alt=&quot;&quot; style='height:211px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Je m'appelle Mohammed, et, pr&#233;cis&#233;ment, le fait de m'appeler comme &#231;a, c'est d&#233;j&#224; pour moi tout un programme ! J'aurai 43 ans le 22 janvier, et je vis &#224; Li&#232;ge, mais je suis n&#233; au Maroc, quelque part dans le ghetto de Mekn&#232;s, l&#224; o&#249; il y a encore de petites maisons de bois et de terre cuite peinte en bleu. Mon p&#232;re &#233;tait cordonnier et y tenait un petit magasin. Sans &#234;tre vraiment de ce que l'on appelle ici &#171; la classe moyenne &#187;, ce n'&#233;tait pas non plus un paysan. Plut&#244;t un petit commer&#231;ant, qui avait achev&#233; ses &#233;tudes primaires et savait lire et &#233;crire l'arabe et le fran&#231;ais. Mon p&#232;re a quitt&#233; Mekn&#232;s pour la Belgique lorsqu'il a sign&#233; un contrat avec la mine, qui le liait pour cinq ans. Nous, nous avons b&#233;n&#233;fici&#233; de la loi sur le regroupement familial. C'est comme cela que suis arriv&#233; en Belgique, &#224; l'&#226;ge de six mois. Par la suite, j'avais alors douze ans, mon p&#232;re nous a quitt&#233;s en laissant ma m&#232;re, qui, elle, &#233;tait orpheline et illettr&#233;e, avec sept enfants sur les bras.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;J'ai donc d&#233;but&#233; dans la vie dans une situation familiale difficile, ce qui explique en partie que j'aie quitt&#233; l'&#233;cole &#224; l'&#226;ge de 14-15 ans. Et j'ai &#233;galement connu tr&#232;s t&#244;t ce qu'&#233;tait &#171; la double identit&#233; &#187;, mais je dis tout de suite que la mani&#232;re dont on vit cela, plut&#244;t bien ou plut&#244;t mal, cela d&#233;pend surtout du regard des autres. Ainsi, jusqu'&#224; la sixi&#232;me primaire, j'&#233;tais un Belge comme les autres. Notre milieu social, c'&#233;tait alors l'&#233;cole, et le quartier. Ce n'&#233;tait pas un milieu marocain, mais une cit&#233; ouvri&#232;re, avec des Belges, des Italiens, des Polonais, des Grecs, des Turcs,... Nous, les petits, on formait une joyeuse bande d'enfants, sans se poser la question du communautarisme. Simplement, comme on &#233;tait oblig&#233;s de trouver le moyen de communiquer, on connaissait tous des bouts d'italien, de grec, de turc,&#8230; surtout les insultes &#233;videmment ! Et, en r&#233;alit&#233;, j'&#233;tais alors, non pas dans une double, mais dans une triple identit&#233; : immigr&#233; marocain, belge et fils d'ouvrier. Et ce dernier point, je le partageais avec les autres enfants de la cit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La grande diff&#233;rence entre mon enfance et l'&#233;poque actuelle, c'est qu'il n'y avait pas de repli sur la religion tel qu'on l'observe &#224; pr&#233;sent, tant chez les arabo-musulmans que chez les Berb&#232;res. Dans la cit&#233;, il n'y avait pas de question religieuse entre nous : toutes les religions &#233;taient m&#234;l&#233;es, et il y avait bien s&#251;r des discussions, mais avant tout du respect. Maintenant, je peux comprendre le repli identitaire actuel sur la religion. Les jeunes, aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils ont comme choix ? Comme perspective d'avenir ? La d&#233;linquance ou la mosqu&#233;e. Si on ne permet pas aux communaut&#233;s de d&#233;velopper ces personnes fronti&#232;res dont parle Amin Maalouf dans &#171; Les identit&#233;s meurtri&#232;res &#187;, qui sont des personnes pr&#233;cis&#233;ment &#171; &#224; cheval &#187; sur plusieurs identit&#233;s, et qui jouent le r&#244;le de liant, de passeur, et permettent que se fasse le contact entre plusieurs cultures, si tu ne permets pas &#224; ces gens qui ont la double appartenance d'exister, le repli appara&#238;t comme la seule solution. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je n'ai pas eu une adolescence tr&#232;s &#171; stable &#187;, et pendant trois longues ann&#233;es, j'ai men&#233; une vie plut&#244;t agit&#233;e. En effet, avec mon entr&#233;e en premi&#232;re secondaire &#224; Li&#232;ge, &#224; onze ans et demi, les choses ont compl&#232;tement chang&#233;. La premi&#232;re chose dont je me souvienne, et qui m'a profond&#233;ment choqu&#233;, c'est de m'&#234;tre retrouv&#233; &#224; la gare routi&#232;re face &#224; deux policiers et un chien qui me faisaient mettre les mains contre un mur. Cela a l'air anodin, les contr&#244;les d'identit&#233;, mais en r&#233;alit&#233; c'est tr&#232;s brutal. On se sent v&#233;ritablement agress&#233;, et injustement stigmatis&#233;. Et c'est arriv&#233; une fois, deux fois, trois fois,&#8230; Au d&#233;but, on a peur, puis, de la peur, on glisse dans un processus d'identification. Parce que tu as sur toi le regard des autres jeunes, tu commences &#224; avoir l'impression d'&#234;tre un truand, puis &#224; jouer le jeu, &#224; te prendre pour un ca&#239;d. Apr&#232;s ces trois ann&#233;es de d&#233;rive, j'ai d&#233;cid&#233; de reprendre des &#233;tudes et je suis retourn&#233; sur les bancs de l'&#233;cole. J'ai termin&#233; mes &#233;tudes secondaires, puis j'ai entrepris des &#233;tudes de laborantin et je suis devenu technicien chimiste dans un laboratoire. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je ne suis un immigr&#233; ni de la premi&#232;re, ni de la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration. A six mois, on n'a pas les moyens de choisir ! On peut donc dire que je suis &#171; &#224; cheval entre les deux &#187;. J'ai obtenu la nationalit&#233; belge par naturalisation, mais, jusqu'&#224; l'&#226;ge de 30 ans, j'ai &#233;t&#233; marocain. Mine de rien, cela pose des questions d'appartenance diff&#233;rentes par rapport &#224; ceux qui sont n&#233;s belges, et qui n'ont jamais &#233;t&#233; marocains. Par ailleurs, quand j'ai demand&#233; la naturalisation, il m'est arriv&#233; quelque chose d'&#233;trange... Alors que j'avais r&#233;uni tout un dossier avec mes dipl&#244;mes et des attestations de mon patron, j'ai re&#231;u un courrier des autorit&#233;s disant que je n'&#233;tais &#171; pas suffisamment int&#233;gr&#233; &#187;. J'ai aussit&#244;t t&#233;l&#233;phon&#233; au Parlement, et j'ai laiss&#233; un message sur le r&#233;pondeur, avec un bon accent li&#233;geois, o&#249; je me moquais un peu d'eux : &#171; All&#244;&#244;, je m'appelle Mohammed, et il para&#238;t comme &#231;a que je suis pas bien int&#233;gr&#233; &#187;. Une semaine plus tard, je recevais la lettre officielle m'accordant la naturalisation ! &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Aujourd'hui ? Je me sens bien ! En fait, je ne me pose pas la question. J'ai choisi une fois pour toutes de prendre ce qui a de bon partout. Suis-je Belge ? Non. Suis-je Marocain ? Non. D'abord et avant tout, je suis un Li&#233;geois. J'ai fait toute ma vie &#224; Li&#232;ge. Je connais les moindres recoins de la ville, peut-&#234;tre mieux que certains Li&#233;geois, parce que je tra&#238;ne dans la rue depuis l'&#226;ge de quinze ans. J'ai m&#234;me une pointe d'accent ! &#171; Int&#233;gr&#233; &#187;, je le suis depuis tr&#232;s longtemps, m&#234;me si je n'aime pas ce mot &#171; d'int&#233;gration &#187;. Int&#233;gr&#233;, on l'est d'office &#224; partir du moment o&#249; l'on a grandi ici ! Mais, dans la bataille de l'identit&#233;, qui est simplement celle de l'affirmation de soi, il y a &#233;norm&#233;ment d'obstacles. Des obstacles, on doit tous en surmonter, mais c'est d'autant plus vrai quand tu t'appelles &#171; Mohammed &#187;&#8230; C'est une chose que j'ai encore exp&#233;riment&#233;e dans mon travail actuel, avec les jeunes des quartiers, puis lorsque je me suis lanc&#233; dans une autre aventure : la r&#233;alisation de mon film. Mais, ce qui est magnifique dans le monde du cin&#233;ma, c'est que c'est un monde de r&#234;ve. Et dans ce monde, &#224; un moment donn&#233;, les barri&#232;res peuvent tomber ! J'ai pu rencontrer des gens qui croient en moi, rassembler des &#233;quipes d'origines diverses avec des jeunes des quartiers, et faire travailler tout le monde ensemble. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;En deux mots, ce film, c'est l'histoire d'un Italien, rescap&#233; de la catastrophe de Marcinelle, mais qui y perd son p&#232;re et retourne vivre en Italie. Cinquante ans plus tard, il d&#233;couvre qu'il a une petite fille. Il d&#233;barque alors ici avec son salami et sa bouteille de vin et la retrouve convertie &#224; l'Islam, vivant avec un Marocain. Entre temps, l'histoire se d&#233;place &#224; Tanger pour suivre le parcours de deux jeunes qui quittent clandestinement le Maroc&#8230; Il est clair que notre histoire ne peut pas nous quitter, nos racines non plus. Je le sais, et je m'en sers, plus ou moins consciemment. Les deux lascars qui quittent le Maroc pour venir ici, c'est aussi un peu mon histoire. Mais il y a aussi, &#224; c&#244;t&#233; de mon histoire d'immigr&#233; et de fils d'ouvrier, une troisi&#232;me facette de ma personnalit&#233; dans le film : je vis avec une Italienne depuis quinze ans, je suis all&#233; en Italie plusieurs fois, e parlo italiano molto bene, per dire la verit&#224; ! La culture italienne fait aussi partie de mon identit&#233;. Cela n'est pas seulement une r&#233;ponse &#224; mon milieu d'origine, &#224; mon enfance, c'est aussi inspir&#233; de ma vie actuelle.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Trois ans de travail ! Au d&#233;part le film n'&#233;tait pas pens&#233; dans une optique de commercialisation, mais la qualit&#233; du r&#233;sultat a fini par convaincre les Grignoux de le projeter. Programm&#233; pour un mois et demi, il a &#233;t&#233; prolong&#233; d'autant tellement le bouche &#224; oreilles a bien fonctionn&#233;. Au final, 1400 personnes ont vu le film. J'y ai mis toutes mes ressources personnelles, au figur&#233; comme au sens propre, car j'y ai laiss&#233; jusqu'&#224; mon dernier denier. Mais le combat qu'il a fallu mener pour vaincre les id&#233;es re&#231;ues m'a aussi co&#251;t&#233; beaucoup d'&#233;nergie. C'est bizarre de constater &#224; quel point le regard sur la communaut&#233; belgo-marocaine peut &#234;tre d&#233;personnalisant. On a toujours tendance &#224; nous voir comme un bloc, une collectivit&#233; indistincte, et on accepte mal nos d&#233;marches personnelles et nos initiatives individuelles. La preuve en est que, moi qui ai aujourd'hui 43 ans, on parle de moi dans la presse comme d'un &#171; jeune r&#233;alisateur maghr&#233;bin &#187;. Cependant, cette exp&#233;rience m'a apport&#233; beaucoup : j'ai appris &#224; me confronter aux id&#233;es re&#231;ues, &#224; faire triompher l'intelligence des rencontres humaines contre la b&#234;tise des pr&#233;jug&#233;s, et &#224; m'imposer en tant que cr&#233;ateur. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://walkingbox.com/Trailer3.html' class='spip_out'&gt;La bande annonce&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Attention, festivit&#233;s locales !</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1598</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1598</guid>
	<dc:date>2009-12-30T11:22:02Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Charles Wauters</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Wallonie</dc:subject>
	
	<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
	
	<dc:subject>Culture</dc:subject>
	
	<dc:subject>Mons</dc:subject>
	

	<description>
	
		Alors que l'av&#232;nement du pluridisciplinaire suscite dans toutes les disciplines de nouveaux questionnements et de nouvelles pratiques, comment les acteurs de projets socioculturels trouvent-ils aujourd'hui des r&#233;ponses aux probl&#232;mes concrets de cr&#233;ation, d'organisation et de diffusion qu'ils rencontrent ? Quelles solutions pour allier libert&#233; artistique et efficacit&#233; ? Rencontre avec Claire Beunckens et Christophe Ottaviano &#224; propos de leur documentaire &#171; Attention, festivit&#233;s locales &#187; qui propose (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot37" rel="tag"&gt;Wallonie&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot39" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot88" rel="tag"&gt;Mons&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'av&#232;nement du pluridisciplinaire suscite dans toutes les disciplines de nouveaux questionnements et de nouvelles pratiques, comment les acteurs de projets socioculturels trouvent-ils aujourd'hui des r&#233;ponses aux probl&#232;mes concrets de cr&#233;ation, d'organisation et de diffusion qu'ils rencontrent ? Quelles solutions pour allier libert&#233; artistique et efficacit&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rencontre avec Claire Beunckens et Christophe Ottaviano &#224; propos de leur documentaire &#171; Attention, festivit&#233;s locales &#187; qui propose un &#233;clairage neuf sur trois festivals musicaux en Wallonie : Dour, les Francofolies de Spa et les Ardentes &#224; Li&#232;ge.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui &#234;tes-vous et quel parcours vous a men&#233; jusqu'&#224; ce documentaire ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claire&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;On a 29 ans et on a tous les deux fait nos &#233;tudes &#224; l'INRACI (les techniques de la cin&#233;matographie), de m&#234;me que les autres personnes qui ont travaill&#233; sur ce projet. Je suis originaire de Li&#232;ge, mais je vis &#224; Bruxelles. Je travaille comme &#233;talonneuse&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Moi je viens de la r&#233;gion de Mons-Borinage, mais j'habite aussi &#224; Bruxelles. Je suis actuellement pigiste pour RTL o&#249; j'ai un temps plein condens&#233; sur 10 jours par mois. Ca me laisse donc du temps pour travailler sur d'autres projets, comme celui-ci.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous un pass&#233; de festivalier ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Oui, c'est d'ailleurs en fr&#233;quentant les festivals et en constatant leur &#233;volution que nous avons eu l'id&#233;e de ce documentaire. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle &#233;volution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Au d&#233;part, c'&#233;tait principalement le Festival de Dour qui nous int&#233;ressait. On avait fait l'&#233;dition 2007 et on avait remarqu&#233; que les conditions d'accueil, d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233; pour les festivaliers s'&#233;taient gravement d&#233;teriori&#233;es. C'est ce constat qui nous a donn&#233; l'envie de filmer la r&#233;alit&#233; du festival. L'&#233;dition 2007 &#233;tait vraiment catastrophique &#224; ce niveau.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est donc de l&#224; qu'est n&#233;e l'id&#233;e de ce film. Qu'avez-vous voulu montrer au juste ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;En 2008, on est arriv&#233; &#224; Dour en pensant qu'on allait assister au m&#234;me festival qu'en 2007, avec les m&#234;mes exag&#233;rations. On n'avait pas pr&#233;vu que les choses auraient un peu chang&#233;. Entre temps, suite &#224; 2007, la Communaut&#233; Fran&#231;aise &#233;tait intervenue pour imposer aux festivals de faire plus attention &#224; la s&#233;curit&#233; et &#224; l'hygi&#232;ne en g&#233;n&#233;ral.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez d&#251; revoir votre sc&#233;nario de base dans ce cas ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Pas vraiment. Si on a not&#233; quelques am&#233;liorations, Dour reste Dour et ce qu'on voulait filmer &#233;tait toujours l&#224;, sous nos yeux. Le c&#244;t&#233; rock and roll du festival est intact&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais vous ne vous int&#233;ressez pas qu'&#224; Dour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Non, c'est vrai. Dour est le point de d&#233;part, mais, par objectivit&#233;, on a voulu s'int&#233;resser aussi aux Francofolies et aux Ardentes. Ca nous permet d'aborder certains aspects de Dour par comparaison avec deux autres festivals similaires en certains points. Et puis, on ne peut pas nier qu'il existe une concurrence entre les festivals : Dour et les Francofolies ont lieu en m&#234;me temps et la programmation des Ardentes n'est pas tr&#232;s diff&#233;rente d'une partie de l'affiche de Dour. Aborder les trois, &#231;a nous permettait de montrer les sp&#233;cificit&#233;s et les diff&#233;rences de chacun, notamment celles de Dour. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'il s'agisse des relations tr&#232;s &#233;troites que chaque organisateur entretient avec la politique, de l'empreinte &#233;cologique des festivals ou de la mani&#232;re dont sont trait&#233;s les b&#233;n&#233;voles, vous n'avez pas peur de mettre le doigt o&#249; &#231;a fait mal. Y-a-t-il des th&#232;mes que vous avez refus&#233; de traiter ou que l'on vous a emp&#234;ch&#233; de traiter ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;On ne s'est rien interdit, mais on a d&#251; couper certains dossiers chauds parce que les personnes impliqu&#233;es ont refus&#233; de s'exprimer devant la cam&#233;ra. Le cas le plus flagrant concerne les riverains qui habitent sur le site de Dour, parfois &#224; quelques m&#232;tres des &#171; toilettes &#187; ou des sc&#232;nes, qui n'ont plus acc&#232;s &#224; leur maison en voiture, qui voient les festivaliers passer par leur jardin, etc. Ces gens-l&#224; ne sont pas d&#233;dommag&#233;s, ou alors de mani&#232;re d&#233;risoire. Ils se sont exprim&#233;s une premi&#232;re fois sans la cam&#233;ra, mais ils ont refus&#233; d'&#234;tre film&#233;s. Ils avaient peur. Certains ont avou&#233; avoir &#233;t&#233; intimid&#233;s par Carlo Di Antonio (organisateur du festival et bourgmestre de Dour), raison pour laquelle ils ont refus&#233; de s'exprimer face cam&#233;ra. Il y a beaucoup d'autres th&#232;mes interpellants que l'on n'a pu traiter par manque de preuves concr&#232;tes ou de t&#233;moignages film&#233;s. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et puis, en 52 minutes, je suppose qu'il a fallu faire des choix. Comment s'est pass&#233; le montage ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;On est arriv&#233; au montage avec plus de trente heures de rushs, il a donc fallu &#233;laguer &#233;norm&#233;ment. On a voulu trouver un &#233;quilibre entre les images d'ambiance qui illustraient chaque festival, les interviews, les passages musicaux et les th&#232;mes plus s&#233;rieux, comme celui sur les b&#233;n&#233;voles ou les relations avec le politique. On visionnait le film &#224; trois, puis il fallait d&#233;battre des passages &#224; couper ou &#224; garder. Ca n'a pas &#233;t&#233; facile de se mettre d'accord, on avait tous des sujets qui nous tenaient &#224; c&#339;ur, mais on est finalement tomb&#233;s d'accord en nous focalisant sur le fil du documentaire : on d&#233;marre avec un bref historique des festivals, puis on aborde l'organisation et on entre progressivement dans des th&#232;mes plus pr&#233;cis. De cette fa&#231;on, on est arriv&#233; &#224; un montage coh&#233;rent. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En regardant votre film, on sent tr&#232;s vite que vous avez beaucoup travaill&#233; sur le l'image et le son. A quoi doit-on la qualit&#233; audiovisuelle de votre film ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Toute l'&#233;quipe s'est beaucoup investie. Le cadreur est egalement r&#233;alisateur de documentaire, ce qui lui donne un regard plus vif, l'ing&#233; son a beaucoup d'exp&#233;rience dans le domaine, et le monteur a fait un tr&#232;s bon travail, aussi bien sur le montage que sur le graphisme il nous a apport&#233; beaucoup lors de la production. Il faut imaginer les conditions de tournage : dans la boue, au milieu d'une mar&#233;e humaine, avec du son qui vient de plusieurs sc&#232;nes diff&#233;rentes en m&#234;me temps. Le travail sur la bande-son a &#233;t&#233; tr&#232;s complexe, mais le r&#233;sultat est l&#224; ! Par rapport &#224; l'image, l'&#233;talonnage y est pour beaucoup dans le r&#233;sultat. Gr&#226;ce &#224; lui, on a r&#233;ussi &#224; donner une couleur propre &#224; chaque festival. L'&#233;talonnage a vraiment permis de trouver une identit&#233; qui correspond &#224; l'ambiance diff&#233;rente des trois festivals. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est votre premier long m&#233;trage, que changeriez-vous s'il &#233;tait &#224; refaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;On engagerait imm&#233;diatement un assistant de production, quelqu'un qui nous aurait aid&#233; &#224; rentrer un dossier pour obtenir des subsides et qui aurait organis&#233; la distribution du film. On y avait pens&#233; avant de d&#233;buter l'aventure, mais on voulait rester le plus libres possible, c'&#233;tait notre plus grande volont&#233;. On refusait qu'une personne ext&#233;rieure intervienne dans l'&#233;criture ou le choix de ce que nous voulions montrer. L'avantage, c'est que nous avons d&#251; nous d&#233;brouiller seuls &#224; chaque &#233;tape de la construction de ce film, de l'&#233;criture &#224; la post-production. Aujourd'hui, on sait exactement ce qu'une telle entreprise signifie en terme d'investissement de temps, d'argent et de travail. On est bien plus arm&#233;s pour les prochains.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez donc pu tourner et monter le film en toute libert&#233;. En contrepartie, n'est-ce pas trop difficile de trouver des diffuseurs ? C'est une partie du travail que vous ma&#238;trisez moins, j'imagine ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est vrai. Le fait d'avoir commenc&#233; ce film sans producteur nous a permis d'avoir une libert&#233; totale du d&#233;but &#224; la fin, mais on se rend compte aujourd'hui que &#231;a nous aurait bien aid&#233; pour la distribution, donc la diffusion du film. On a pu recevoir un peu d'aide, notamment de Lallali production et de Patrice Bauduinet, mais pas autant que si nous avions travaill&#233; directement avec une production qui nous soutienne. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, &#224; qui avez-vous propos&#233; le film ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Surtout aux t&#233;l&#233;visions. A la RTBF, &#224; Plug RTL et &#224; BeTV.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et quelles ont &#233;t&#233; les r&#233;ponses ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Soit leur budget &#233;tait d&#233;j&#224; boucl&#233; pour le mois &#224; venir, soit ils avaient d&#233;j&#224; investi dans un film plus ou moins ressemblant. C'est ce qu'il s'est pass&#233; avec BeTV qui venait d'acheter un docu sur Girls in Hawa&#239;. Ce n'est pas vraiment pareil, mais &#231;a rentre dans le m&#234;me budget chez eux. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous des pistes pour pallier ce probl&#232;me de distribution ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;On y r&#233;fl&#233;chit depuis un moment. On est en train de contruire un site sur lequel on diffusera des extraits et o&#249; on permettra aux internautes soit de t&#233;l&#233;charger le film, soit de recevoir le DVD. On a pas encore d&#233;cid&#233; quelle m&#233;thode on va privil&#233;gier mais les choses avancent dans ce sens. On a le nom de domaine &lt;a href='http://www.attentionfestiviteslocales.be/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.attentionfestiviteslocales.be&lt;/a&gt;. L'autre possibilit&#233;, c'est de vendre le DVD lors des festivals, mais cela reste difficile &#224; mettre sur pied. Il faut soit louer un stand, ou le vendre dans le stand d'un autre. On a plus ou moins laiss&#233; tomber cette piste-l&#224;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-il utopique de vouloir vivre de la r&#233;alisation de film en Belgique ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est pr&#233;f&#233;rable de passer d&#232;s le d&#233;but par le soutien de la Communaut&#233; Fran&#231;aise, &#231;a facilite les choses&#8230; Il faut ajouter que le statut d'artiste est une aide pr&#233;cieuse. Ca permet de se concentrer sur son travail en sachant que l'on ne se retrouvera pas sans rien du tout &#224; la fin du mois. Ca donne une certaine s&#233;r&#233;nit&#233; dans le travail, m&#234;me si ce n'est pas tenable &#224; tr&#232;s long terme. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez de nouveaux projets ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, on est sur le point de finaliser un court m&#233;trage. C'est une fiction m&#233;lant vid&#233;o et animation, &#231;a s'appelle &#171; Los Rabbitos &#187; et c'est assez absurde. On a voulu r&#233;aliser ce court avec tr&#232;s peu de moyens et, une fois encore, en toute libert&#233;. C'est ce toujours cette libert&#233; qui prime dans ce que l'on fait !&lt;/p&gt; &lt;object width=&quot;400&quot; height=&quot;221&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7141804&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7141804&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;221&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/7141804&quot;&gt;Attention Festivit&#233;s Locales - Teaser&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/user1342979&quot;&gt;Boris Wilmot&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Le pluridisciplinaire en question</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1597</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1597</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:58:41Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Nat Ryckewaert</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Bruxelles</dc:subject>
	
	<dc:subject>Li&#232;ge</dc:subject>
	
	<dc:subject>Wallonie</dc:subject>
	
	<dc:subject>Culture</dc:subject>
	
	<dc:subject>politique</dc:subject>
	

	<description>
	
		En &#233;cho &#224; la publication &#171; Regards d'acteurs : un questionnement sur le pluridisciplinaire &#224; travers Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187;, &#233;dit&#233;e par &#171; D'une certaine gaiet&#233; &#187; en collaboration avec le Collectif du Lion, une table-ronde s'est tenue le 17 septembre 2009 aux Ecuries du Man&#232;ge Fonck. Celle-ci s'inscrivait dans le cadre d'une s&#233;rie d'activit&#233;s de cl&#244;ture de l'&#233;v&#233;nement &#171; Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187; et visait &#224; prolonger la r&#233;flexion et le questionnement amorc&#233;s dans la publication. Intervenants : Claire (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Bruxelles&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Li&#232;ge&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot37" rel="tag"&gt;Wallonie&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot76" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En &#233;cho &#224; la publication &#171; Regards d'acteurs : un questionnement sur le pluridisciplinaire &#224; travers Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187;, &#233;dit&#233;e par &#171; D'une certaine gaiet&#233; &#187; en collaboration avec le Collectif du Lion, une table-ronde s'est tenue le 17 septembre 2009 aux Ecuries du Man&#232;ge Fonck. Celle-ci s'inscrivait dans le cadre d'une s&#233;rie d'activit&#233;s de cl&#244;ture de l'&#233;v&#233;nement &#171; Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187; et visait &#224; prolonger la r&#233;flexion et le questionnement amorc&#233;s dans la publication.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_138 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L459xH338/pluri-5d4fc.jpg' width='459' height='338' alt=&quot;&quot; style='height:338px;width:459px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Intervenants&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Claire Blatch&lt;/strong&gt; : artiste pluridisciplinaire. &lt;strong&gt;Michel Debrulle&lt;/strong&gt; : asbl Collectif du Lion, &#224; l'initiative de l'&#233;v&#233;nement &#171; Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187;. &lt;strong&gt;Claude Fafchamps&lt;/strong&gt; : producteur, Cie &#171; Arsenic &#187;. &lt;strong&gt;Laurence Jenard&lt;/strong&gt; : asbl &#171; Recyclart &#187;. &lt;strong&gt;St&#233;phane Noirhomme&lt;/strong&gt; : zoologiste, guide-nature, animateur du projet &#171; Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187;. &lt;strong&gt;Roland Vanderhoeven&lt;/strong&gt; : Directeur-coordinateur du ressort bruxellois de l'Inspection de la culture. &lt;strong&gt;Marianne Van Leeuw&lt;/strong&gt; : Editions du souffle. &lt;strong&gt;Pascal Verhulst&lt;/strong&gt; : asbl &#171; Orbitale &#187;, qui assure la coordination des diff&#233;rentes asbl cohabitant dans un m&#234;me espace, &#171; Le Vecteur &#187;, &#224; Charleroi. &lt;strong&gt;Michel Antaki&lt;/strong&gt; : directeur &#171; D'une certaine gaiet&#233; &#187; asbl, mod&#233;rateur&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Le pluridisciplinaire (ou &#171; pluri &#187;), concept en vogue depuis quelques ann&#233;es dans les sph&#232;res culturelles et artistiques, exprime une n&#233;cessit&#233; de d&#233;passer un cloisonnement entre les pratiques artistiques h&#233;rit&#233; d'une classification des Beaux-Arts datant du 18&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187;, qui se d&#233;finit comme un &#233;v&#233;nement pluridisciplinaire, impose, tel un &#233;l&#233;phant dans un magasin de porcelaine, un &#233;tat des lieux : que reste-t-il de ces classifications obsol&#232;tes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il suscite aussi un vrai questionnement, auquel nous avons, dans la publication, soumis toute une s&#233;rie d'acteurs impliqu&#233;s &#224; divers niveaux du projet. Qu'est-ce que le pluridisciplinaire ? Dans ce champ en pleine mutation, qu'advient-il de l'artiste en tant qu'individu ? L'acte de cr&#233;ation doit-il &#234;tre mono ou pluridisciplinaire ? Au service de qui ou de quoi cette cr&#233;ation est-elle adress&#233;e ? Comment les notions de projet socioculturel, de r&#233;seau associatif, de th&#233;matiques soci&#233;tales, d'&#233;ducation permanente, renontrent-elles les disciplines artistiques ? Quels processus et quelles pratiques les protagonistes doivent-ils inventer pour que la r&#233;sonance de l'&#233;v&#233;nement, sans &#234;tre cacophonique, donne une place &#224; chacun ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la publication (disponible sur demande par t&#233;l 04/222 12 46 ou par mail info at certaine-gaite.org), les acteurs, ceux d' &#171; Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187;, ont renvoy&#233; leur propre regard. Des regards crois&#233;s, parfois contrast&#233;s, souvent compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La table-ronde, en confrontant repr&#233;sentant institutionnel, acteurs du milieu associatif, artistes&#8230; a permis d'alimenter la r&#233;flexion et le questionnement sur un concept qui, en d&#233;finitive, au bout d'une heure et demie de d&#233;bat, n'a pas vraiment pu &#234;tre d&#233;fini.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un peu d'histoire&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Michel Antaki, mod&#233;rateur de la table-ronde, introduit la notion de pluridisciplinairit&#233; en soulignant le fait que la structure du secteur culture de la Communaut&#233; Fran&#231;aise s'inscrit dans le prolongement direct d'une conception des Beaux-Arts datant du 18&#232;me si&#232;cle, Roland Van der Hoeven, inspecteur &#224; la CFWB, souscrit pleinement. &#171; &lt;i&gt;C'est tout &#224; fait &#231;a. L'organigramme de la culture au sein de la Communaut&#233; fran&#231;aise est effectivement calqu&#233; sur une vision h&#233;rit&#233;e du classicisme, avec autant de secteurs que sont les arts plastiques, les arts de la sc&#232;ne, la promotion des lettres&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Pour comprendre un peu mieux l'&#233;mergence des questionnements sur le d&#233;cloisonnement et la d&#233;-sectorisation, il faut se rappeler qu'avant 2004 et l'arriv&#233;e de Fadila Laanan &#224; la culture, les comp&#233;tences relatives &#224; celle-ci &#233;taient le fait de deux Ministres diff&#233;rents (Rudy Demotte puis Christian Dupont furent ministres de la Culture, tandis que le poste de Ministre des Arts et des Lettres revenait &#224; Richard Miller, puis Daniel Ducarme, et enfin Olivier Chastel. Cette r&#233;partition de comp&#233;tences entre deux ministres, qui plus est de tendances politiques diff&#233;rentes, rendait plus difficile encore une appr&#233;hension transversale des mati&#232;res culturelles. Le Cabinet Laanan, d&#232;s le d&#233;but de la l&#233;gislature, lance un grand projet de red&#233;finition des politiques culturelles : les Etats g&#233;n&#233;raux de la culture. Ce projet aboutit &#224; la d&#233;finition, en novembre 2005, des &#171; Priorit&#233;s Culture &#187;, parmi lesquels figure la transversalit&#233; comme principe d'action conseill&#233; pour la r&#233;orientation de la politique culturelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les &#171; Priorit&#233;s Culture &#187;, les budgets suppl&#233;mentaires pr&#233;vus relatifs &#224; la section &#171; Promouvoir les projets intersectoriels &#187; s'&#233;l&#232;vent &#224; 955.000 euros en 2006. Une somme importante, alors que le point &#171; Promouvoir les projets intersectoriels &#187; est somme toute peu d&#233;velopp&#233;. Ce paradoxe souligne la difficult&#233; de traitement des projets transversaux. La proposition essentielle, outre le budget, consiste &#224; mettre en place une &#171; commission pluridisciplinaire exp&#233;rimentale d'avis. Le plus curieux, c'est qu'aucun crit&#232;re n'est d&#233;fini. La seule indication concernant la nature des projets intersectoriels ou transversaux est qu'ils doivent &#234;tre &#171; porteurs d'innovation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, l'absence de crit&#232;res clairs est &#233;vidente, et justifie le caract&#232;re exp&#233;rimental de cette commission. Celle-ci s'est donn&#233;e pour objectifs d'examiner les projets de cr&#233;ation associant plusieurs disciplines ou concernant plusieurs secteurs. Elle devient alors un &#171; lieu de coordination des analyses et positions sectorielles, ainsi qu'un espace o&#249; puissent &#234;tre pris en compte les dossiers inclassables &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Nouvelles visions, nouvelles pratiques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Michel Debrulle, dont l'asbl &#171; Collectif du Lion &#187; est &#224; l'initiative de l'&#233;v&#233;nement &#171; Un &#233;l&#233;phant dans la ville &#187;, le pluridisciplinaire &#8212;tel qu'il se d&#233;cline &#224; travers ce projet pr&#233;cis &#8212; induit un travail de collaboration entre des disciplines, des secteurs, des personnes, qui n'ont pas n&#233;cessairement l'habitude de se croiser, encore moins de fonctionner ensemble. &#171; &lt;i&gt;Nous avons parfois d&#251; faire face &#224; des querelles de chapelle, des incompr&#233;hensions, voire des incompatibilit&#233;s de points de vue&lt;/i&gt; &#187;, rapporte-t-il. Ici, le ciment cens&#233; assurer une coh&#233;rence et une transversalit&#233; du projet se situe dans une th&#233;matique &#224; laquelle devaient adh&#233;rer les acteurs du projet. Une th&#233;matique travaill&#233;e avec l'ensemble des protagonistes sur le m&#234;me mod&#232;le m&#233;thodologique : une animation assur&#233;e par St&#233;phane Noirhomme, zoologiste et guide-nature, autour de le symbolique et des repr&#233;sentations de l'&#233;l&#233;phant. Cette incursion de la zoologie dans un projet sociocuturel n'est pas innocente : elle d&#233;note une vision du pluridisciplinaire qui tend &#224; faire exploser les fronti&#232;res entre des champs que beaucoup consid&#232;rent encore comme imperm&#233;ables les uns aux autres, comme la science et la culture, par exemple. Une vision qui tient compte de &#171; la complexit&#233; croissante du monde &#187;, et de la n&#233;cessit&#233;, d&#232;s lors, d' &#171; &#233;largir l'angle de vue &#187;, &#171; de combiner les approches &#187;, &#224; travers des processus et des pratiques qu'il s'agit, d&#232;s lors, d'inventer.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des projets &#171; pluri &#187; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Pascal Verhulst, de l'asbl &#171; Orbitale &#187;, qui g&#232;re le lieu pluridisciplinaire &#171; Le Vecteur &#187; &#224; Charleroi, &#171; &lt;i&gt;beaucoup de choses existent, et la Commission pluri est une initiative positive, mais il y a une tr&#232;s mauvaise information. Les acteurs culturels ne sont absolument pas au courant des possibilit&#233;s qui existent, au sein de la CFWB, pour accueillir leurs projets. Il faudrait r&#233;ellement repenser la communication entre les services des divers secteurs, pluri compris, et les acteurs de terrain&lt;/i&gt; &#187;. Il y a aussi, selon lui, &#171; &lt;i&gt;un r&#233;el manque de travail en r&#233;seau. Les op&#233;rateurs travaillent chacun dans leur coin, &#233;ventuellement en faisant du pluri, mais ne mettent pas leurs pratiques et leurs d&#233;marches en commun. Au Vecteur, nous sommes en demande de ce type de mise en r&#233;seau.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Recyclart est, comme l'explique Laurence Jenart &#171; &lt;i&gt;un laboratoire artistique, un lieu de cr&#233;ation, un centre de formation pour chercheurs d'emploi, de confrontation et de diffusion culturelles, un acteur de l'espace public urbain, un lieu de rencontres et d'exp&#233;rimentations.&lt;/i&gt; &#187; Un tout constitu&#233; de parties qui participent d'une dynamique commune, et dont la gare Bruxelles-Chapelle est le point de d&#233;part. C'est aussi un lien entre le centre de la m&#233;tropole et les zones d'habitations populaires du centre-ville. Recyclart puise son inspiration dans une r&#233;alit&#233; quotidienne bruxelloise qui se nourrit de nombreuses cultures et de diff&#233;rentes communaut&#233;s linguistiques. Ici, la notion de &#8220;pluri&#8221; s'inscrit non seulement dans le foisonnement des disciplines et des secteurs qui caract&#233;risent le projet, mais aussi dans la diversit&#233; des cultures et des commnaut&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;De l'artiste...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Claire Blach est com&#233;dienne, metteuse en sc&#232;ne, et fait aussi de la musique exp&#233;rimentale. De &#171; Chez Lulu &#187;, un lieu alternatif li&#233;geois o&#249; elle proposait des concerts underground, &#224; &#171; Cour des Miracles 2047 &#187;, l'asbl qu'elle a cr&#233;&#233;e dans le cadre de la cr&#233;ation d'un spectacle pluridisciplinaire (&#171; Vos d&#233;sirs sont d&#233;sordre &#187;), son parcours est celui de 20 ans de b&#233;n&#233;volat. &#171; &lt;i&gt;Au Minist&#232;re, on m'a balad&#233;e entre les Arts de la Sc&#232;ne, les musiques non-classiques, puis finalement le pluri, en me demandant des tas de dossiers, et en me donnant toujours cette impression de ne pas &#234;tre dans la bonne case. Le travail administratif occasionn&#233; est &#233;norme, et demande beaucoup de temps et d'&#233;nergie. C'est notamment pour &#231;a que j'ai cr&#233;&#233; l'asbl &#171; Cour des Miracles 2047 &#187;, en pensant qu'un cadre comme celui-l&#224; permettrait d'aboutir plus facilement, et avec l'espoir de pouvoir &#234;tre un minimum r&#233;mun&#233;r&#233;e pour le travail que je faisais. Mais ce fut loin d'&#234;tre le cas. Aujourd'hui, je continue &#224; gal&#233;rer, et &#224; devoir faire parfois plus d'administratif que d'artistique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'existence d'un secteur pluri sera-t-il &#224; terme un espace o&#249; accueillir les projets de personnes comme Claire Blach, en leur donnant, enfin, une reconnaissance, et des moyens de vivre dignement ? Ou ce secteur l&#224; sera-t-il, lui aussi, soumis &#224; une politique de professionnalisation et de rationalisation telle que seules les grosses structures, les grands &#233;v&#233;nements, y auront une place ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;...&#224; l'animateur culturel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le parcours de Michel Debrulle, en ce sens, ressemble un peu &#224; celui de Claire. A la diff&#233;rence que son asbl, &#171; Collectif du Lion &#187;, est d&#233;sormais reconnue par la Communaut&#233; Fran&#231;aise, et que l'&#233;v&#233;nement pluridisciplinaire &#171; Un &#233;l&#233;phant dans la Ville &#187; dont il est &#224; l'initiative a b&#233;n&#233;fici&#233; de subventions relativement cons&#233;quentes. Mais au d&#233;part, Michel Debrulle est un musicien. Aujourd'hui encore, il est batteur dans diff&#233;rentes formations de jazz, et donne r&#233;guli&#232;rement des concerts. C'est d'ailleurs pour promouvoir les productions musicales de ces formations qu'il a cr&#233;&#233;, au d&#233;part, le Collectif du Lion. Comme Claire Blach, il s'est retrouv&#233; assez vite &#224; devoir g&#233;rer un tas de d&#233;marches administratives, sans rien gagner en retour. C'est ainsi que, peu &#224; peu, il a gliss&#233; vers le socioculturel. &#171; &lt;i&gt;Mais &#234;tre animateur socioculturel, au d&#233;part, &#231;a n'avait rien d'une vocation. Si j'avais pu vivre de la musique, &#231;a ne m'aurait peut-&#234;tre m&#234;me pas effleur&#233;. C'est en bossant pour promouvoir ma musique que j'ai commenc&#233; &#224; fr&#233;quenter le milieu socioculturel, &#224; en comprendre les enjeux, et finalement &#224; me rendre compte qu'en construisant du socioculturel et du pluridisciplinaire et en y int&#233;grant mon activit&#233; de musicien, ce serait peut-&#234;tre plus porteur, et que les possibilit&#233;s seraient sans doute meilleures.&lt;/i&gt; &#187; Le pluridisciplinaire serait-il donc aussi une sorte de passerelle pour les artistes ? Un moyen de pratiquer son activit&#233; artistique &#224; l'int&#233;rieur d'initiatives plus vastes combinant art et soci&#233;t&#233; ? Le pluridisciplinaire serait-il finalement un indice du fait que le socioculturel est aujourd'hui mieux encadr&#233;, mieux soutenu, mieux promu que l'artistique ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Publics or not publics ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La probl&#233;matique des publics est celle de tous les secteurs. Qu'en est-il quand les secteurs se m&#234;lent ? Le pluridisciplinaire est-il caract&#233;ris&#233; par un m&#233;lange des publics ? Les publics parviennent-ils r&#233;ellement &#224; se m&#233;langer ? Est-ce d'ailleurs en soi un objectif des initiatives et des projets pluridisciplinaires ? Le fait de proposer diff&#233;rentes disciplines dans un m&#234;me espace-temps, ou de combiner des approches relevant de diff&#233;rents secteurs, ne brouille-t-il pas encore davantage les cartes en termes de &#171; publics vis&#233;s &#187; ? Comment assurer une promotion cens&#233;e toucher plusieurs publics sp&#233;cifiques ? Le pluridisciplinaire est-il tout public ? A-t-il un public particulier ? Autant de questions dont les r&#233;ponses restent &#224; formuler, mais qui m&#233;riteraient de faire l'objet d'un relev&#233; de donn&#233;es concr&#232;tes, &#224; partir desquelles r&#233;fl&#233;chir et, si possible, interpr&#233;ter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, on trouve d'ailleurs peu de mati&#232;re, peu de litt&#233;rature, sur le pluridisciplinaire. D&#233;sint&#233;r&#234;t ? Manque de recul ? Ou, &#224; nouveau, difficult&#233;s &#224; cerner le ph&#233;nom&#232;ne, voire &#224; l'identifier ? Le pluridisciplinaire n'int&#233;resserait-il finalement que les op&#233;rateurs culturels qui ont des comptes &#224; rendre &#224; la Commission ? Gageons que non, et esp&#233;rons, d'ici quelques ann&#233;es, pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'analyses et de r&#233;flexions construites sur base de l'observation des pratiques et des processus de ce nouveau secteur &#171; transgenre &#187;. Les op&#233;rateurs culturels sont peut-&#234;tre les mieux plac&#233;s pour dynamiser cette observation, voire la susciter, mais l'administration et des services de la Communaut&#233; Fran&#231;aise ont aussi un r&#244;le &#224; jouer, ne f&#251;t-ce que d'y mettre les moyens n&#233;cessaires.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le pluri, une pratique de &#171; djeuns &#187; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le pluri serait-il un ph&#233;nom&#232;ne dans l'air du temps ? Une approche en phase avec le monde d'aujourd'hui, complexe et chaotique ? En phase aussi avec le d&#233;veloppement des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) ? Un d&#233;veloppement qui a permis &#8211; et permet toujours &#8211; &#224; des tas de jeunes gens, dans leur chambre d'ado ou leur appart', de faire de la musique et de la vid&#233;o sur leur ordi, d'en assurer le montage, puis, naturellement, d'organiser un &#233;v&#233;nement o&#249; on danse sur de la musique &#233;lectronique avec en fond des projections vid&#233;o ? C'est en tout cas ce que semble penser une personne du public : &#171; &lt;i&gt;Le pluri, c'est quelque chose d'inn&#233; pour les nouvelles g&#233;n&#233;rations. Avec l'&#233;volution des technologies, le multim&#233;dia, tout &#231;a, ils font du pluri sans m&#234;me en avoir conscience. Je pense aussi aux taggeurs qui font du rap, par exemple. Eux aussi font du pluri, mais ils sont dans la pratique.Ils n'ont pas besoin de se penser en praticiens du pluri tant qu'ils n'ont pas des demandes de subvnetions &#224; faire, ou des rapports d'activit&#233; &#224; r&#233;diger.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vers une d&#233;finition ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Mais, en d&#233;finitive, c'est quoi le pluri ?&lt;/i&gt; &#187; insiste le mod&#233;rateur. Et force est de reconna&#238;tre qu'apr&#232;s plus d'une heure de discussion, aucune d&#233;finition n'a v&#233;ritablement &#233;merg&#233;. &#171; &lt;i&gt;Nous m&#234;mes, au Minist&#232;re, sommes bien en peine de d&#233;finir le pluridisciplinaire en termes de crit&#232;res clairs&lt;/i&gt; &#187; confie Roland Van der Hoeven. Juxtaposition de diverses disciplines dans un m&#234;me espace-temps ? Point d'intersection d'enjeux sectoriels distincts ? Refouloir des initiatives hors-normes ? Refuge des expuls&#233;s du d&#233;cret 2003, ceux qui ont une approche d'&#233;ducation permanente, mais ne rentrent pas dans les cases &#171; ad hoc &#187; d'un secteur en pleine professionnalisation ? Zone de transit des inclassables et inclass&#233;s, en attendant mieux ? Fourre-tout des compensations ? Un peu tout &#231;a &#224; la fois ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le d&#233;finir clairement, le doter de crit&#232;res stricts et pr&#233;cis, ne serait-ce pas &#224; nouveau recloisonner, l&#224; o&#249; le pluridisciplinaire devait justement &#234;tre un creuset pour les projets inclassables, transversaux ? Ceux qui m&#234;lent et combinent disciplines, secteurs, genres, passant all&#232;grement au-del&#224; des lignes habituelles de d&#233;marcation...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le pluridisciplinaire devenait, lui aussi, un &#171; secteur &#187; en soi, o&#249; l'on ne pourrait entrer qu'en fonction de caract&#233;ristiques &#233;tablies, o&#249; iraient les initiatives qui transgressent les cloisonnements ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_139 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH588/piege-5c93d.jpg' width='500' height='588' alt=&quot;&quot; style='height:588px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Professexions</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1596</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1596</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:47:59Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Anissa Afkir</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>Travail</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Secr&#233;taires au d&#233;collet&#233; plongeant et au soutien-gorge Wonderbra ou escorte girls en bas r&#233;silles ? Pompiers h&#233;ro&#239;ques &#224; jet puissant ou stars du porno bien membr&#233;s ? Il n'y a pas que les strip-teaseuses ou les prostitu&#233;es pour avoir introduit le sexe dans le champ du travail. Des fantasmes collectifs autour des infirmi&#232;res &#224; l'instrumentalisation du sexe pour booster une carri&#232;re de cadre, en passant par les s&#233;ances de relooking pour rendre du sex appeal aux demandeurs d'emploi, aujourd'hui, pour (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot72" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Secr&#233;taires au d&#233;collet&#233; plongeant et au soutien-gorge Wonderbra ou escorte girls en bas r&#233;silles ? Pompiers h&#233;ro&#239;ques &#224; jet puissant ou stars du porno bien membr&#233;s ? Il n'y a pas que les strip-teaseuses ou les prostitu&#233;es pour avoir introduit le sexe dans le champ du travail. Des fantasmes collectifs autour des infirmi&#232;res &#224; l'instrumentalisation du sexe pour booster une carri&#232;re de cadre, en passant par les s&#233;ances de relooking pour rendre du sex appeal aux demandeurs d'emploi, aujourd'hui, pour certains, &#171; &#234;tre sexy &#187; est une profession de foi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les m&#233;tiers des h&#244;tesses, gogo dancers et autres escorte girls sont des professions &#224; caract&#232;re clairement sexuel o&#249; les charmes corporels sont d&#233;voil&#233;s et sont un moyen direct de s&#233;duction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'art charnel, plut&#244;t appel&#233; &#171; body art &#187; dans le milieu, n'est quant &#224; lui accessible qu'&#224; une &#233;lite. Des mensurations hors-norme et une endurance &#224; la vie de nuit sont essentielles. Souvent, ce type d'activit&#233; est envisag&#233; comme une source de revenus compl&#233;mentaires et pour un laps de temps d&#233;termin&#233;. De la coiffeuse au ma&#231;on en passant par le/la com&#233;dien-ne ou encore l'employ&#233;-e de bureau, vous l'aurez compris, il n'y a pas de profil-type mais bien un sens commun de l'esth&#233;tique exhibitionniste et/ou un besoin p&#233;cuniaire. Les adeptes y trouvent des b&#233;n&#233;fices psychologiques positifs tels que la confiance en soi et le fait de s'accepter compl&#232;tement physiquement. Mais assumer &#231;a publiquement est autre chose. Il est rare en effet qu'une assistante administrative avoue que dans ses heures perdues, elle s'expose et s'adonne aux plaisirs de la s&#233;duction. Les raisons sont simples : le qu'en-dira-t-on, le risque de perdre son emploi officiel ou encore une r&#233;putation l&#233;g&#232;re sont &#224; craindre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;F&#234;te et sex-appeal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien plus reconnus et assum&#233;s sont les m&#233;tiers de sorteur ou de DJ. Les muscles pour le premier, le savoir-faire musical pour le second, sont des attributs consid&#233;r&#233;s comme sexys dans notre soci&#233;t&#233;. Nous avons rencontr&#233; un DJ qui, pour continuer &#224; jouir de sa situation de tombeur, pr&#233;f&#232;re garder l'anonymat. Il est bien s&#251;r f&#233;ru de musique &#233;lectro, mais l'admiration qu'il suscite aupr&#232;s de la gent f&#233;minine lui conf&#232;re l'agr&#233;able sentiment d'&#234;tre adul&#233; : &#171; le m&#233;tier de DJ est un vrai pi&#232;ge &#224; nanas &#187; nous confiera-t-il. Le DJ a un statut de star, petite ou grande. Il a une aura, li&#233;e &#224; son style, &#224; sa fa&#231;on de mixer et de se &#171; moover &#187;. C'est une personnalit&#233; reconnue. Le tout participe &#224; un capital symbolique assimil&#233; &#224; du sex-appeal. &#171; Des amies de mes coups d'un soir viennent me voir avec un carton sur lequel est not&#233; leur num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone&#8230; Je dois dire que je n'ai pas grand-chose &#224; faire, elles tombent comme des mouches &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Fantasmes collectifs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;S'il para&#238;t simple, pour le DJ, d'&#234;tre sexy dans un environnement propice &#224; la f&#234;te, qu'en est-il de la s&#233;duction dans la vie de tous les jours ? D' autres &#171; corps &#187; de m&#233;tiers davantage inscrits dans la quotidiennet&#233;, comme les secr&#233;taires (tailleur, poitrine g&#233;n&#233;reuse et large d&#233;collet&#233;), les pompiers (gros camion, bel uniforme et grosse lance &#224; eau), les policiers (menottes et gros gun au ceinturon), ou encore les infirmi&#232;res (nues sous leur blouse, &#233;videmment) alimentent dans l'imaginaire collectif toutes sortes de fantasmes. Un peu clich&#233;s, certes, mais bien r&#233;els.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que certaines &#233;tudes tr&#232;s s&#233;rieuses indiquent que 54% des hommes pensent au sexe tous les jours (certaines disent toutes les 6 secondes), seulement 19% des femmes y pensent quotidiennement. Cette diff&#233;rence entre les sexes serait biologique et due &#224; une programmation g&#233;n&#233;tique diff&#233;rente, selon Helen Fischer, anthropologue &#224; l'Universit&#233; Rutgers (New Jersey). Une femme aurait besoin de se sentir s&#233;duisante et d'&#234;tre elle-m&#234;me s&#233;duite pour avoir une sexualit&#233;. En revanche, un homme n'aurait pas besoin de se sentir s&#233;duisant pour se percevoir comme viril et avoir une sexualit&#233;. Illustration de cette th&#233;orie par des psys am&#233;ricains qui ont fait se rencontrer 43 hommes et femmes dans un speed-dating. Ensuite, ils les ont soumis &#224; un questionnaire d&#233;taill&#233; sur leur ressenti. R&#233;sultat : les femmes trouvent sexuellement plus attirants les hommes qui ont surtout une conversation int&#233;ressante et se montrent sympathiques. A l'inverse, les hommes ont tendance &#224; sexualiser syst&#233;matiquement les attitudes. Ils interpr&#232;tent tous les gestes amicaux ou ambigus des femmes comme des tentatives de s&#233;duction. Les hommes fantasmeraient souvent sur les femmes de leur entourage et, bien entendu, sur leurs coll&#232;gues f&#233;minines.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ascenseur sexuel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sachant cela, on comprend pourquoi le sexe peut &#234;tre un moyen certain &#224; l'aboutissement de fins professionnelles dans des carri&#232;res dites &#171; s&#233;rieuses &#187;. Ces autres &#171; corps de m&#233;tiers &#187; regroupant en vrac le comptable, le PDG, l'administrateur d&#233;l&#233;gu&#233; ou l'assistante de direction, instrumentalisent le charme pour arriver &#224; des objectifs professionnels et progresser dans la hi&#233;rarchie. Tout est dans la tactique et la finesse du jeu. Ici, le s&#233;ducteur n'attaquera jamais de mani&#232;re frontale mais de mani&#232;re indirecte, afin de capter le d&#233;sir de l'&#234;tre cens&#233; lui ouvrir grandes les portes de la gloire. La strat&#233;gie de s&#233;duction n'est pas revendiqu&#233;e comme dans les milieux de la nuit, mais plut&#244;t de l'ordre des signes : un regard insistant lors d'une r&#233;union, une poign&#233;e de main virant &#224; la caresse, un chemisier subtilement d&#233;boutonn&#233; laissant entrevoir des dessous chics&#8230; et de rituels : autour de la machine &#224; caf&#233;, lors de la pause cigarette&#8230; Sugg&#233;rer sans dire, promettre sans passer &#224; l'acte, obtenir sans demander. La s&#233;duction au bureau est tr&#232;s souvent accompagn&#233;e de manipulation. Il s'agit tout d'abord de s&#233;duire, puis d'influencer, pour enfin dominer d'une fa&#231;on ou d'une autre, afin d'atteindre l'objectif fix&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, les &#171; promotions canap&#233; &#187; n'atteignent plus seulement les femmes, mais aussi les messieurs. Selon une th&#232;se de doctorat, si une belle femme aurait plus de chances d'&#234;tre engag&#233;e par un recruteur du sexe masculin plut&#244;t que par une femme, c'est aussi vice versa. Les recruteurs professionnels sont, toujours d'apr&#232;s cette &#233;tude, sujets &#224; des pulsions sexuelles. Ils admettent m&#234;me que dans plus de 8% des cas, les clich&#233;s relatifs &#224; l'apparence physique ont eu un effet perturbateur sur leur d&#233;cision. Il semblerait donc que quel que soit notre sexe, notre m&#233;tier, notre niveau de professionnalisme, le d&#233;sir de l'autre et les fantasmes que l'on projette sur lui/elle nous influencent. A bon entendeur&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Travailleurs du sexe, (p)unissez-vous !</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1595</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1595</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:46:28Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Raf Pirlot</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Pr&#233;cariat</dc:subject>
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>Travail</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Plus que jamais, des strat&#233;gies politiques hypocrites entendent enfermer la prostitution dans des galeries marchandes aseptis&#233;es et autres Eros centers, dont le nom &#233;voque davantage une parfumerie ou un magasin de fringues qu'un lieu aux effluves de sperme et de sueur, &#224; l'abri du regard des bons con-citoyens... Qu'en est-il des autres travailleurs-ses du sexe ? Le travail sexuel consiste &#224; vendre du sexe ou des actes sexuels. En soi, cela n'a rien de d&#233;gradant : il s'agit de relations sexuelles (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;Pr&#233;cariat&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot72" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus que jamais, des strat&#233;gies politiques hypocrites entendent enfermer la prostitution dans des galeries marchandes aseptis&#233;es et autres Eros centers, dont le nom &#233;voque davantage une parfumerie ou un magasin de fringues qu'un lieu aux effluves de sperme et de sueur, &#224; l'abri du regard des bons con-citoyens... Qu'en est-il des autres travailleurs-ses du sexe ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail sexuel consiste &#224; vendre du sexe ou des actes sexuels. En soi, cela n'a rien de d&#233;gradant : il s'agit de relations sexuelles librement consenties, pas d'exploitation. Pourtant, beaucoup de lobbyistes et de l&#233;gislateurs ne tiennent pas compte de ce que disent les travailleurs du sexe et refusent de reconna&#238;tre que la majorit&#233; d'entre eux a choisi ce travail. Ils d&#233;crivent le travail sexuel comme une violence faite aux femmes, et font campagne pour abolir la prostitution et criminaliser les clients. Ils passent sous silence la pr&#233;sence d'hommes parmi les travailleurs du sexe, et de femmes parmi les clients. Ils braquent leurs projecteurs sur la prostitution de rue et laissent dans l'ombre les centaines d'hommes, de femmes et de transgenres de l'industrie du sexe : ceux et celles qui vendent du sexe par t&#233;l&#233;phone ou par internet, qui dansent dans des bars, qui tournent dans des films. De fa&#231;on plus pernicieuse, le sexe n'est jamais envisag&#233; autrement que comme une chose que les hommes font aux femmes &#8212; conception qui enferme les femmes dans un statut de victimes. Et certains abolitionnistes vont m&#234;me jusqu'&#224; soutenir que le simple fait de consentir &#224; vendre des services sexuels est impossible pour une femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Syndicat international des travailleurs du sexe (International Union of Sex Workers, IUSW) pr&#233;conise la d&#233;criminalisation du travail sexuel et l'abrogation de toutes les lois relatives &#224; la vente de services sexuels. Parce que le sexe entre adultes consentants n'a pas besoin d'&#234;tre encadr&#233;. Et parce qu'une fois le travail d&#233;criminalis&#233;, les travailleurs du sexe auront droit &#224; la protection de la loi commune : le syndicat r&#233;clame l'application du droit du travail, des droits de l'homme et le respect des libert&#233;s individuelles pour ceux et celles qui travaillent dans l'industrie du sexe. Cette revendication s'appuie sur les principes de libre disposition de son corps et de libre d&#233;cision des moyens de gagner sa vie.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Outils et lexique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chez Stella, on r&#233;alise une foule d'outils con&#231;us par et pour les travailleuses du sexe. Certains d'entre eux sont aussi destin&#233;s au grand public, notamment aux cients. Offerts gratuitement aux personnes qui oeuvrent dans l'industrie du sexe, les cr&#233;ations stellaires poss&#232;dent chacune leurs particularit&#233;s et objectifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On trouve, notamment, un guide sur les conditions de travail, qui couvre tous les aspects des professions concern&#233;es, du code criminel aux conseils pratiques pour se pr&#233;parer &#224; aller : A) tapiner, B) danser nu(e), C) faire du porno D) &#234;tre escorte E) &#234;tre webcam girl/boy F) pratiquer le SM G) &#234;tre masseuse&#8230; Une simple liste qui montre bien la diversit&#233; que rec&#232;le la formule &#171; travailleurs-ses du sexe &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les conseils sont divers et parfois tr&#232;s concrets : garder une trousse d'hygi&#232;ne et de sexe s&#233;curitaire avec soi, avoir un t&#233;l&#233;phone cellulaire avec un num&#233;ro d'urgence &#224; composition rapide, v&#233;rifier avec le boss de l'agence d'escortes s'il fournit les condoms etc&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici une liste des abr&#233;viations, codes, terminologies, glossaires et acronymes commun&#233;ment utilis&#233;s sur les sites o&#249; les clients donnent des &#171; reviews &#187; aux travailleuses du sexe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Asian : l&#233;cher l'anus
&lt;br /&gt;&#8212; ASP : qui procure des services pour adultes
&lt;br /&gt;&#8212; ATF : pr&#233;f&#233;r&#233; de tous les temps
&lt;br /&gt;&#8212; ATM : de l'anus &#224; la bouche (avec le p&#233;nis, un jouet, les doigts)
&lt;br /&gt;&#8212; BBJTC : sexe oral sans condom jusqu'&#224; l'&#233;jaculation
&lt;br /&gt;&#8212; BBJTCIM : sexe oral sans condom et &#233;jaculation dans la bouche
&lt;br /&gt;&#8212; BBJTCNQNS : sexe oral sans condom jusqu'&#224; l'&#233;jaculation, sans arr&#234;ter ni cracher
&lt;br /&gt;&#8212; BBJTCWS ou Birdwatching : sexe oral sans condom jusqu'&#224; l'&#233;jaculation et qui avale
&lt;br /&gt;&#8212; BBJWF : sexe oral sans condom et &#233;jaculation sur le visage
&lt;br /&gt;&#8212; BLS : l&#233;cher et sucer les testicules
&lt;br /&gt;&#8212; Blue Jay : faire une pipe
&lt;br /&gt;&#8212; CMD : le poil du bas match avec celui du haut, utilis&#233; g&#233;n&#233;ralement pour d&#233;signer une vraie blonde
&lt;br /&gt;&#8212; Cups of coffee : venir, jouir
&lt;br /&gt;&#8212; DATO : manger le derri&#232;re
&lt;br /&gt;&#8212; DATY : manger la chatte
&lt;br /&gt;&#8212; DFK : embrasser profond&#233;ment avec la langue
&lt;br /&gt;&#8212; Fire and ice : faire une pipe en passant du froid au chaud (en mangeant un morceau de glace et en buvant une gorg&#233;e de th&#233; chaud)
&lt;br /&gt;&#8212; GSM : massage du poing-g
&lt;br /&gt;&#8212; HJ : branlette
&lt;br /&gt;&#8212; Italian : le p&#233;nis se frotte entre les fesses
&lt;br /&gt;&#8212; Papasan : homme qui g&#232;re un salon de massage
&lt;br /&gt;&#8212; Raincoat : condom
&lt;br /&gt;&#8212; Rimming : manger l'anus
&lt;br /&gt;&#8212; Roman shower : jeux de vomi
&lt;br /&gt;&#8212; Russian : p&#233;nis qui se frotte entre les seins, colliers de perles, baisage de boules
&lt;br /&gt;&#8212; TUMA : langue dans mon cul
&lt;br /&gt;&#8212; XOXO : embrasser et c&#226;lins
&lt;br /&gt;&#8212; 1/2 and 1/2 ou half and half : moiti&#233;-moiti&#233;, sexe oral et service complet
&lt;br /&gt;&#8212; Incall : tu vas chez elle ou &#224; un endroit qu'elle d&#233;signe
&lt;br /&gt;&#8212; Outcall : elle vient chez toi ou &#224; l'h&#244;tel
&lt;br /&gt;&#8212; Two call system ou for incall locations : Pour avoir la location du incall, tu dois appeler une 1re fois pour avoir les directions et instructions pour savoir o&#249; te stationner. Tu dois ensuite ret&#233;l&#233;phoner pour avoir l'adresse sp&#233;cifique de l'appartement et du num&#233;ro de la chambre d'h&#244;tel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>La prostitution, plus vieux m&#233;tier du monde ?</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1594</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1594</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:43:48Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>joe napolillo</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
	
	<dc:subject>Femme</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Si l'on s'accorde sur l'id&#233;e de la prostitution comme &#233;tant &#171; la vente de gestes sexuels par une prostitu&#233;e &#224; un client contre de la monnaie, des aliments ou des avantages sociaux &#187;, il ne reste plus qu'&#224; &#233;pier les signes &#171; d'&#233;change de services sexuels &#187; que nos amis Homo neanderthalensis pouvaient avoir entrepris. Certes, les mots prostitution, m&#233;tier ou service n'avaient &#224; coup s&#251;r pas encore &#233;t&#233; invent&#233;s &#224; l'&#233;poque, ce qui ne facilite pas la recherche par mots-cl&#233;s&#8230; C'est donc du c&#244;t&#233; des fresques de (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot63" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot78" rel="tag"&gt;Femme&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si l'on s'accorde sur l'id&#233;e de la prostitution comme &#233;tant &#171; la vente de gestes sexuels par une prostitu&#233;e &#224; un client contre de la monnaie, des aliments ou des avantages sociaux &#187;, il ne reste plus qu'&#224; &#233;pier les signes &#171; d'&#233;change de services sexuels &#187; que nos amis Homo neanderthalensis pouvaient avoir entrepris. Certes, les mots prostitution, m&#233;tier ou service n'avaient &#224; coup s&#251;r pas encore &#233;t&#233; invent&#233;s &#224; l'&#233;poque, ce qui ne facilite pas la recherche par mots-cl&#233;s&#8230; C'est donc du c&#244;t&#233; des fresques de l'&#233;poque que d&#233;bute notre enqu&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_137 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:207px;' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L207xH330/Raquel_Welch-71de9.jpg' width='207' height='330' alt=&quot;&quot; style='height:330px;width:207px;' /&gt;&lt;/span&gt;Selon le pr&#233;historien italien Emmanuel Anati, qui tente depuis un bout de temps de d&#233;chiffrer ce que racontent les fresques, celles-ci nous enseignent un truc : &#171; &lt;i&gt;Par exemple, [il y a] un accord pour &#233;changer des femmes, quand, comme c'est souvent le cas, des signes vulvaires sont associ&#233;s &#224; une image de bison. Il s'agit alors d'une sorte de contrat de mariage : on fournit cinq reproductrices au clan du Bison...&lt;/i&gt; &#187; |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Ce que nous dit l'art des cavernes in L'Express : http://www.lexpress.fr/actualite' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;|. On peut donc ais&#233;ment imaginer qu'il s'agit ici de &#171; mariage arrang&#233; &#187;, et on ne peut pas parler ici de prostitution. D'autres fresques nous renseignent sur le fait que l'activit&#233; sexuelle s'&#233;talait sans vergogne sur les murs pal&#233;olithiques, repr&#233;sentant &#171; des personnages au sexe dress&#233;, mais surtout des sc&#232;nes saphiques &#187;, ce qui est plut&#244;t troublant. Les N&#233;andertalEs n'avaient pas l'air de s'ennuyer pendant l'absence de leurs coll&#232;gues masculins partis &#224; la chasse&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la chasse, parlons-en. Nos anc&#234;tres &#233;taient, parait-il, de tr&#232;s mauvais chasseurs ! Comme ce serait le cas de la plupart des hominid&#233;s. Leur activit&#233; pr&#233;f&#233;r&#233;e ? Le sexe&#8230; A partir de l&#224; s'affrontent plusieurs th&#233;ories, que le chercheur soit marxiste, sexiste, catho ou f&#233;ministe. Les femmes, handicap&#233;es par la gestion de leurs rejetons ne pouvaient compter que sur la chasse de leurs homologues masculins pour se nourrir et nourrir les enfants. &#171; &lt;i&gt; La viande en est venue &#224; repr&#233;senter un &#233;l&#233;ment important du r&#233;gime alimentaire. Cependant, comme c'est le cas dans la plupart des esp&#232;ces de primates, les m&#226;les n'&#233;tant gu&#232;re soucieux des probl&#232;mes de nourriture que les femelles connaissaient avec les prog&#233;nitures. A partir du moment o&#249; offrir plus de viande permettait de faire plus l'amour, les m&#226;les acceptaient l'&#233;change. Un point c'est tout.&lt;/i&gt; &#187; |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; La pr&#233;histoire du sexe &#187; Timothy Taylor (bayard &#233;dition) 1996.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;| Certains appellent &#231;a : &#171; la gr&#232;ve du sexe &#187;, d'autres &#171; la th&#233;orie de la prostitution &#187;. Ici encore, un doute subsiste&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dernier point sur lequel tout le monde semble d'accord est l'id&#233;e &#171; d'hospitalit&#233; sexuelle &#187;. Il n'&#233;tait pas rare, para&#238;t-il, que les hommes offrent pour une nuit leur femme ou leur fille &#224; l'h&#244;te qui les accueillait. Il semblerait donc que le plus vieux m&#233;tier du monde soit finalement celui de prox&#233;n&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| Ce que nous dit l'art des cavernes in L'Express : &lt;a href='http://www.lexpress.fr/actualite/societe/histoire/ce-que-nous-dit-l-art-des-cavernes_550237.html' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.lexpress.fr/actualite/so...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| &#171; La pr&#233;histoire du sexe &#187; Timothy Taylor (bayard &#233;dition) 1996.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Imp&#233;ratives occasions</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1593</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1593</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:39:06Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Anastasia Samygin</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>Travail</dc:subject>
	

	<description>
	
		Tordons d&#232;s le d&#233;part le cou &#224; un pr&#233;jug&#233; : la prostitution occasionnelle n'est pas le fait exclusif d'une population fortement marginalis&#233;e et pr&#233;caris&#233;e. En fait, insiste Val&#233;rie DUBUCQ d'Espace P Charleroi, chaque situation est unique. Si son exp&#233;rience l'incite &#224; dire que la prostitution occasionnelle est en augmentation, en tout cas depuis deux ans, le ph&#233;nom&#232;ne est n&#233;anmoins difficile &#224; cerner, car sans d&#233;finition claire. Occasionnelle en fonction des montants gagn&#233;s ? Du statut (salari&#233;, ind&#233;pendant, (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot72" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tordons d&#232;s le d&#233;part le cou &#224; un pr&#233;jug&#233; : la prostitution occasionnelle n'est pas le fait exclusif d'une population fortement marginalis&#233;e et pr&#233;caris&#233;e. En fait, insiste Val&#233;rie DUBUCQ d'Espace P Charleroi, chaque situation est unique. Si son exp&#233;rience l'incite &#224; dire que la prostitution occasionnelle est en augmentation, en tout cas depuis deux ans, le ph&#233;nom&#232;ne est n&#233;anmoins difficile &#224; cerner, car sans d&#233;finition claire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Occasionnelle en fonction des montants gagn&#233;s ? Du statut (salari&#233;, ind&#233;pendant, au noir) ? De la fr&#233;quence ? Et l&#224;, quelle dur&#233;e prendre en consid&#233;ration ? Bref, jusqu'&#224; pr&#233;sent, ce sont les prostitu&#233;es elles-m&#234;mes qui se disent occasionnelles (ou non). En outre, vu l'attrait potentiellement accru d'une &#171; occasionnelle &#187; pour le client, la &#171; publicit&#233; &#187; peut &#233;galement jouer sur cette carte en pr&#233;sentant sous des profils &#171; d'&#233;tudiantes &#187; ou de &#171; m&#232;res de familles &#187; des prostitu&#233;es r&#233;guli&#232;res. Mais cela ne doit en rien occulter la r&#233;alit&#233; du ph&#233;nom&#232;ne et son augmentation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un point commun aux diff&#233;rentes situations semble toutefois ressortir, &#224; savoir la n&#233;cessit&#233; &#233;conomique. Mais ici encore, la notion de n&#233;cessit&#233; est variable : payer l'urgence, maintenir le niveau de vie, boucler les fins de mois, financer un projet&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Fragilit&#233; et sur-responsabilisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si, du point de vue du regard port&#233; sur les prostitu&#233;es, les portraits de Jean-Michel CARRE dans &#171; La Prostitution &#224; Visage d&#233;couvert &#187; sont remarquables et donnent une large place aux propos des &#171; filles &#187; (et de leur entourage), qui peuvent ainsi s'exprimer sur la mani&#232;re dont elles voient leur m&#233;tier et les circonstances qui les y ont conduites, la majorit&#233; des situations qu'il pr&#233;sente sont li&#233;es &#224; de la prostitution &#171; de rue &#187; et &#224; la toxicomanie. Or, ici aussi, Val&#233;rie DUBUCQ se veut beaucoup plus nuanc&#233;e : non, la prostitution occasionnelle n'est pas li&#233;e &#224; la prise de drogue. Pour la plupart, les dames qui s'adressent &#224; Espace P Charleroi ne sont pas dans des situations de grande pr&#233;carit&#233;, et souvent, elles ont m&#234;me un compagnon et des enfants. Ceci dit, le &#171; passage &#187; &#224; la prostitution t&#233;moigne souvent d'une certaine fragilit&#233;, &#233;conomique, bien s&#251;r, mais &#233;galement sociale (impossibilit&#233; de faire appel &#224; la famille, par exemple). On remarque aussi une sur-responsabilisation dans le chef de celle qui prend cette d&#233;cision (c'est &#224; elle qu'il incombe de rem&#233;dier aux difficult&#233;s financi&#232;res, et cela par tous les moyens possibles). Si, comme le dit Val&#233;rie DUBUCQ, toutes les victimes d'abus sexuels ne vont pas se prostituer, on compte n&#233;anmoins un certain nombre de ces victimes, qui sont en quelque sorte &#171; sur-repr&#233;sent&#233;es &#187; parmi les prostitu&#233;es. Qu'elles expliquent leur d&#233;cision par ce v&#233;cu ou, au contraire, qu'elles s'en d&#233;fendent, on peut n&#233;anmoins penser qu'il s'agit l&#224; d'un &#233;l&#233;ment de fragilit&#233; qui, un jour, augment&#233; d'autres facteurs, contribuera &#224; la d&#233;cision de se prostituer.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Mauvaise image accrue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes, la prostitution &#171; de rue &#187; est la plus visible et la plus pr&#233;caire, mais on ne peut en d&#233;duire une fragilisation accrue de la prostitution dans son ensemble. Les r&#233;alit&#233;s sont diff&#233;rentes dans les bars ou encore dans le cadre de la prostitution &#171; en priv&#233; &#187;, ph&#233;nom&#232;ne aujourd'hui facilit&#233; par l'utilisation d'Internet. Chris PAULIS, anthropologue &#224; l'ULg se veut toutefois plus nuanc&#233;e : elle voit dans l'augmentation du nombre des &#171; occasionnelles &#187; une sorte de &#171; danger &#187; pour des professionnelles peut-&#234;tre plus ch&#232;res, mais &#233;galement moins tenaill&#233;es par des imp&#233;ratifs &#233;conomiques et donc moins dispos&#233;es &#224; n&#233;gocier les prix ou &#224; accepter certaines pratiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'effet n&#233;gatif de l'augmentation de la prostitution occasionnelle ne serait pas que financier. Du point de vue de l'image &#233;galement. La prostitution occasionnelle est moins bien accept&#233;e que la prostitution &#171; professionnelle &#187; en raison de la peur par projection qu'elle suscite chez celles (et ceux) qui craignent &#171; de devoir en arriver l&#224; &#187; et qui donc &#233;prouvent &#224; son &#233;gard un sentiment violent de rejet. Mais la prostitution occasionnelle serait &#233;galement davantage rejet&#233;e en raison de la d&#233;construction des mod&#232;les sociaux et des repr&#233;sentations qu'elle incarne (et c'est l&#224; l'autre face du c&#244;t&#233; fantasmatique qu'elle peut pr&#233;senter pour des clients potentiels).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si on ne peut aujourd'hui faire de lien entre la pr&#233;carisation de la prostitution et l'accroissement du nombre des &#171; occasionnelles &#187;, pr&#233;venir les risques que &#231;a sous-tend semble tr&#232;s difficile &#224; l'heure o&#249; la prostitution &#171; professionnelle &#187; manque toujours d'une reconnaissance et d'un statut digne de ce nom.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>En corps, un effort, si jouir vous d&#233;sirez... </title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1592</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1592</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:31:59Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Nicolas Zurstratten</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Activisme</dc:subject>
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
	

	<description>
	
		La &#171; culture &#187; pornographique (il para&#238;t que tout est culture aujourd'hui), son esth&#233;tique (il para&#238;trait que tout a une esth&#233;tique aujourd'hui) a envahi la place publique, s'est introduite dans les t&#234;tes, a investi les corps. Processus ambigu, devenir plus retors que celui d&#233;cri&#233; par les pleureuses moralistes ou idol&#226;tr&#233; par ceux qui croient na&#239;vement jouir sans entraves. &#171; Pour que la sexualit&#233; puisse diffuser dans toutes les sph&#232;res de l'existence humaine, il a d'abord fallu qu'ON la dissocie (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Activisme&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La &#171; culture &#187; pornographique (il para&#238;t que tout est culture aujourd'hui), son esth&#233;tique (il para&#238;trait que tout a une esth&#233;tique aujourd'hui) a envahi la place publique, s'est introduite dans les t&#234;tes, a investi les corps. Processus ambigu, devenir plus retors que celui d&#233;cri&#233; par les pleureuses moralistes ou idol&#226;tr&#233; par ceux qui croient na&#239;vement jouir sans entraves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour que la sexualit&#233; puisse diffuser dans toutes les
sph&#232;res de l'existence humaine, il a d'abord fallu qu'ON la dissocie fantasmatiquement comme un moment s&#233;par&#233; de la totalit&#233; du reste de la vie.&lt;/i&gt; &#187; Tiqqun&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On retire au sujet son d&#233;sir, et, en &#233;change, on l'envoie sur le march&#233;, o&#249; il passe dans l'encan g&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; &#187; J.Lacan&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En guise d'amorce, nous pourrions avancer l'expression de &#171; pornification de la vie &#187; pour d&#233;crire ce ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s particulier : la pornographie sortie de sa relative clandestinit&#233; - ce qui faisait, soit dit en passant, partie de son charme- pour se distiller dans nombre d'interstices de ce qu'il nous reste d'existence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le capitalisme, fonctionnant fonci&#232;rement &#224; la libido, tend de mani&#232;re exponentielle &#224; exploiter, non pas le d&#233;sir (toujours &#233;labor&#233;), mais les (com)pulsions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celles-ci, loin d'&#234;tre &#224; r&#233;primer en soi, loin d'&#234;tre &#224; corseter au nom de je ne sais quelle puret&#233; fantasm&#233;e, sont cependant plus ou moins habilement d&#233;tourn&#233;es vers de primaires actes d'achat, de vulgaires actes de rachat de notre frustration. Laquelle, parall&#232;lement, n'est pas &#224; d&#233;plorer en tant que telle, car elle peut potentiellement se transformer en objet sublime, si toutefois elle n'&#233;tait pas exploit&#233;e en permanence par une arm&#233;e de sinistres petites mains, drill&#233;es au marketing le plus r&#233;gressif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans ce cadre qu'il nous faudrait penser la jonction mortif&#232;re de la pornographie et du capitalisme, en tant qu'agencement puritain. Il ne s'agit pas de d&#233;noncer une certaine pornographie, et un certain usage de celle-ci, mais bien de monstrer que, sous pr&#233;texte de subversion des m&#339;urs archa&#239;ques, de profanation du sacr&#233; teint&#233; de religiosit&#233; moribonde, nous baignons, en corps, dans une &#232;re putride : un puritanisme capitalo-pornographe extr&#234;mement st&#233;r&#233;otyp&#233;, dans lequel, de fait, tr&#232;s peu de personnes jouissent.
Autrement dit, loin de pr&#244;ner un &#171; retour &#187; &#224; la Morale puritaine, il nous faudrait crier combien la pseudo lib&#233;ration sexuelle, cette baudruche, n'a pas eu lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette mystification, pr&#234;ch&#233;e autant par ses fustigateurs que par ses apolog&#232;tes, se vend fort bien sur le march&#233; de la religion classique, autant que sur le march&#233; de la religion capitaliste.
Les figures du Puritain, du Pornographe et du Marchand s'accouplent hygi&#233;niquement dans une macabre danse trinitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cet &#233;gard, le film &#171; Le Pornographe &#187;(1966 !) qui d&#233;voilait avec un humour gla&#231;ant l'hypocrisie d'une soci&#233;t&#233; faussement puritaine, condamnant la jouissance alors que celle-ci &#233;tait d&#233;j&#224; devenue un commerce lucratif, est furieusement d'actualit&#233;, malgr&#233; les apparences sucr&#233;es. L'aust&#233;rit&#233; a pris simplement le masque souriant de la &#171; lib&#233;ration &#187;. Ce que la pornocratie actuelle appelle &#8220;jouissance&#8221;, n'a rien &#224; voir avec l'&#233;largissement inou&#239; qu'implique ce mot, lorsqu'On ne le rabaisse pas &#224; &#8220;l'orni&#232;re d'une satisfaction courte et pi&#233;tin&#233;e&#8221;(Lacan), op&#233;rateur d'amoindrissement, rabattage de la viande sur la viande.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;SEXPOL (&#224; r&#233;inventer)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Wilhelm Reich fonda, en 1931, alors que l'id&#233;ologie nazie est en pleine progression, &#171; l'Association allemande pour une politique sexuelle prol&#233;tarienne &#187;, abr&#233;g&#233;e en &#171; SEXPOL &#187; qui connu un surprenant succ&#232;s, r&#233;pondant aux attentes libidinales et aux demandes affectives vitales de la population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le principe directeur de l'association fut &#171; la politisation totale de la question sexuelle &#187;, bas&#233;e sur le fait que l'oppression sexuelle est structurellement inh&#233;rente &#224; l'ordre &#233;conomique capitaliste. Contre la &#171; mis&#232;re sexuelle &#187; et la &#171; peste &#233;motionnelle &#187; engendr&#233;es et entretenues par les syst&#232;mes de r&#233;pression,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;terminisme socio-&#233;conomique all&#233;gu&#233; par Reich, flagrant &#224; son &#233;poque, exige aujourd'hui d'&#234;tre affin&#233; et actualis&#233;, en tenant compte par-dessus tout de la capacit&#233; &#224; exploiter les moyens de communication de masse &#8211; presse, radio et au premier chef t&#233;l&#233;vision et la Toile &#8211; pour abonder dans le sens de ce que l'on qualifie bien mal &#224; propos de &#171; lib&#233;ration des moeurs &#187; et qui gravite autour de diverses formes d'expression pornographique, de cet objet dominant qualifi&#233; de &#171; sexy &#187;. Le tout se soldant au mieux par des gratifications h&#226;tives, superficielles, imaginaires et hallucinatoires, source d'envie et de frustration, issues de cela m&#234;me qui s'offre en compensation : le culte des (porno-)stars, ic&#244;nes, &#171; gagnants &#187;, et autres clonages et clowneries people. Tout un nouveau culte puritain&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La pornographie, faux-nez d'un puritanisme r&#233;invent&#233;&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Puritanisme et pornographie&#8230; rapprocher les deux termes peut a priori surprendre. L'un &#233;voque le refoulement de tout ce qui a trait au sexe, tandis que l'autre ne concernerait que ce dernier. Comment ne pas opposer ces deux figures, dira-t-on ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un premier constat pourrait d&#233;j&#224; faire b&#233;gayer la trop &#233;vidente question : ce sont les anciens pays puritains, obs&#233;d&#233;s par la puret&#233;, qui ont &#233;t&#233; les pr&#233;curseurs dans la d&#233;ferlante de la pornographie de masse, soit la Hollande, le Japon et les Etats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, des &#233;tudes r&#233;centes montrent que les g&#233;n&#233;rations post&#233;rieures &#224; la soi-disant &#171; lib&#233;ration des m&#339;urs &#187;, ayant grandi dans un univers sursatur&#233; de repr&#233;sentations pornographiques, sont &#233;tonnement sages. Le sexe montr&#233; serait l'ennemi du sexe agi. Distanciation, coupure et &#233;loignement dans une sph&#232;re s&#233;par&#233;e de l'existence concr&#232;te : sacralisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De la concomitance de ces deux constats surgit une hypoth&#232;se : la pornographie de masse se r&#233;v&#233;lerait l'instrument d'un nouveau puritanisme, un puritanisme qui &#233;vacue le sexe non plus en refusant de le re-pr&#233;senter, mais au contraire en l'enfermant dans la repr&#233;sentation sacralis&#233;e. Et il est caract&#233;ristique du Sacr&#233; que d'envahir le monde ambiant, quotidien, tout en demeurant inappropriable &#224; l'usage. La r&#233;duction du plaisir permet d'&#233;changer des images (y compris des &#234;tres de &#171; chair &#187; en tant qu'images) mises en &#233;quivalence sur le march&#233;, devenues pures valeurs d'&#233;change : monnaies vivantes. Rempla&#231;abilit&#233; g&#233;n&#233;rale des corps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pornol&#226;trie, donc, notre nouveau sacr&#233; ? Celle-l&#224; m&#234;me qui pr&#233;tend, de son aga&#231;ant ton ing&#233;nu, encore &#234;tre &#171; subversive, sans tabous et lib&#233;r&#233;e &#187; : le soi-disant hors-norme de l'explosion des hormones, notre nouvelle aum&#244;ne, l'offrande de la viande d&#233;charn&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la plupart des religions en effet, l'aum&#244;ne est consid&#233;r&#233;e comme une offrande &#224; Dieu. Elle sert &#224; d&#233;livrer du p&#233;ch&#233; et &#224; compenser les actions malignes, de fa&#231;on &#224; ne pas souffrir des remords de conscience. Cette culpabilit&#233; qui serait engendr&#233;e par une &#171; sexualit&#233; &#187; bien plus riche et puissante, intense et complexe, dangereuse, passionn&#233;e et engag&#233;e, entre nous : politique. D&#233;senliser Eros vers des d&#233;lices partag&#233;s&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui se poserait &#224; l'oppos&#233; de la position de spectateurs onanistes, des cons qu'on somme de consacrer les ic&#244;nes nombrilistes, que l'on singe dans notre espace privatis&#233; selon des r&#232;gles techniciennes bien norm&#233;es. Ces derni&#232;res &#233;tant fortement alt&#233;r&#233;es : alors qu'il &#233;tait plus ou moins proscrit, jadis,d'exp&#233;rimenter des pratiques dites &#171; os&#233;es &#187;, aujourd'hui les commandements seraient bien plut&#244;t, en for&#231;ant le trait : &#224; 13 ans une sodomie suivie d'une &#233;jaculation faciale tu feras. De tendresse tu ne donneras point. Performant, efficace et comp&#233;titif tu seras, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nouveau &#171; syst&#232;me de la police des bestiaux &#187; (Artaud), passage d'un mode d'assujettissement &#224; un autre, charriant une progression vertigineuse de la rivalit&#233; mim&#233;tique : chacun devenant l'adversaire de chacun, &#224; proportion de son interchangeabilit&#233; avec lui, sur fond de jalousie anxieuse &#224; l'&#233;gard des nouveaux saints, ceux qui respectent les Canons de &#171; la sexualit&#233; &#187;, cette hypostase.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s lors, une arme contre cet Etat consisterait &#224; affirmer que, de fait, la sexualit&#233; n'existe pas. Elle serait une abstraction, une simplification, une banalisation, un moment s&#233;par&#233; et rendu fantomatique, des rapports complexes entre les &#234;tres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et lorsque une dimension intriqu&#233;e dans l'existant se voit s&#233;par&#233;e, elle peut &#234;tre vendue entant que telle, entant qu'objet &#224; consommer en soi. Le d&#233;sir, intrins&#232;quement ouvert, est aussit&#244;t bouch&#233;. Non pas tant par la satisfaction copulatoire elle-m&#234;me que par son image manipul&#233;e, qui devient le pivot du nouveau contr&#244;le &#224; travers l'industrie du divertissement : rev&#234;tir d'un corps biologique les images fournies par les sc&#233;nari m&#233;diatiques en concurrence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La domination se m&#233;fie toujours du d&#233;sir, d&#232;s l'instant qu'elle n'arrive pas &#224; le falsifier, &#224; le d&#233;grader, elle qui est depuis toujours fond&#233;e sur ce qui, dans ce d&#233;sir, &#233;chappe au contr&#244;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Du nu au cul</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1591</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1591</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:30:21Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Laurence Baeke</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
	
	<dc:subject>Soci&#233;t&#233; de consommation</dc:subject>
	

	<description>
	
		&#171; Soyez toujours plus beau et plus sexy pour &#234;tre tendance ! &#187; Presque un ordre&#8230; Dans sa course &#224; l'efficacit&#233;, la publicit&#233; s'allie de plus en plus &#224; l'image du sex appeal. Monde de l'esth&#233;tisme et du r&#234;ve, elle a le devoir de convaincre notre inconscient en quelques secondes. Parfois, le nu se justifie. Mais le corps, qu'il soit montr&#233; dans son ensemble ou en partie, sert aussi souvent &#224; vendre tout et n'importe quoi. S'il est vrai que la publicit&#233; pour le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre Wonderbra faisait tourner les (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot38" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot50" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233; de consommation&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Soyez toujours plus beau et plus sexy pour &#234;tre tendance ! &#187; Presque un ordre&#8230; Dans sa course &#224; l'efficacit&#233;, la publicit&#233; s'allie de plus en plus &#224; l'image du sex appeal. Monde de l'esth&#233;tisme et du r&#234;ve, elle a le devoir de convaincre notre inconscient en quelques secondes. Parfois, le nu se justifie. Mais le corps, qu'il soit montr&#233; dans son ensemble ou en partie, sert aussi souvent &#224; vendre tout et n'importe quoi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est vrai que la publicit&#233; pour le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre Wonderbra faisait tourner les t&#234;tes, aujourd'hui, &#224; force de nous montrer et de nous noyer dans un flot d'images, on finit par y pr&#234;ter moins d'attention. Est-ce parce que la publicit&#233; nous a blas&#233; qu'elle doit d&#233;sormais nous choquer et transformer l'&#233;rotisation en pornographie publicitaire ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; d&#233;-corps &#187; et support&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_133 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:180px;' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L180xH233/299064-lecon-numero-10-pose-5d616.jpg' width='180' height='233' alt=&quot;&quot; style='height:233px;width:180px;' /&gt;&lt;/span&gt;Quoi de plus &#233;vident que de se servir du corps pour des publicit&#233;s de lingerie ? Difficile de montrer ces dentelles, objet de s&#233;duction par excellence, sans d&#233;voiler un morceau de chair.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Intimit&#233;, sensualit&#233; et s&#233;duction se d&#233;gagent d'une campagne d&#233;j&#224; ancienne pour la lingerie Aubade. O&#249; le contraste de l'image n'est pas sans rappeler la Vamp du film noir. Le sc&#233;nario de ces &#171; Le&#231;ons de s&#233;duction &#187; se d&#233;cline en 54 parties o&#249; les mannequins prennent la pose de fa&#231;on &#224; soutenir les conseils de s&#233;duction d&#233;voil&#233;s. Si l'on s'attarde un rien sur la premi&#232;re image, on peut consid&#233;rer que les mains traduisent une &#233;motion. D&#232;s lors, la femme est ici plus qu'un objet. Elle endosse le r&#244;le de s&#233;ductrice, tout en conservant une certaine dignit&#233; . M&#234;me si c'est le regard masculin qui risque d'&#234;tre attir&#233;, la coh&#233;rence produit - corps - message &#233;voqu&#233; est bien pr&#233;sente. Ce principe de coh&#233;sion existe &#233;galement pour les produits cosm&#233;tiques ou la pharmacop&#233;e qui touchent &#224; la sant&#233; et la beaut&#233; du corps. Bref, un usage classique et respecteux du corps.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Attirer mais d&#233;cal&#233;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Accrocher toujours plus le regard &#187;. Dure loi du marketing qui pousse parfois les publicitaires &#224; montrer uniquement pour &#233;veiller nos fantasmes. D'un go&#251;t douteux ? Proximus, qui a sans doute voulu &#233;veiller la libido de jeunes ados m&#226;les, a fait usage d'&#233;rotisme &#224; outrance lors d'une publicit&#233; &#171; Pay &amp; Go Generation &#187;. Un ado rentre chez lui et y d&#233;couvre une nouvelle famille. Maman, s&#339;ur et papa remplac&#233;s par des femmes tr&#232;s sexy dont une boit son lait d'une fa&#231;on &#233;rotique tr&#232;s marqu&#233; et les deux autres renvoient au fantasme de la sexualit&#233; entre femmes. Est-ce vraiment ad&#233;quat pour vendre un forfait t&#233;l&#233;phonique ? (&lt;a href='http://www.youtube.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.youtube.com&lt;/a&gt; -sexy girl around)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_136 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH269/pay_go-d1bab.jpg' width='500' height='269' alt=&quot;&quot; style='height:269px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Du chic au choc&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand l'habitude du nu s'installe, le marketing bouscule les conventions pour aller encore plus loin. Sugg&#233;rant des mises en sc&#232;nes parfois moins anodines qu'il n'y para&#238;t. Les cr&#233;ateurs de ces nouveaux codes, dit : &#171; porno chic &#187; souvent issus du monde de la mode, poss&#232;dent une influence tr&#232;s importante pour la jeunesse qui y voit un mod&#232;le fun, une fa&#231;on d'&#234;tre. &lt;span class='spip_document_134 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:220px;' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L220xH150/sysley-38c19.jpg' width='220' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:220px;' /&gt;&lt;/span&gt;
A chacun son style et sa fa&#231;on de provoquer. Une campagne pour les v&#234;tements Sisley par Terry Richardson (sous marque de Benetton) a fait sensation. Images d'actes sexuels explicites (regard dans le vague, dos cambr&#233;, accessoires, pratiques sexuelles marginales mises en sc&#232;ne comme le SM) alli&#233;es au cadrage fa&#231;on pornographie, sugg&#233;rant la prise de vues &#224; la va-vite, coup de flash qui renforce le type reportage de terrain ou film porno amateur. Le lecteur devient par d&#233;faut un voyeur. Malaise ou humour d&#233;cal&#233;, il reste que ces images peu banales sont charg&#233;es d'une certaine violence et ne devraient pas &#234;tre banalis&#233;es aupr&#232;s des jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre maestro en mati&#232;re de subversion esth&#233;tisante : Dolce &amp; Gabbana, qui a vu l'une de ses campagnes interdite dans plusieurs pays. S'il est vrai que d'un point de vue esth&#233;tique leurs campagnes sont irr&#233;prochables, le message v&#233;hicul&#233; casse ce monde parfait. Evoqu&#233; ici : une tournante. Mains plaqu&#233;es au sol, bassin relev&#233;, la femme est domin&#233;e et les hommes attendent leur tour. Mises en sc&#232;ne exceptionnelles mais, diffus&#233;es &#224; grande &#233;chelle, les r&#233;percussions risquent d'&#234;tre plus lourdes qu'un trou dans le portefeuille pour l'achat d'un produit de la marque. Donner une image glamour &#224; la violence sur les femmes, la soumission, etc, contribue &#224; modifier la perception d'un public jeune sur la sexualit&#233; et ses &#171; normes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_135 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH332/dc-57bf8.jpg' width='500' height='332' alt=&quot;&quot; style='height:332px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que le contenu &#233;rotique augmente l'attention des gens, les effets produits sur le public ne seraient pas toujours ceux escompt&#233;s par la marque. A l'heure actuelle, il est difficile de conna&#238;tre l'impact de la publicit&#233; sur l'achat d'un produit. On sait que l'effet positif de la publicit&#233; pourrait m&#234;me s'inverser et entra&#238;ner un rejet du produit quand elle choque. Cela n'emp&#234;che qu'il convient de rester attentif &#224; l'utilisation du sexe et de la nudit&#233; et aux messages insidieux qu'ils v&#233;hiculent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Sois salope et heureuse !</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1590</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1590</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:28:26Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Sara Yans</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
	
	<dc:subject>Soci&#233;t&#233; de consommation</dc:subject>
	
	<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
	
	<dc:subject>Femme</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		&#171; Quelle salope &#234;tes-vous ? &#187;, &#171; Le guide du strip-tease &#187;, &#171; Infid&#232;le : 20 excuses pour sauver sa peau &#187;, &#171; Calculez votre intelligence sexuelle &#187;, &#171; Comment on a r&#233;veill&#233; notre libido &#187;, &#171; Les principes du plaisir &#187;, &#171; Le kit de survie sexuelle &#187;, &#171; Les nouveaux tabous du sexe &#187;&#8230; Sexe, sexe et sexe ! Serait-on tous &#224; ce point obnubil&#233;s par la chose ou la presse magazine veut-elle nous vendre du sexe pour mieux nous faire consommer de la cr&#232;me &#233;pilatoire et du string ? Et surtout, parcourir les titres des (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot38" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot50" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233; de consommation&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot78" rel="tag"&gt;Femme&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quelle salope &#234;tes-vous ? &#187;, &#171; Le guide du strip-tease &#187;, &#171; Infid&#232;le : 20 excuses pour sauver sa peau &#187;, &#171; Calculez votre intelligence sexuelle &#187;, &#171; Comment on a r&#233;veill&#233; notre libido &#187;, &#171; Les principes du plaisir &#187;, &#171; Le kit de survie sexuelle &#187;, &#171; Les nouveaux tabous du sexe &#187;&#8230; Sexe, sexe et sexe ! Serait-on tous &#224; ce point obnubil&#233;s par la chose ou la presse magazine veut-elle nous vendre du sexe pour mieux nous faire consommer de la cr&#232;me &#233;pilatoire et du string ? Et surtout, parcourir les titres des magazines de ces 40 derni&#232;res ann&#233;es nous informe-t-il uniquement de l'&#233;volution de notre rapport au sexe, de sa place dans la soci&#233;t&#233; &#8211; sorte d'&#233;tat des lieux objectivant des normes soci&#233;tales &#8211; ou nous renseignerait-il sur la production m&#233;diatique des normes sexuelles ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Sexe : mode d'emploi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la sexualit&#233; s'est lib&#233;r&#233;e, elle a aussi engendr&#233; de nouvelles formes de tensions. Aujourd'hui, il existe ind&#233;niablement une injonction sociale majeure, celle d'&#234;tre SEDUISANT, socialement, esth&#233;tiquement et sexuellement, sans quoi tu n'es rien, rentre vivre chez tes parents ! Comment g&#233;rer le diktat d'une soci&#233;t&#233; qui, au-del&#224; de la revendication d'une libert&#233; sexuelle r&#233;cemment acquise, nous imposerait comme nouvelle norme, celle du devoir de jouissance ? Jouissance par laquelle l'individu acc&#232;derait au bonheur, devenu LA grande obligation contemporaine... A en croire &lt;i&gt;Cosmo&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Men's Health&lt;/i&gt;, la s&#233;duction pour les hommes et les femmes passerait obligatoirement par la case &#171; Expert(e) au lit- G&#233;nie de la fellation, du point G, de la queue toujours dure, du minou &#233;pil&#233; et acrobatique &#187;, et j'en passe et des meilleures. Une sorte de guide m&#233;canis&#233; du &#171; Comment bien baiser &#187; -appuyez ici, sucez l&#224;-, incarnation d&#233;shumanis&#233;e de l'acte amoureux ? Ce qui nous fait perdre de vue le principal, l'Autre, et prive le d&#233;sir de sa puissance &#224; force d'un individualisme exacerb&#233; o&#249; l'Autre est devenu un objet masturbatoire. Ces magazines nous lib&#232;rent-ils de nos angoisses ? Sont-ils reflet ou producteur de normes ? C'est toute la question de l'&#339;uf ou la poule. &#171; &lt;i&gt;Notre lectrice revendique une sexualit&#233; &#233;panouie, nous lui parlons donc sans tabou mais sans surench&#232;re. La performance &#224; tout prix, tr&#232;s peu pour nous&lt;/i&gt; &#187; d&#233;clare la r&#233;dactrice en chef de &#171; Marie-France &#187; . Mais ce serait croire les yeux ferm&#233;s aux boniments d'un vendeur d'espaces pubs que de ne pas remettre en question cette dynamique du &#171; On ne fait que relayer la parole du lectorat &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Petite revue de presse sur les nouvelles normes et les repr&#233;sentations actuelles du d&#233;sir et du sexe.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si les anc&#234;tres de &#171; Jeune et Jolie &#187; parlaient pudiquement de la fid&#233;lit&#233; et de comment faire de bons plat &#224; son mari, les lectures des &#171; Biba &#187; , &#171; Flair &#187; , &#171; GQ &#187; et co font apparaitre certains changements de conduite sexuelle, toutes en faveur d'une activit&#233; sexuelle prolong&#233;e et plus pr&#233;sente dans nos vies : l'activit&#233; sexuelle n'est plus l'apanage de l'individu mari&#233; (&lt;i&gt;j'ai 17 ans et d&#233;j&#224; 10 partenaires &#8211;successifs- au lit&lt;/i&gt;), la vie sexuelle d&#233;bute bien plus t&#244;t et se termine plus tard ( &lt;i&gt;j'ai 63 ans et vit tr&#232;s bien ma sexualit&#233; gr&#226;ce aux pilules bleues&lt;/i&gt;), les biographies sexuelles sont moins lin&#233;aires, en raison de l'augmentation de la mobilit&#233; conjugale (&lt;i&gt;divorc&#233;, 3 gosses, un peu bi et l&#224; je lorgne vers un s&#233;jour en Tha&#239;lande&lt;/i&gt;),&#8230; Des changements qui entrainent un &#233;largissement inou&#239; des possibles - d'o&#249; l'existence d'une soci&#233;t&#233; qui pourrait sembler plus permissive. Mais, et c'est bien l&#224; tout le paradoxe de notre soci&#233;t&#233;, c'est qu'en parall&#232;le &#224; cette disparition de normes anciennes, il s'en cr&#233;e de nouvelles, plus r&#233;pressives, car moins visibles ou plus rigoureuses, telles que l'avancement de l'&#226;ge pour une premi&#232;re relation (&lt;i&gt;au secours, j'ai 16 ans et toujours vierge !&lt;/i&gt;) ou la tyrannie du plaisir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une nouvelle sexualit&#233; appara&#238;t, solitaire, incertaine et anxieuse, guid&#233;e par le regard et le discours des autres plut&#244;t que par son propre d&#233;sir&#8230; L'homme, et surtout la femme, vivent aujourd'hui dans l'ins&#233;curit&#233; du regard de l'autre, invit&#233;s &#224; se scruter sans cesse, &#224; s'acheter les bons sex toys et les bons lubrifiants, &#224; bander droit et longtemps, &#224; s'&#233;piler fa&#231;on ticket de m&#233;tro ou br&#233;silienne, &#224; encourager son partenaire &#224; jouir 3 fois en une s&#233;ance parce que c'est possible, &#224; agir comme une salope- style poule de luxe porno- tout en payant bien cher sa s&#233;ance d'exfoliation et en &#233;tant sage comme une image devant les beaux-parents&#8230; Faut-il voir, par exemple, dans l'av&#232;nement du sex toy pr&#233;sent&#233; comme LE rem&#232;de miracle pour les couples en perte de libido, l'&#233;mergence d'une conception d&#233;contract&#233;e, ludique de la sexualit&#233; ou la r&#233;cup&#233;ration de cette &#233;volution par le commerce ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La parole des experts sexologues, souvent convoqu&#233;e dans le discours magazine pour l&#233;gitimer les propos, infl&#233;chit l'opposition du permis/interdit vers un clivage davantage ax&#233; sur le fonctionnement /dysfonctionnement organique sexuel.1 Les moralistes d'hier sont remplac&#233;s par ces hommes en blanc munis de m&#233;dicaments, de mesures et de statistiques, qui d&#233;finissent en commun la sant&#233; sexuelle. Ces d&#233;rives m&#233;dicales et normatives induisent de nouveaux tabous : l'absence ou l'impossibilit&#233; du d&#233;sir (frigidit&#233;, impuissance, couple no-sex,&#8230;). Si auparavant, c'est dans le sexe que r&#233;sidait le tabou, c'est son absence aujourd'hui qui fait hurler aux loups&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La tyrannie du plaisir, Jean-Claude Guillebaud, Seuil, 1998&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Les liens entre Tupperware et Upperware ? Un max !</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1589</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1589</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:26:24Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>Soci&#233;t&#233; de consommation</dc:subject>
	

	<description>
	
		Bien que ces types d'objets ne soient pas exclusivement destin&#233;s aux m&#226;les, ce sont visiblement les femmes qui semblent en assumer plus facilement l'usage. Ensuite, il para&#238;t que &#231;a nous vient des USA : pour les bo&#238;tes en plastique, on est s&#251;r, pour les gadgets, la l&#233;gende voudrait que &#171; 100% des Am&#233;ricaines en poss&#232;dent &#187;. Enfin, les vendeurs - qui sont souvent des vendeuses - et qu'il convient plut&#244;t d'appeler &#171; d&#233;monstratrices &#187;, ont une foi totale dans le puissance commerciale des r&#233;seaux sociaux. Et (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot50" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233; de consommation&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien que ces types d'objets ne soient pas exclusivement destin&#233;s aux m&#226;les, ce sont visiblement les femmes qui semblent en assumer plus facilement l'usage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, il para&#238;t que &#231;a nous vient des USA : pour les bo&#238;tes en plastique, on est s&#251;r, pour les gadgets, la l&#233;gende voudrait que &#171; &lt;i&gt;100% des Am&#233;ricaines en poss&#232;dent&lt;/i&gt; &#187;. Enfin, les vendeurs - qui sont souvent des vendeuses - et qu'il convient plut&#244;t d'appeler &#171; d&#233;monstratrices &#187;, ont une foi totale dans le puissance commerciale des r&#233;seaux sociaux. Et il ne s'agit pas que d'une croyance : les sextoys seraient un business du tonnerre ! &#192; tel point que deux Su&#233;dois se seraient plaint du caract&#232;re discriminatoire des produits (trop orient&#233;s sur le segment f&#233;minin). Mais il y a surtout une diff&#233;rence de taille : &#171; Les bobonnes vont aux d&#233;mos tupperware, les jeunes femmes aux d&#233;mos upperware. Un petit T qui change tout ! &#187; (dixit une d&#233;monstratrice).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les plus motiv&#233;-es, la lib&#233;ration entam&#233;e par Tupperware (dans les ann&#233;es 70, les r&#233;unions de d&#233;monstration auraient renforc&#233; les r&#233;seaux de sociabilit&#233; et fait circuler des id&#233;es f&#233;ministes par capillarit&#233;) s'acc&#233;l&#233;rerait avec l'Upperware (les articles r&#233;pondant surtout aux d&#233;sirs des femmes). Enfin, Tupperware et Upperware sont compatibles : baumes de plaisir, huiles de massage, menottes en fourrure ou boules de geisha peuvent, bien entendu, se ranger dans un Tupperware !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>L'amour physique a-t-il une issue ?</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1588</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1588</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:24:55Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Gr&#233;gory Pascon</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Activisme</dc:subject>
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>Soci&#233;t&#233; de consommation</dc:subject>
	
	<dc:subject>Nouvelles Technologies</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Quel genre de m&#233;nage font sexe et TIC (technologies de l'information et de la communication) ? &#171; Bin, pas terrible &#187;, nous dirait le mec qui, victime d'une sorte de &#171; chaude-pisse num&#233;rique &#187;, voit sans cesse son &#233;cran illumin&#233; de photos hard &#8211; un m&#233;chant logiciel (malware) ayant infect&#233; sa machine suite &#224; une visite mal prot&#233;g&#233;e sur des sites &#171; adultes &#187;. Ou &#171; carr&#233;ment horrible &#187;, vous dirait quelqu'un choqu&#233; par une affaire de p&#233;dopornographie t&#233;l&#233;matique ? On parle peut-&#234;tre un peu moins des effets (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Activisme&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot50" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233; de consommation&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Nouvelles Technologies&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quel genre de m&#233;nage font sexe et TIC (technologies de l'information et de la communication) ? &#171; Bin, pas terrible &#187;, nous dirait le mec qui, victime d'une sorte de &#171; chaude-pisse num&#233;rique &#187;, voit sans cesse son &#233;cran illumin&#233; de photos hard &#8211; un m&#233;chant logiciel (malware) ayant infect&#233; sa machine suite &#224; une visite mal prot&#233;g&#233;e sur des sites &#171; adultes &#187;. Ou &#171; carr&#233;ment horrible &#187;, vous dirait quelqu'un choqu&#233; par une affaire de p&#233;dopornographie t&#233;l&#233;matique ? On parle peut-&#234;tre un peu moins des effets b&#233;n&#233;fiques de la dangereuse liaison sexe/TIC. D'une mani&#232;re ou d'un autre, le sexe a un impact consid&#233;rable sur les TIC &#8211; et inversement. On pourrait presque parler d'&#233;mulation. Donc, parlons-en..&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les cyborgs n'ont jamais &#233;t&#233; des anges&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le ann&#233;es 50, Marshall Mac Luhan, c&#233;l&#232;bre gourou de l'&#232;re m&#233;diatique, faisait d&#233;j&#224; remarquer que technologie et corps entretenaient des rapports &#233;troits et myst&#233;rieux. Ainsi, d&#232;s les ann&#233;es 60, les possibilit&#233;s d'applications qu'offrait la cybern&#233;tique (science de l'information) excitaient l'imagination des techniciens et des romanciers de science-fiction qui identifiaient dans les organismes cybern&#233;tiques (cyborgs) la promesse d'un d&#233;passement d'un corps humain limit&#233;, et l'ouverture sur un monde de performances infinies. Cette perspective cyborg caract&#233;risera la sexualit&#233; du cyber-espace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des premiers d&#233;fricheurs de territoires num&#233;riques aux concepteurs de fucking-machines, les th&#232;mes du sexe assist&#233; par ordinateur, des proth&#232;ses num&#233;riques charg&#233;es d'&#233;rotisme, d'une libido qui se d&#233;ploie au-del&#224; de la chair ou encore de l'accouplement homme/machine |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb1-1' class='spip_note' rel='footnote' title='ce texte s'inspire largement de la lecture (qu'on vous recommande) de &#171; (...)' id='nh1-1'&gt;1&lt;/a&gt;| traversent le d&#233;veloppement des technologies de la communication et de l'information. Et le cybersexe demeure un des piliers de la cyberculture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'histoire de la sexualit&#233; cyborg s'&#233;crira dans le contraste : des premiers plan de la NASA au constructivisme d'Harraway, il y a quand-m&#234;me une fameuse diff&#233;rence de perspective !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 60, Le cyborg a d'abord &#233;t&#233; con&#231;u par l'agence spatiale US comme un super guerrier/astronaute &#8211; capable de mener &#224; bien la conqu&#234;te de la galaxie gr&#226;ce &#224; une virilit&#233; faramineuse. C'est le prototype du m&#226;le s&#233;v&#232;rement &#171; burn&#233; &#187; mais amplifi&#233;. Puis, quand la science-fiction se charge de cr&#233;er une femelle cyborg, elle prend les traits d'une sorte de poup&#233;e-gonflable robotis&#233;e ou d'une sorte de d&#233;esse aux formes improbables. Ces fantasmes-l&#224; hantent encore tr&#232;s souvent la libido des geeks et des gamers &#8211; ils s'incarnent, par exemple, dans le personnage de Lara Croft, avatar d'amazone &#224; gros nichons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La technologie construite par des m&#226;les pour des m&#226;les utilise la possibilit&#233; cyborg pour forcer sur les distinctions de sexe et de genre, r&#233;affirmant par grossissement les arch&#233;types du masculin et du f&#233;minin &#8211; qui se discuteront d&#233;sormais d'autant moins qu'il seront cybern&#233;tiquement amplifi&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le &#171; cyborg manifesto &#187; de Donna Harraway |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb1-2' class='spip_note' rel='footnote' title='pour une version fran&#231;aise du texte : http://cyberfeminisme.org/txt/cybor... (...)' id='nh1-2'&gt;2&lt;/a&gt;| prend un contre-pied fabuleux de cette perspective-l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce texte o&#249; on trouve tellement de choses (une cartographie du cyber-espace &#224; ses d&#233;buts, un des premiers manuels de cyber-f&#233;minisme, un exercice pratique de gender studies, un trait&#233; politique pour les &#226;ges t&#233;l&#233;matiques,...), Harraway envisage la perspective cyborg comme une technique de lutte qui permet aux programmes corporels et sexuels minoritaires de briser les distinctions essentielles du dogme phallocentrique. Il s'agira de s'approprier les technologies de l'information et de la communication pour engager des processus de mutation qui se moquent des grandes distinctions (m&#226;le/femelle, nature/culture, corps/&#226;me, mati&#232;re/esprit...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce cyborg-l&#224; a su faire d'internet un outils de prolif&#233;ration : le net offre aux mutants, aux freaks et aux fuyards des possibilit&#233;s d'expression, de connexion et d'&#233;mulation qui font des plans d'Harraway des mots d'ordre &#233;trangement concrets. En permettant d'&#233;noncer ou de rendre facilement publiques des pratiques sexuelles des plus singuli&#232;res, la toile transforme ce qui aurait pu aboutir dans la case &#171; maladies mentales &#187; en processus de mutation.
Interview&#233; par &#171; La Spirale &#187; (e-zine des mutants digitaux), Cindy Plenum expliquait qu'elle &#233;tait la premi&#232;re vraie star du porno sur internet parce qu'elle n'existait plus vraiment en dehors du net. Ensuite, elle parlait d'une des ses pratiques sexuelles :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; [&#8230;] &lt;i&gt;je suis fonci&#232;rement lesbienne lorsqu'il est question d'arthropodphilie &#8211; vu que je ne me tape que des moustiques femelles. Les femelles moustiques, au contraire des m&#226;les, subsistent en se nourrissant de sang. Et elle appr&#233;cient tout particuli&#232;rement le sang ferrugineux des r&#232;gles. Comme je suis sujette &#224; des r&#232;gles plut&#244;t charg&#233;es, j'attends simplement que le moment vienne pour exposer cette partie de mon anatomie, et les femelles moustiques lesbiennes viennent y faire ce qui naturel pour elles.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme conclut Harraway : &#171; &lt;i&gt;mieux vaut &#234;tre un cyborg qu'une d&#233;esse&lt;/i&gt; &#187; (ou mieux vaut se faire l&#233;cher par des moustiques femelles que de conqu&#233;rir le syst&#232;me solaire).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_132 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://c4.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L350xH466/cyborg-ae29f.jpg' width='350' height='466' alt=&quot;&quot; style='height:466px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Internet, un cyber-espace trac&#233; par le sexe ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une des l&#233;gendes t&#233;l&#233;matiques les mieux r&#233;pandues affirme que les termes &#171; sex(-e) &#187; et/ou &#171; porn(-o) &#187; arriveraient en t&#234;te des requ&#234;tes formul&#233;es sur les moteurs de recherches de la toile. D'apr&#232;s le gens de chez Google (qui sembleraient s'y conna&#238;tre vachement bien en mati&#232;re de requ&#234;tes formul&#233;es sur les moteurs de recherche), ce mythe a beau avoir la vie dure, il ne trahirait nullement la v&#233;rit&#233;. Interview&#233; par le Times en 2006, Larry Page (co-fondateur de Google) d&#233;clarait que le pourcentage de gens qui venait sur le net pour y mater du porno &#233;quivalait &#224; un nombre &#224; un chiffre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, Google publie une &#233;tude sobrement intitul&#233;e zeitgeist |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb1-3' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.google.com/intl/en/press...' id='nh1-3'&gt;3&lt;/a&gt;| &#8211; tout simplement parce qu'elle est cens&#233;e t&#233;moigner de &#171; l'esprit du temps &#187; &#224; partir des requ&#234;tes qui lui ont &#233;t&#233; formul&#233;e pendant l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e (et aussi parce que &#231;a en jette quand-m&#234;me un max de donner des noms en allemand !). Les derni&#232;res statistiques en date, celles de 2008, sont formelles : les internautes ne s'int&#233;ressent presque pas au sexe ou au porno (jamais dans les 10 premi&#232;res positions), ce qu'ils veulent, c'est &#171; facebook &#187;. Et du coup, en avant pour une s&#233;rie d'articles sur le nouveau r&#232;gne des r&#233;seaux de socialisation qui d&#233;tr&#244;nent le cul sur la toile &#8211; et ce d'autant plus facilement que ce dernier semblerait n'avoir jamais r&#233;gn&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que... Juste un an plus t&#244;t (en 2007), le magazine am&#233;ricain Good publiait sur son site et sous forme de vid&#233;o |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb1-4' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.good.is/post/internet-porn/' id='nh1-4'&gt;4&lt;/a&gt;| des statistiques concernant le porno sur la toile. Le style appara&#238;t d&#233;cid&#233;ment diff&#233;rent de celui de Google mais, surtout, les chiffres avanc&#233;s ne semblent pas parler du m&#234;me monde (en r&#233;seau) que l'&#233;tude Zeitgeist. En bref : 25% des requ&#234;tes effectu&#233;es aupr&#232;s de sites tel que yahoo ou google auraient trait au porno, 12% des sites seraient pornographiques (et on en cr&#233;erait 266 nouveaux chaque jour), 35% des t&#233;l&#233;chargement viendraient de l&#224; et, chaque seconde, 89$ seraient d&#233;pens&#233;s on line pour du porno. Enfin, 72% des internautes qui surfent sur du porno seraient de sexe masculin. Ou bien l'une des deux &#233;tudes affabule &#8211; &#224; moins que &#171; l'esprit du temps &#187; ne soit du genre terriblement versatile ? &#8211; ou bien le World Wild Web, c'est plus compliqu&#233; que &#231;a...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut suspecter Google d'un peu enluminer les statistiques, mais il semble que la star des moteurs de recherche ne les trafique pas. Et il se pourrait, en m&#234;me temps, que le magazine Good ne d&#233;lire pas non plus. En 2006, une &#233;tude sur les besoins des utilisateurs de t&#233;l&#233;phone 3G (connect&#233; &#224; internet), r&#233;alis&#233;e pour le compte de... Google, montrait que plus de 20% des recherches effectu&#233;es concernaient des sites &#171; adultes &#187;. Pendant que d'autres donn&#233;es montraient qu'entre 1997 et 2001, le pourcentage des requ&#234;tes de type &#171; sexe et pornographie &#187; envoy&#233;es aux moteurs de recherches chutaient de 16,8% &#224; 8,5% - pendant que l'e-commerce, par exemple, passait de 13,3% &#224; 24,7%. Un petit texte publi&#233; sur &#171; The Information Week &#187; |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb1-5' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.informationweek.com/blog...' id='nh1-5'&gt;5&lt;/a&gt;| remet ces &#233;tudes en perspective et propose une hypoth&#232;se int&#233;ressante : on constate qu'&#224; mesure qu'une technologie t&#233;l&#233;matique passe du statut de jouet pour geek (fondu d'informatique) &#224; celui d'outil grand public, le pourcentage de requ&#234;tes concernant les contenus &#171; adultes &#187; baissent sensiblement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'hypoth&#232;se m&#233;riterait sans doute qu'on l'&#233;value mais il semblerait que les pionniers num&#233;riques (plut&#244;t des m&#226;les) sont d'avantage branch&#233;s &#171; sexe &#187; (virtuel) que la moyenne. Leur constitution libidinale toute particuli&#232;re &#8211; une conjugaison de puissant d&#233;sir d'innovation technologique ET de sexe &#8211; pourrait bien avoir contribu&#233; de fa&#231;on d&#233;terminante au d&#233;veloppement si rapide d'internet. En t&#233;moignerait une liste impressionnante d'&#233;volutions directement li&#233;es &#224; l'industrie du sexe en ligne : streaming, paiement et chat on line, haut-d&#233;bit ou encore services 3G (pour le bon c&#244;t&#233; de la toile) &#8211; pop-up en cascade, spam &#224; gogo ou malwares pour tout le monde (pour le c&#244;t&#233; obscur) |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb1-6' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.pcworld.com/article/1557...' id='nh1-6'&gt;6&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et maintenant, qui osera encore dire que mater du cul sur internet, c'est seulement un truc de branleur ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh1-1' id='nb1-1' class='spip_note' title='Notes 1-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| ce texte s'inspire largement de la lecture (qu'on vous recommande) de &#171; l'utopie cyborg &#8211; r&#233;invention de l'humain dans un futur sur-technologique &#187; de Maxence Grugier (voir : &lt;a href='http://www.revue-quasimodo.org/Quasimodo%20-%207_Modifications.htm' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.revue-quasimodo.org/Quas...&lt;/a&gt;)
[2]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh1-2' id='nb1-2' class='spip_note' title='Notes 1-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| pour une version fran&#231;aise du texte : &lt;a href='http://cyberfeminisme.org/txt/cyborgmanifesto.htm' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://cyberfeminisme.org/txt/cybor...&lt;/a&gt; . Pour une lecture un peu plus d&#233;velopp&#233;e que celle qui est donn&#233;e ici : &lt;a href='http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1160' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://c4.agora.eu.org/spip.php?art...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh1-3' id='nb1-3' class='spip_note' title='Notes 1-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.google.com/intl/en/press/zeitgeist2008/index.html#top' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.google.com/intl/en/press...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh1-4' id='nb1-4' class='spip_note' title='Notes 1-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.good.is/post/internet-porn/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.good.is/post/internet-porn/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh1-5' id='nb1-5' class='spip_note' title='Notes 1-5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.informationweek.com/blog/main/archives/2006/02/google_porn_sea.html;jsessionid=MNMNALY4WUI2FQE1GHPSKHWATMY32JVN?_loopback=1' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.informationweek.com/blog...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh1-6' id='nb1-6' class='spip_note' title='Notes 1-6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.pcworld.com/article/155745/thank_you_porn_12_ways_the_sex_trade_has_changed_the_web.html' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.pcworld.com/article/1557...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
	</content:encoded>
	

	

</item>
<item xml:lang="fr">

	<title>Voyage autour du sexe</title>
	<link>http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1586</link>
	<guid isPermaLink="true">http://c4.agora.eu.org/spip.php?article1586</guid>
	<dc:date>2009-12-30T10:22:32Z</dc:date>
	<dc:format>text/html</dc:format>
	<dc:language>fr</dc:language>
	<dc:creator>Evelyne Nsamirizi</dc:creator>, <dc:creator>Sara Yans</dc:creator>
	
	<category domain="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42">Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s</category>
	
	
	<dc:subject>Sexe</dc:subject>
	
	<dc:subject>Religions</dc:subject>
	
	<dc:subject>Exploration</dc:subject>
	

	<description>
	
		Epargnez-vous des illusions : la sexualit&#233; brute, instinctive, n'existe pas. Produit culturel avant tout, elle se d&#233;cline diff&#233;remment au gr&#233; des modes et des civilisations. De m&#234;me pourriez-vous croire qu'il s'agit de mati&#232;re charnelle, intime et priv&#233;e. Or, d&#233;trompez-vous, l'instrumentalisation de la sexualit&#233; joue un r&#244;le majeur dans le contr&#244;le des individus et la reproduction du discours dominant. Ainsi, lorsqu'on s'engage sur la sc&#232;ne d'une relation sexuelle, on pr&#233;sente une pi&#232;ce apprise au filtre (...)

		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Novembre 09 : Sexiabilit&#233;s&lt;/a&gt;
		
		
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Sexe&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot56" rel="tag"&gt;Religions&lt;/a&gt;
		, 
		&lt;a href="http://c4.agora.eu.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Exploration&lt;/a&gt;
		

	</description>

	 
	<content:encoded>
		
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Epargnez-vous des illusions : la sexualit&#233; brute, instinctive, n'existe pas. Produit culturel avant tout, elle se d&#233;cline diff&#233;remment au gr&#233; des modes et des civilisations. De m&#234;me pourriez-vous croire qu'il s'agit de mati&#232;re charnelle, intime et priv&#233;e. Or, d&#233;trompez-vous, l'instrumentalisation de la sexualit&#233; joue un r&#244;le majeur dans le contr&#244;le des individus et la reproduction du discours dominant. Ainsi, lorsqu'on s'engage sur la sc&#232;ne d'une relation sexuelle, on pr&#233;sente une pi&#232;ce apprise au filtre des parents et de la communaut&#233;. Il n'y a de sexualit&#233; que socialement construite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'ensuit toute une palette de variantes sexuellement admises, qui correspondent au large &#233;ventail culturel. Cependant, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, ces nombreuses variantes rel&#232;vent plus du cosm&#233;tique que du contenu. On parle essentiellement de degr&#233;s diff&#233;rents de tol&#233;rance/intol&#233;rance aux pratiques sortant du droit chemin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le fond, on retrouve r&#233;guli&#232;rement les m&#234;mes repr&#233;sentations sociales de la sexualit&#233; &#224; travers de multiples cultures. Une approche dichotomique qui classe les actes sexuels entre normaux et d&#233;viants ; une approche androcentr&#233;e aussi dans laquelle l'homme est dominateur et actif tandis que la femme est domin&#233;e et passive. Notez que la sexualit&#233; norm&#233;e est circoncise &#224; la p&#233;n&#233;tration vaginale dans le cadre du mariage entre deux individus de sexes oppos&#233;s. L'option sexuelle socialement propos&#233;e intervient &#233;galement dans la hi&#233;rarchisation des genres, dont les statuts doivent &#234;tre respect&#233;s jusque dans le co&#239;t . |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Bozon, Michel, Les significations sociales des actes sexuels, in Actes de (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;|&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant, aujourd'hui, on d&#233;nombre tant et tant de communaut&#233;s qu'une th&#232;se ne suffirait pas &#224; embrasser cette efflorescence de coutumes sexuelles. Encore moins cet article. C'est pourquoi nous nous limiterons &#224; vous inviter &#224; un voyage coquin en terres d'Islam.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et d'abord, un voyage dans le temps. Jusqu'au 18&#232;me si&#232;cle, l'Islam d&#233;gageait une tout autre image que celle de la pudibonderie. Les musulmans consid&#233;raient indiff&#233;remment le vagin et l'anus comme des orifices parfaits, moites et chauds, afin d'offrir une jouissance maximale au p&#233;nis ; peu importait d'ailleurs le sexe du partenaire. Quant aux juristes, ils se gardaient bien d'intervenir dans la vie sexuelle de leurs ouailles, tant que celle-ci restait confin&#233;e &#224; la sph&#232;re priv&#233;e. &#193; partir du 18&#232;me si&#232;cle, les grands p&#244;les de civilisation musulmane commencent &#224; d&#233;cliner et on voit le retour des mouvements religieux, tel le wahhabisme, qui pr&#234;chent les bonnes m&#339;urs pour stopper la d&#233;cadence, attribu&#233;e &#224; la d&#233;liquescence de la morale. |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Un peu d'histoire : Islam et sodomie sont-ils incompatibles ?, sur (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;|&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, cette tendance s'est comme momifi&#233;e et enracin&#233;e dans le sol musulman et a produit une soci&#233;t&#233; strictement patriarcale, o&#249; la masculinit&#233; doit s'affirmer sur la f&#233;minit&#233;, o&#249; la sexualit&#233; des femmes est censur&#233;e et celle des homosexuels criminalis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce texte explore les tactiques mises en &#339;uvre par ces deux groupes, les femmes et les homosexuels, pour r&#233;ussir l'exploit de ne pas &#234;tre rejet&#233;s par leur communaut&#233; tout en assouvissant leur sexualit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Conjuguer plaisir et virginit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre premi&#232;re escale nous emm&#232;ne &#224; Dakar, o&#249; Anouka van Eerdewijk a &#233;tudi&#233; l'&#233;laboration de la sexualit&#233; des jeunes filles non mari&#233;es. |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-3' class='spip_note' rel='footnote' title='van Eerdewijk, Anouka, Silence, pleasure and agency : sexuality of (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;| La soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise produit un discours sexuel tr&#232;s androcentr&#233;, qui valorise fortement la virginit&#233; avant le mariage. C'est d'autant plus vrai pour les filles. Quant au mariage lui-m&#234;me, il repr&#233;sente un jalon de premi&#232;re importance dans l'imaginaire collectif des jeunes ; car c'est &#224; travers lui qu'ils acc&#232;dent au statut d'adulte ind&#233;pendant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, sur le terrain, les chiffres semblent indiquer que l'id&#233;al d'abstinence avant le mariage n'est pas respect&#233; par la majorit&#233; des gar&#231;ons et une partie substantielle des filles. |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-4' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibidem, pp. 15, 16' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;| Mieux. L'enqu&#234;te d'Anouka van Eerdewijk r&#233;v&#232;le que les filles n'acceptent pas uniquement d'avoir des relations sexuelles pour satisfaire leur partenaire mais qu'elles sont aussi motiv&#233;es par leurs propres d&#233;sir et recherche de plaisir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment ces jeunes filles arrivent-elles &#224; vivre une sexualit&#233; r&#233;elle &#224; la barbe de l'&#233;crasant contr&#244;le social sur le maintien de leur virginit&#233; ? D'abord, il y a la cr&#233;ation originale de notions tr&#232;s &#233;troites de virginit&#233; et de sexe, r&#233;duites &#224; la seule p&#233;n&#233;tration vaginale. Ainsi, une jeune femme &#171; vierge &#187; peut avoir eu une grande activit&#233; sexuelle allant des baisers et des caresses au sexe manuel, oral et anal. Tout est permis pourvu que la p&#233;n&#233;tration vaginale soit &#233;vit&#233;e. Ensuite, il y a le silence : au cours des nombreux entretiens conduits par Anouka van Eerdewijk, seule une fille sur vingt-cinq a reconnu avoir d&#233;j&#224; eu des rapports sexuels, mais uniquement avec son futur &#233;poux qu'elle fr&#233;quente depuis deux ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Partons maintenant en Australie, o&#249; les communaut&#233;s musulmanes ont d&#233;velopp&#233; des visions tr&#232;s conservatrices de la sexualit&#233;, en r&#233;action &#224; ce qui est ressenti comme le laxisme moral de l'Occident. Ces communaut&#233;s imposent la chastet&#233; &#224; toutes les femmes c&#233;libataires, celles non encore mari&#233;es, mais &#233;galement les divorc&#233;es et les veuves. Ce c&#233;libat chaste apporte le bonheur de suivre la bonne voie. Quitter cette voie reviendrait &#224; rel&#226;cher le pouvoir potentiellement destructeur de la sexualit&#233; f&#233;minine et risquer d'&#234;tre cat&#233;goris&#233;e de &#171; salope &#187; [traduction personnelle]. |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-5' class='spip_note' rel='footnote' title='Imtoual, Alia, Hussein, Shakira, Challenging the myth of the happy celibate (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;| Les femmes c&#233;libataires sont en fait doublement discrimin&#233;es, car le c&#233;libat est traditionnellement abhorr&#233; en tant que mode de vie : Le plaisir sexuel est vu comme partie int&#233;grante d'une vie adulte &#233;panouie et saine [traduction personnelle]. |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-6' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibidem, p. 27' id='nh2-6'&gt;6&lt;/a&gt;| Suite aux mariages de plus en plus tardifs et &#224; l'augmentation des divorces, un nombre croissant de femmes musulmanes se trouvent en porte-&#224;-faux entre deux choix n&#233;gativement connot&#233;s : le sexe en dehors du mariage et le c&#233;libat [traduction personnelle]. |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-7' class='spip_note' rel='footnote' title='Idem' id='nh2-7'&gt;7&lt;/a&gt;| La virginit&#233; des jeunes filles est jalousement surveill&#233;e par les familles, qui vont jusqu'&#224; interdire les tampons et le sport pouvant d&#233;chirer l'hymen. Quant &#224; l'image des femmes divorc&#233;es et veuves, c'est celle de volcans au bord de l'&#233;ruption libidineuse ; elles sont press&#233;es de se remarier au plus vite, peu importe le parti ; qu'elles puissent refuser une offre est tout simplement absurde.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Homosexualit&#233; : le paradoxe y&#233;m&#233;nite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;tonnamment, au Y&#233;men, l'homosexualit&#233; masculine est une pratique courante et accept&#233;e. |&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nb2-8' class='spip_note' rel='footnote' title='Giudicelli, Anne, Le Y&#233;men, une sexualit&#233; sous contr&#244;le, sur www.bakchich.info' id='nh2-8'&gt;8&lt;/a&gt;| &#201;tant donn&#233; que la Sharia interdit les relations avec les femmes hors mariage, les jeunes hommes se rabattent sur le sexe avec d'autres hommes. En outre, cette coutume ne concerne pas que les jeunes non mari&#233;s. Il est de notori&#233;t&#233; publique que la plupart des &#233;poux y&#233;m&#233;nites ont des amants. On pourrait donc en conclure, une fois encore, que les communaut&#233;s musulmanes immigr&#233;es en Occident suivent des r&#232;gles religieuses plus strictes que dans les pays d'origine, o&#249; l'identit&#233; musulmane et l'appartenance &#224; la communaut&#233; sont des &#233;vidences qui ne se questionnent pas.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'Empire des sens Made In Japan&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les Japonais, au cours de l'histoire, n'ont jamais connu de tabous religieux &#224; l'encontre du sexe, leurs dieux shinto&#239;stes n'interdisant nullement le plaisir de la chair, et s'adonnant eux-m&#234;mes &#224; ces activit&#233;s. Pays des estampes &#233;rotiques d'hier et de peintures contemporaines tr&#232;s os&#233;es, de L'Empire des Sens, et de romans pornographiques remontant au 10&#232;me si&#232;cle, il offre une quantit&#233; de supports pour les fantasmes les plus vari&#233;s. Pourtant, il pr&#233;sente &#233;galement un visage moins r&#233;joui li&#233; au ph&#233;nom&#232;ne grandissant de couples d&#233;clarant ne plus faire l'amour. Rapide tour d'horizon du sexe nippon, r&#233;v&#233;lateur de nos paradoxes contemporains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce peuple qui pratique en toute innocence l'art du bain mixte dans les innombrables sources chaudes du pays a cependant adopt&#233;, depuis le XX&#232;me si&#232;cle, certains tabous jud&#233;o-chr&#233;tiens occidentaux. En d&#233;notent les mangas pornographiques o&#249; les corps nus sont devenus l&#233;gion. Les nanas, aujourd'hui ind&#233;pendantes financi&#232;rement, souvent habill&#233;es bien plus sexy qu'ici, assument, sans crainte d'&#234;tre harcel&#233;es, leur pouvoir de s&#233;duction et leur ind&#233;pendance. Au point que certains hommes en ont pris peur, et n'osant plus s&#233;duire les femmes dans le r&#233;el de peur de n'&#234;tre &#224; la hauteur, et se r&#233;fugient alors dans le sexe virtuel, souvent perverti : en concubinage avec poup&#233;e latex g&#233;ante, lecteurs assidus de mangas porno SM, gay, manga SF avec pieuvre &#224; tentacules en option, vol de petites culottes s&#233;chant au balcon,&#8230;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce pays des conventions, s'il est tr&#232;s rare de croiser en rue des couples se livrant publiquement au french kiss, vous en verrez par contre beaucoup s'engouffrer dans un des 27.000 &#171; Love Hotels &#187; de l'archipel, temples de luxure pour couples (et pas seulement les ill&#233;gitimes !) qui, dans l'intimit&#233;, vont s'adonner au plaisir des sens, pour deux heures ou une nuit, dans une chambre simple ou totalement d&#233;lirante (donjon, chambre Kitty, karaoke, bains g&#233;ants,&#8230;). D'apr&#232;s un sondage fond&#233; sur leur dires, les Nippons n'admettent en moyenne que 48 relations par an, contre 100 en Europe. On peut avancer qu'ils sont s&#251;rement moins vantards et plus sinc&#232;res, mais le d&#233;ficit de communication en serait la cause principale, li&#233; au peu de temps pass&#233; en amoureux et &#224; la g&#234;ne &#224; parler de leurs d&#233;sirs, par timidit&#233; ou &#233;gard pour le mari ext&#233;nu&#233; par le travail. Une chose est s&#251;re, c'est un pays qui vit le paradoxe d'une soci&#233;t&#233; o&#249; l'&#233;vocation sexuelle est omnipr&#233;sente et dans laquelle les relations entre hommes et femmes ne sont pas toujours ais&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| Bozon, Michel, Les significations sociales des actes sexuels, in Actes de la recherche en sciences sociales, 1999, vol. 128, n&#176;1, sur &lt;a href='http://www.persee.fr/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.persee.fr&lt;/a&gt;, p.3&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-2' id='nb2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| Un peu d'histoire : Islam et sodomie sont-ils incompatibles ?, sur &lt;a href='http://www.rue89.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.rue89.com&lt;/a&gt;, p.2&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-3' id='nb2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| van Eerdewijk, Anouka, Silence, pleasure and agency : sexuality of unmarried girls in Dakar, Senegal, in Contemporary Islam, avril 2009, vol. 3, n&#176;1, sur &lt;a href='http://www.springerlink.com/content/120570/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.springerlink.com/content...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-4' id='nb2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| Ibidem, pp. 15, 16&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-5' id='nb2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;| Imtoual, Alia, Hussein, Shakira, Challenging the myth of the happy celibate : Muslim women negotiating contemporary relationship, in Contemporary Islam, avril 2009, vol. 3, n&#176;1, sur &lt;a href='http://www.springerlink.com/content/120570/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.springerlink.com/content...&lt;/a&gt;, p. 25&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-6' id='nb2-6' class='spip_note' title='Notes 2-6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;| Ibidem, p. 27&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-7' id='nb2-7' class='spip_note' title='Notes 2-7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;| Idem&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='http://c4.agora.eu.org/#nh2-8' id='nb2-8' class='spip_note' title='Notes 2-8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;| Giudicelli, Anne, Le Y&#233;men, une sexualit&#233; sous contr&#244;le, sur &lt;a href='http://www.bakchich.info/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.bakchich.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
	</content:encoded>
	

	

</item>



</channel>

</rss>
